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« Le "Jugement Dernier", ne peut, ne pourra se faire, QUE sur les paroles dites en tous les temps par les hommes et les responsables des diffusions qui ont conditionné le monde, au TEST du Testament du Christ qui l'a ré-digé au commencement pour qu'en Fin il s'ouvrit et con-Fonde toute la Dispersion, cette "Diaspora" "tra-issante" ou trahissante à travers l'Ordre Divin de Rassemblement. Qui, quelle religion, quelle académie, quelle initiation, s'est voulue assez large de coeur et d'esprit pour rassembler toutes les brebis égarées de la Maison d'Israël, c'est-à-dire, non pas le pays des juifs, mais la Maison de Dieu qu'est le Verbe par TOUT : IS-RA-EL : "l'Intelligence-Royale-de Dieu", contre laquelle l'homme doit "lutter", "l'emporter" (de la racine hébraïque sârôh), ce qu'est en vérité l'antique Iswara-El, cette "Agartha" invisible, enfouie dans les profondeurs de la "Terre", c'est-à-dire de l'Homme, dans ses ténèbres. »

André Bouguénec, Entretien avec l'homme, article Qui est Judas ?

 

 

 

Jacques Monod détruit les valeurs pour les refonder à sa sauce politique - Xeon

Dans le Hasard et la nécessité, Jacques Monod affirme gratis, que les religions font des "histoires". Mais leur destin est de passer pour laisser place à la science. Il oppose les lois scientifiques "éternelles" aux lois religieuses, "historiques".

La connaissance objective est seule source de vérité historique : L'histoire des hommes obéit aux mêmes lois que celle du cosmos, dit-il.

L'homme actuel est face à un choix. Un choix pour laisser place à la science, l'abstraction logique. C'est aussi un choix pour l'évolution biologique de l'espèce humaine, pouvant engager l'avenir de toute sa descendance.

Pour Monod, l'humanité est maintenant déchirée entre d'un côté les idées "animistes", voulant donner un sens à l'existence et au devenir humain, afin d'apaiser ses angoisses (en passant des religions au matérialisme dialectique pour expliquer l'histoire tragique de l'homme), et la "vérité" de la science, compatible avec le matérialisme dialectique et lui seul.

Seuls les plus aptes sont capables de percevoir ce divorce. Ceux-là ont compris que l'homme doit se réveiller de son rêve millénaire pour découvrir sa totale solitude, son étrangeté radicale. Il sait maintenant que, "comme un tzigane, il est en marge de l'univers où il doit vivre. Celui-ci est sourd à sa musique, indifférent à ses espoirs comme à ses souffrances ou ses crimes".

Avant, les valeurs nous venaient d'en-haut, à présent il sait qu'il en est le maitre, et de cela, "il lui semble qu'elles se dissolvent dans le vide indifférent de l'univers. C'est alors que l'homme moderne se retourne vers ou plutôt contre la science dont il mesure maintenant le terrible pouvoir de destruction, non seulement des corps, mais de l'âme elle-même".

Il suit que la science peut encore sauver les valeurs à condition qu'elle se distingue des animismes en posant axiomatiquement le principe de cette  nécessaire réparation, pour fonder une éthique de la connaissance, seule en accord avec l'évolution.

Les erreurs des animismes est de mêler les valeurs du monde, de ne pas réduire ces valeurs à l'objectivité.

D'après Monod, le matérialisme historique (socialiste), prétend avoir établi scientifiquement les lois de l'histoire, auxquelles l'homme n'aurait d'autre recours ni d'autre devoir que d'obéir, s'il ne veut entrer dans le néant. Mais ce socialisme serait erronné, et doit être remplacé par un "véritable socialisme", fondant les valeurs sur l'axiome libre de cette séparation entre la science objective et la morale. C'est ce qu'il appelle "Le Royaume".

Et il conclue : "L'homme sait enfin qu'il est seul dans l'immensité indifférente de l'Univers d'où il a émergé par hasard. Non plus que son destin, son devoir n'est écrit nulle part. A lui de choisir entre le Royaume et les ténèbres."