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Crises (jusqu'à 2009) administrées par la Grande banque - Varia

En 2009, le PDG de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, a fait passer son salaire de 600 000 $ à 2 000 000 de $, plus les primes. C'est-à-dire durant la crise des subprimes.

Matt Taibi, journaliste, a accusé Goldman Sachs d'avoir provoqué la plupart des "manipulations de marché" ou "bulles", lors des 80 dernières années.

En 2011, le gouvernement américain entamait des poursuites judiciaires contre la banque, pour son rôle durant la crise des subprimes.

En aout 2011, le journal La Tribune, publie un article dans lequel elle soupçonne Goldman Sachs, ainsi que d'autres gros acteurs du marché des matière premières, de créer artificiellement une pénurie de zinc et d'aluminium pour pouvoir spéculer à la hausse des cours.

Il y aurait une grande quantité de pétrole en Sibérie, sciemment inexploitée, pour pouvoir conserver les prix élevés du baril.

En 2010, le New-York Times affirme que Goldman Sachs porte une responsabilité directe dans l'aggravation de la crise de la dette grecque, en ayant aidé le Gouvernement grec à falsifier ses comptes et transactions réels pour pouvoir bénéficier de crédits plus importants.

Le 16 Aout 2011, Alain Brazil, stratège haut placé de Goldman Sachs, remet un rapport de 54 pages aux clients institutionnels de la firme. Il recommande aux hedge-funds (fonds d'investissement), de tirer profit de la situation en spéculant sur une aggravation de la dette grecque. L'affaire est révélée dans le Wall Street Journal.

En Novembre 2011, le Premier Ministre Papandréou, qui parlait de donner la parole au peuple au sujet de cette crise, est remplacé par un ancien cadre de la Goldman Sachs, Lukas Papademos.

Pour finir le taux des CDS (assurances sur les défauts de crédit) grecs se sont envolés. Atteignant jusqu'à trois ou quatre fois les taux des pays émergents. A cause de cette spéculation.

Ces taux sont dépendants des taux d'intérêts de la dette, eux-mêmes imposés par les "Agences de notation", acteurs privés mus par un objectif de profit à court termes et contrôlés par personne. Ceci pour le plus grand plaisir des investisseurs sur la dette grecque.

D'où la Grèce : Ne trouve plus d'argent frais → Taille dans les budgets publics (retraite, santé, fiscalité…) → Stagnation d'activité → Chômage → Baisse de rentrée fiscale → Creusement du déficit → Emprunts, etc.

La faillite de la Grèce, c'est-à-dire son défaut de paiement, entrainerait le non-remboursement de ses banques, et par suite le retrait des investisseurs. Cette ruine entrainerait une nouvelle crise systémique et financière mondiale.

La finance a donc trouvé le moyen pour qu'on ne puisse plus se passer d'elle, car il ne faut SURTOUT PAS, nous dit-on, que les banques soient en faillite.

C'est pourtant ce qu'a fait l'Islande, qui s'en est très bien tiré.