« Le "Jugement Dernier", ne peut, ne pourra se faire, QUE sur les paroles dites en tous les temps par les hommes et les responsables des diffusions qui ont conditionné le monde, au TEST du Testament du Christ qui l'a ré-digé au commencement pour qu'en Fin il s'ouvrit et con-Fonde toute la Dispersion, cette "Diaspora" "tra-issante" ou trahissante à travers l'Ordre Divin de Rassemblement. Qui, quelle religion, quelle académie, quelle initiation, s'est voulue assez large de coeur et d'esprit pour rassembler toutes les brebis égarées de la Maison d'Israël, c'est-à-dire, non pas le pays des juifs, mais la Maison de Dieu qu'est le Verbe par TOUT : IS-RA-EL : "l'Intelligence-Royale-de Dieu", contre laquelle l'homme doit "lutter", "l'emporter" (de la racine hébraïque sârôh), ce qu'est en vérité l'antique Iswara-El, cette "Agartha" invisible, enfouie dans les profondeurs de la "Terre", c'est-à-dire de l'Homme, dans ses ténèbres. »
André Bouguénec, Entretien avec l'homme, article Qui est Judas ?
Conférence d'Arnaud Mussy vs Cafés Métaphysiques - Xeon
Date : 31 Mai 2026
"Surtout pas de conférences publiques !" (André Bouguénec, Cassette E 97 Face B)
L'esprit du Café Métaphysique : Un débat libéral, poussé par des connaissances...
C'est au café le Flesselles à Nantes, que nous lancions en 1999 le premier Café Métaphysique de France, ceci deux ans après le décès d'André Bouguénec.
Nous voulions par ce rendez-vous mensuel, proposer un lieu d'échanges, de discussions se voulant simples et intelligentes à la fois, en lesquelles nous aurions à coeur de distiller sans choquer, des éléments de notre enseignement ou de nos connaissances, tout en échangeant avec le public, parfaitement libre d'argumenter, de coeur à coeur, auprès d'un public divers au possible.
Voici comment nos tracts présentaient l'événement : "Voulez-vous échanger sur le symbolisme, la tradition, les textes sacrés, dans une perspective intelligente et sentimentale, spirituelle et concrète ? Alors nous vous attendons, pour un atelier de discussion, au sein d'un cadre convivial et ouvert à tous".
Le domaine de la discussion : la "métaphysique", étant assez large pour permettre aux croyants comme aux athées (pour faire court), de partager leurs idées ou de les proposer, et pourquoi pas convaincre, dans un certain esprit de débat.
Aussi notre Café était à l'opposé de cette forme de discours qui consiste à prendre la parole, la confisquer, et imposer une idée unique à une assemblée impersonnelle et atomisée, acceptant sans échange, les conclusions d'un orateur.
En cela ce fut une réussite, car nous avions réellement un public des plus diversifié et enthousiaste : des athées bouffeurs de curés aux new-ageux les plus "éthérés" en passant par des religieux en robe, traditionalistes de l'Eglise ou scientifiques intégristes, lesquels communiquaient ensemble, et pacifiquement. Et la durabilité de notre Café, s'emplissant de façon croissante était le signe de cette réussite. Des deux premières personnes présentes, la salle devint comble en un an, et même manquât de sièges.
La présentation se faisait à deux : l'un lançait les sujets puis questionnait les invités, et l'autre donnait la parole, en alternant chaque mois. Les questions étaient préparées à l'avance, à partir de lectures que nous proposions le mois précédent, et que nous faisions nous-mêmes durant la préparation.
Comment André Bouguénec traitait le format de type "conférence"
Trois propos permettrons de saisir ce qu'André pensait de la conférence.
Prenons-les dans l'ordre chronologique.
- Lors d'une réunion, André critique le format de la conférence, qu'il qualifie de format obsolète. Voici ce qu'il dit à ce sujet, à l'auteur Paul Misraki, projetant de devenir conférencier, et lui demandant des tuyaux. André répond : "il s'agit pas de faire des conférences. Vous faites des colloques, vous faites de la conversation avec votre public. Actuellement il n'y a plus de conférenciers. Ça tient plus debout, un conférencier, ça lasse. Il faut donc parler avec eux, les faire parler, poser des questions, converser, et c'est facile. C'est très facile, vous verrez. Faites-le avec des amis, avec des relations d'abord, et puis vous allez en salle publique."
Ensuite, deux propos tenus après l'arrivée d'Arnaud Mussy.
- Le premier tourne autour de la "Lumière commençant à poindre", propos tenu juste après notre rejet ouvert et public, verbalisé, des projets d'unification des évolutions des phare-ouestiens, sous la conduite d'Arnaud Mussy. C'est 15 jours plus tard, qu'André nous parle de cette lumière, qui viendra, notamment par des "causeries", que nous allions faire "de plus en plus". Nous disons bien "causeries", et non "conférences".
- Six mois plus tard, bien des phare-ouestiens se sont lancés dans les conférences, formés par Arnaud Mussy...
C'est en Septembre 1996, que des conférenciers interrogent André Bouguénec sur ce qu'il faut y dire et la difficulté qu'ils éprouvaient à faire passer certains messages.
André (sans doute las) argumente alors une n-ième fois pour la primauté de la causerie sur la conférence, en disant : Il faut provoquer des discussions. "Vous leur posez des questions. Que pensez-vous du proche avenir ? Des évolutions de la science ? Vous avez des idées sur l'actualité... que pensez-vous de l'actualité, de l'humanité, de la planète, etc".
Méthode utilisée par les Témoins de Jéhovah, testant ainsi, en quelque sorte, les personnes contactées. André l'ayant fait remarqué dans des réunions précédentes.
Mais en cette occasion, Pascal M. critique carrément cette directive d'André Bouguénec, pour la raison qu'elle "inciterait alors les gens à parler 10 minutes chacun pour chaque question", ce qui lui parait "dangereux". Classant déjà la parole en termes de progrès et de vitesse. "10 minutes" paraissant long, le plus "court" sera le plus "net", le plus tranchant.
On voit comment les ateliers de parole ont créé en fait l'idée d'une prérogative à "gérer" et forcément faire du "contrôle de gestion" de la parole, au regard de son "temps" d'émission - comme pour une machine : la parole n'est plus définie selon sa valeur au regard de la vérité, mais de sa durée sonore. Ce n'est plus sur sa lumière que l'homme est jugé de haut, mais sa technique, égalisée.
C'est le besoin de ce type de contrôle qu'Arnaud Mussy cherchera par divers moyens, à nous faire valider, afin de faire "évoluer" notre Café Métaphysique, devant prendre une tournure se rapprochant de la conférence, s'il voulait "survivre". Passant ainsi de son caractère informel, que nous voulions conserver, à un caractère formel, comme chemin pris par une prétendue force des choses, progressive.
Dans le même temps, notre binôme évoluant sur ce projet, fut également approché par ce même Arnaud Mussy.
Tout le contraire de l'esprit et du concept de notre Café Métaphysique, devant être et rester une discussion informelle.
Comment le Café métaphysique reçut une attaque par l'action virale d'un "ami"
Cet "ami" commença tranquillement, puis de plus en plus ouvertement, à saboter notre Café : plus de préparation, plus de lecture en amont, ne préparant à la fin même plus ses questions, tout devant se faire par "intuition".
Ceci à mesure qu'il se rapprochait d'Arnaud Mussy.
Celui-ci fit alors tout pour abolir les principes que nous nous étions fixés à l'origine. Savoir, après avoir choisi notre sujet de débat : lire autant que possible sur le sujet, se questionner, creuser..., venir soi-même avec beaucoup de connaissances, en ayant aussi préparé une liste de questions à poser au public pour le relancer ou le faire avancer.
En somme, SE développer, pour pouvoir conduire un Café en laissant liberté de parole aux participants.
Ce moyen se révélant inefficace, il fallut passer à la "vitesse" supérieure. "On" décidât alors de nous mettre un coup de pression un soir de réunion, où TOUS les singes-savants d'Arnaud Mussy nous firent un procès, pour nous faire comprendre que notre méthode devait "évoluer". Et nous contraindre à changer la forme de notre projet, le rendre plus strict, plus "cadré". En un mot le soumettre à des éléments contrôlables, et au contrôle de la parole du public.
Refuser cette mise à bas de notre projet, fut gratifié de crime de lèse - Mussy. Ceci pour crime d' "égo" (sic !), expliquant notre refus à ses ordres.
C'est en ce sens que nous disions que l'alternative était : se soumettre au progrès, ou le refuser, mais être rejeté. Le fameux dilemme, qu'on retrouve partout dans ses propos.
Un exemple de la "spontanéité" de notre "ami"
Revenons à notre pseudo-collaborateur, ne se préparant plus, ne lisant plus, sous couvert que les idées (et la compétence) lui viendraient, par "inspiration", "spontanéité", "sincérité", sur-le-champ.
Rapportons ce fait qui nous choquât, et qui se produisit en fin d'un Café dont le sujet central était celui du couple, comme "Infernale mission". En toute fin donc de la discussion, alors même que la conclusion avait été dite, Fabrice B., prit d'une "intuition" subite, voulu imposer SA conclusion de la façon suivante : coupant la discussion et un climat sain, pour se tourner vers une religieuse, plutôt âgée (à l'époque nous pouvions lui donner dans les 75 ans), une habituée de nos échanges mensuels, en lui demandant brusquement, et alors qu'elle n'avait pas dit un mot du Café (sans doute par pudeur, comme on peut l'imaginer), lui demandant en gros : "et vous ma soeur, que pensez-vous du couple comme "Infernale mission" ?
Cette question ignoble, pesait alors comme un jugement, intimant, par surprise, une introspection à une personne qui avait choisi justement de se sacrifier et ne pas connaitre cette situation.
Cette question devait la forcer à rentrer dans un cadre abstrait, puisque la religieuse, attaquée sur le vif, fut alors forcée de développer une forme de raisonnement, ne serait-ce que pour justifier sa présence dans ce débat sur le couple. Cette question en quelque sorte, l'amenait à se dire : "je n'ai pas ma place ici".
Ainsi prise à partie devant tout le monde, façon procès au tribunal, cette personne âgée bafouillât et bien entendu ne revint jamais.
Evidemment, à l'époque, nous ne comprenions pas la cohérence de ce revirement vendu comme effet d'un mental "spontané", parlant avec "sincérité".
Dans le genre sabotage, un autre coup bas fut celui-ci : nous évoquions plus haut, les deux premiers participants de notre Café. Eh bien l'un d'eux donnait aussi des causeries, et l'une d'elle portait le titre "La magie du Verbe", ce que nous ignorions. Que fit notre collaborateurs et "ami" ? Il nous proposa ce sujet, sans nous que l'un de nos participants avait déjà pris ce titre, pour une causerie ultérieure. Bien entendu il ne fut pas très content et nous en fit part.
Mais le discrédit dut évidemment aller plus loin, puisque d'autres que lui, eurent tout le loisir de trouver les deux affiches, à Nantes, d'une causerie qui allait porter sur le même sujet, données à un mois d'écart, mais par des organisateurs différents.
Cette attitude devint si pénible, que nous proposions de ne plus continuer à collaborer avec lui. A la suite de quoi, Fabrice B. me proposa de nous voir pour mettre les choses au point,dans une discussion tranquille.
D'informelle dans l'annonce, il en imposât la forme : je parlerait d'abord, puis suite à mes "paroles", écoutées le menton posé sur sa main, comme s'il devait mieux "penser" et analyser nos propos, il allait "rebondir", en nous apprenant que nous "avions un problème de communication". Comme les perdus dans l'analyse d'Arnaud Mussy, lecteur de Marie de Hennezel.
Il finit par nous proposer de reprendre le débat devant la nouvelle "Collégiale" (on peut noter le même procédé : si le "changement" n'opère pas en face à face, on fait appel au "groupe" pour se charger du récalcitrant). Sachant ce que cela voulait dire, nous avons refusé.
Nous avons finalement décidé de nous défaire de cette pesante "aide".
Métaphysique de l'échange informel vs physique de la conférence formalisée
Voici à présent l'image d'une installation naturelle, où les participants se placent selon leurs envies, quitte à déplacer les tables. Ceci montre comme le hasard d'une prise de vue fait bien les choses pour pouvoir présenter un antagonisme Mécanique / Vie, à l'image de celui de la conférence enclavant les mots, face à la discussion libérale.
En réunion de Phare-Ouest, Arnaud Mussy s'asseyait "spontanément" toujours à la même place (autant que faire se peut bien entendu), devant André Bouguénec (les tables étant placées en carré).
A comparer avec cette photo parue dans le journal l'Hebdo, disparu aujourd'hui.
Sentez-vous un mouvement de giration progressive ?
Pourquoi Arnaud Mussy doit exclure les athées de ses "conférences" ?
Ce propos enregistré durant une réunion du Phare-Ouest, met en évidence un fait curieux : Arnaud Mussy doit exclure les athées de son auditoire.
On notera l'enferrement géométrique et systématique de la pensée - si on peut appeler une géométrie, une pensée : cadre, axe, condition "on ne peut", ...
Pourquoi ? Parce que leur voler leur langage n'a pas d'intérêt. Ce qui intéresse Arnaud Mussy c'est de passer par le langage abstrait du coeur et de la peur du "ciel", pour pouvoir influencer sans jamais passer dans le concret, de sorte à ne jamais se faire prendre.
Tel est son sens du "débat".
Après la première étape des "Ateliers de paroles", Arnaud Mussy proposât d'enseigner à ses singes-savants, l'art de donner des conférences, s'opposant ainsi frontalement à la demande d'André Bouguénec.
Ils n'en donnèrent jamais. Est-ce parce qu'ils n'en ont pas eu le temps, où que cet enseignement avait en réalité une autre fonction ? N'ayant pas assistés nous-mêmes à ces enseignements, nous ne pourrons répondre.
Par contre, nous avons pu obtenir le compte-rendu d'une de ses conférences, donnée à Paris, sur le film Matrix. Nous la présentons en ce billet.