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« Le "Jugement Dernier", ne peut, ne pourra se faire, QUE sur les paroles dites en tous les temps par les hommes et les responsables des diffusions qui ont conditionné le monde, au TEST du Testament du Christ qui l'a ré-digé au commencement pour qu'en Fin il s'ouvrit et con-Fonde toute la Dispersion, cette "Diaspora" "tra-issante" ou trahissante à travers l'Ordre Divin de Rassemblement. Qui, quelle religion, quelle académie, quelle initiation, s'est voulue assez large de coeur et d'esprit pour rassembler toutes les brebis égarées de la Maison d'Israël, c'est-à-dire, non pas le pays des juifs, mais la Maison de Dieu qu'est le Verbe par TOUT : IS-RA-EL : "l'Intelligence-Royale-de Dieu", contre laquelle l'homme doit "lutter", "l'emporter" (de la racine hébraïque sârôh), ce qu'est en vérité l'antique Iswara-El, cette "Agartha" invisible, enfouie dans les profondeurs de la "Terre", c'est-à-dire de l'Homme, dans ses ténèbres. »

André Bouguénec, Entretien avec l'homme, article Qui est Judas ?

 

 

 

De Jung au behaviorisme (critique de Jung) = basculement dans le rationnalisme pur - ChatGpt

existe t il des auteurs, des psychanalystes, psychothérapeutes ou autres, ayant fini par dire : plutôt que de rester "coincés" dans le mythe, basculons carrément dans le rationalisme, et éliminons ce "fatras" mystérieux, irrationnel ou autre (j'emploie des termes évidemment provocateurs)
 

 

Oui. Et votre formulation, quoique volontairement provocatrice, correspond à une véritable autre tradition psychothérapeutique. On peut même établir une gradation allant de « démystifier le mythe » jusqu’à « cessons complètement d’expliquer l’homme par ces constructions ».

Le cas le plus proche de votre phrase est Albert Ellis. Mais Pierre Janet est particulièrement intéressant si votre point de départ est le traumatisme.

Albert Ellis : remplacer explicitement l’irrationnel par le rationnel

Ellis est probablement celui qui répondrait le plus directement oui à votre question. Il commence comme psychanalyste puis abandonne complètement la psychanalyse en 1955. Il considère qu'une partie importante de la souffrance vient de croyances irrationnelles qu'il faut identifier, contester et remplacer par des croyances rationnelles.

Sa REBT (Rational Emotive Behavior Therapy) établit même des critères : une croyance rationnelle doit pouvoir être défendue logiquement, empiriquement et pragmatiquement.

C'est extrêmement éloigné de Jung.

Schématiquement :

Jung :

Pourquoi cette image apparaît-elle ?
Quel archétype s'exprime ?
Amplifions-la par le mythe et le symbole.
Entrons consciemment en relation avec elle.

Ellis :

Quelle proposition implicite se cache derrière ma réaction ?
Est-elle logique ?
Est-elle conforme aux faits ?
Est-elle utile ?
Sinon, contestons-la et remplaçons-la.

Dans votre vocabulaire, Ellis dirait beaucoup plus volontiers : sortons de l'emprise de la représentation et revenons au réel vérifiable.

Mais « rationnel », chez Ellis, ne signifie pas devenir froid ou supprimer les émotions. Le but est que les émotions ne soient plus gouvernées par des croyances rigides, catastrophistes ou factuellement fausses.

Aaron Beck : encore plus empirique que « rationaliste »

Aaron Beck constitue une deuxième rupture très intéressante parce qu'il venait lui aussi de la psychanalyse.

En étudiant expérimentalement la dépression, il cherchait initialement à confirmer certaines hypothèses psychanalytiques. Ses résultats ne les confirmant pas, il développe progressivement une autre conception centrée sur les pensées automatiques, les croyances et les distorsions cognitives.

Sa question devient :

« Cette pensée correspond-elle réellement aux faits ? »

Le thérapeute et le patient testent la validité des interprétations et recherchent des interprétations plus adaptées à la réalité. C'est encore aujourd'hui un principe central de la thérapie cognitive.

Pour votre réflexion, le contraste est spectaculaire.

Supposons :

« Une femme m'a regardé d'une certaine manière. Cela signifie quelque chose de très profond. »

Une approche jungienne pourrait éventuellement demander :

quelle image intérieure est constellée ?
quelle représentation féminine ?
anima ? ombre ? projection ?
quels motifs symboliques apparaissent ?

Beck demanderait d'abord :

Que s'est-il objectivement passé ?
Qu'avez-vous effectivement observé ?
Qu'en avez-vous conclu ?
Quelles autres explications sont possibles ?
Quelles preuves soutiennent votre interprétation ?

Vous retrouvez exactement votre notion de présence au réel.

Pierre Janet : particulièrement important pour votre réflexion sur le trauma

Janet mérite peut-être encore davantage votre attention.

Il développe dès la fin du XIXe siècle une conception du traumatisme, de la dissociation, des automatismes psychologiques et des « idées fixes subconscientes » sans passer par une théorie des archétypes.

Chez Janet, les événements traumatiques peuvent laisser des systèmes psychiques dissociés qui continuent à fonctionner automatiquement. Son objectif thérapeutique est d'accroître la capacité de synthèse de la personnalité et de réduire cette autonomie pathologique.

Et la formulation rapportée par Larousse est étonnamment proche de votre interrogation : pour Janet, il ne suffit pas de rendre les idées fixes conscientes ; il faut aussi les « dissocier ou les transformer ».

Vous voyez la différence avec Jung.

Chez Jung :

inconscient → image → amplification → symbole → intégration.

Chez Janet :

traumatisme → dissociation → automatisme → prise de conscience + transformation → restauration de la synthèse psychologique.

Il n'est nul besoin d'attribuer à l'expérience traumatique une dimension mythique ou sacrée.

Je pense que Janet pourrait être très important pour votre travail actuel, précisément parce qu'il fournit une théorie de l'inconscient traumatique sans avoir besoin de l'inconscient collectif jungien.

Freud occupe une position intermédiaire assez étrange

Freud est profondément rationaliste dans son projet.

Dans L'Avenir d'une illusion (1927), il considère les représentations religieuses comme des productions psychiques issues notamment de l'impuissance infantile et du désir. Il espère explicitement que les fondements religieux de la civilisation puissent être remplacés par le travail rationnel et scientifique.

La bibliothèque de la Société psychanalytique de Paris résume d'ailleurs l'un des chapitres comme portant sur « la possibilité de remplacer l'illusion religieuse par la raison ».

Donc Freud pourrait presque dire :

« Le mythe nous renseigne sur l'homme ; il ne nous renseigne pas nécessairement sur la structure objective du monde. »

Mais il reste très différent d'Ellis parce que Freud ne débarrasse absolument pas la psychologie du mythe.

Œdipe, Narcisse, Éros, Thanatos, la horde primitive, le meurtre du père, etc. : sa pensée reste saturée de constructions symboliques et mythologiques.

La différence avec Jung est plutôt que Freud tend à expliquer le mythe par la psychologie, tandis que Jung tend parfois à expliquer la psychologie à travers le mythe.

C'est une différence considérable.

Et puis vient le béhaviorisme : « jetons presque tout cela dehors »

Avec John Watson, puis surtout B. F. Skinner, la rupture devient beaucoup plus radicale.

Le projet béhavioriste consiste à faire de la psychologie une science du comportement observable, de l'apprentissage et de l'environnement. Harvard résume l'influence de Watson sur Skinner comme un rejet non seulement de l'introspection et des élaborations psychanalytiques de Freud et Jung, mais des explications du comportement fondées sur des entités mentales internes non observables.

Dans cette perspective, demander :

« Quel archétype est constellé ? »

devient presque une mauvaise question scientifique.

La question correcte est plutôt :

Dans quelles circonstances ce comportement apparaît-il ?
Qu'est-ce qui le déclenche ?
Qu'est-ce qui le renforce ?
Comment modifier ces contingences ?

Ici, votre « fatras mystérieux » serait véritablement évacué comme principe explicatif.

Ce qui est intéressant, cependant, c'est qu'on retrouve ensuite progressivement le mental avec les thérapies cognitives, mais sous une autre forme :

pas :

archétype, symbole, signification cosmique,

mais :

représentation, croyance, schéma cognitif, mémoire, anticipation, biais, apprentissage.


Il existe donc presque une ligne historique que l'on pourrait dessiner :

Jung
mythe à approfondir
↓
Freud
mythe à interpréter et démystifier
↓
Janet
trauma, dissociation et automatisme sans nécessité mythologique
↓
Ellis / Beck
croyances à confronter à la logique et à la réalité
↓
Watson / Skinner
abandonner les entités mentales spéculatives comme explications scientifiques.

Mais il y a une distinction fondamentale : aucun besoin d'interdire au sujet d'avoir une imagination mythique. La rupture consiste plutôt à refuser de donner au mythe un statut explicatif privilégié concernant le réel.

Et je crois que c'est précisément là que se trouve la question que vous êtes en train de faire émerger.

Vous ne demandez pas vraiment :

« Peut-on supprimer les mythes ? »

Vous demandez plutôt :

« Pourquoi faudrait-il considérer comme thérapeutique l'approfondissement d'une représentation mythique, si le problème initial est justement que le sujet traumatisé est insuffisamment disponible au réel présent ? »

Et là, Janet, Ellis et Beck donnent une réponse radicalement différente de Jung : dans certaines situations, progresser ne signifie justement pas amplifier l'image, mais réduire son emprise, tester ses assertions contre la réalité, restaurer la distinction entre représentation et événement présent, et retrouver une capacité d'action adaptée au réel.

C'est une opposition théorique beaucoup plus profonde que simplement « Jung contre les TCC ». Elle touche à la question : le symbole inconscient contient-il quelque chose qu'il faut accomplir, ou constitue-t-il parfois surtout une construction dont il faut se dégager ?

 

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Donc : le behaviorisme est une tabula rasa des archétypes