"Mais, saisissez bien ceci: l'Heure du Salut par la décision de la Mère, ne peut se réaliser qu'à la condition de posséder en Elle les "nouveaux-nés de Ses Entrailles", les premiers Enfants qui L'ont reconnue, comme " Mère de tous les peuples ", qui L'Aiment et qui participent au Rayonnement de la Lumière de Son Fils. Sa stricte décision est basée sur ce " levain de l'Avenir " dont l'avertissement fut donné jadis." Ultime grand secret
Le 09 Juin 1996, Arnaud Mussy interroge André Bouguénec sur le passage de l'Ultime Grand secret, concernant l' "heure de la Mère".
Source
Texte complet (cassette G41 face A)
Arnaud Mussy : "Tu dis, p. 15, tu parles de la Mère Suprême, tu dis "Mère de tous les peuples qui l'aiment et qui participent au rayonnement de la lumière de son fils... avertissement donné jadis". Donc à propos de sa stricte décision, ça veut dire que, aujourd'hui, tous les événements à venir, dépendent complètement d'Elle par rapport à notre façon d'appréhender ce texte, ton enseignement".
André relit le passage, puis : "Qu'est-ce qui, qu'est-ce que..."
Arnaud Mussy le coupe : "C'était simplement pour bien savoir si on a une double responsabilité, encore plus lourde, de par notre compréhension et nos agissements".
André (agacé) : C'est pas une responsabilité lourde, il faut pas penser cela. Il faut pas penser cela. Simplement, dans le Phare-ouest, il y en a qui ont vraiment bûché l'enseignement, qui l'aiment et qui prient, qui communiquent avec Marie, avec le Père, etc. maintenant avec la Mère Suprême, plus ou moins. Si vous n'entrez pas en relation avec ce que je vous ai dit, vous êtes étranger à ce monde céleste qu'est à votre portée ! Comprenez, ça ?
Si bien que si vous n'unifiez pas votre conscience à ce relais, à cet échange, à cette demande d'inspiration (quand vous voulez recevoir quelque chose), eh bien dam, vous êtes un peu en voyage, et puis vous laissez donc en quelque sorte, la Mère et le Père en rade. C'est ça que je veux dire.
Tels que vous êtes-là, vous êtes suffisants, pour faire justement un levain. Un levain, attention, qui se prépare à l'ère du Verseau. C'est pas pour dire : "Bon, j'ai lu André, je l'ai lu cinq ou dix fois, j'ai tout compris, etc." Non, il faut savoir que vous aurez des témoignages à faire, et ce sont ces témoignages qui évidemment, répercuterons rapidement la curiosité de connaitre le message, c'est tout.
Alors vous avez des appareils maintenant qui donnent 5, 6, 8 langues de traduction, des appareils pour faire les comptes, etc.
Donc au départ ce sera des jeux pour les nouveaux [?], ceux qui resteront à l'élimination et parmi, c'est-à-dire parmi, y'a les gens de bons sentiments et y'aura des quantités, et surtout donc des jeunes, qui seront d'une avance extraordinaire en ce qui concerne l'intelligence, la perception et la mémoire.
Alors bon bin il faudra les éduquer en vitesse et leur donner justement cette nouvelle joie de découvrir cet univers vivant.
Arnaud Mussy : André, j'avais évoqué le mot "responsabilité" parce que j'avais compris que c'était en fonction, heu, de la relation qu'on avait avec Elle, que Elle ferait basculer réellement le Verseau. Ou alors la prolongation du monde dans lequel on vit aujourd'hui. En fonction de notre compréhension. C'est pour ça que je parlais de responsabilité. Puisqu'on serait un levain.
André : Oui, de toute façon même votre levain serait-il à 100% parfait ne peut pas sauver l'humanité actuelle.
Arnaud Mussy : Pas sauver, mais passer du monde actuel au Verseau, l'après.
André : Voilà : Le levain sert dans l'avenir à lever les pains de la nouvelle ère. Ce levain, le sel de la terre. Mais la nouvelle Terre. Maintenant, ce que vous pouvez faire lever, ce sont vos proches, comme vous l'avez fait chez quelques-uns. Hein, bon, d'accord, ça c'est bon, très bon. Olivier, par exemple, c'est bon, c'est un exemple. Bon, y'a celle qui m'a demandé de faire des dédicaces, qui foncent tous seuls. C'est merveilleux. Ils font leur levain tout seul, le pétrin, tout. Alors ces gens-là se rassembleront, c'est automatique, vous vous retrouverez. Pour que la pâte soit homogène.
C'est une [notion ?] merveilleuse. C'est pas une obligation, c'est pas une corvée, c'est comment dire, c'est une magie que vous préparez pour le Verseau. Parce que ce que je vous donne-là, c'est miraculeux, c'est magique, c'est quelque chose de parfaitement inédit.
Et des parcelles, je vous en ai donné, Charon et d'autres, mais c'est pas précis, y'a pas de possibilité de relation intime avec cette entité qui devient une personnalité.
Dis-moi pourquoi Popaul II il va voir Ste Anne ! La Mère de Marie, alors que c'est du bidon.
[...]
Ce qui peut être merveilleux, c'est qu'il puisse aller jusqu'à Ste Anne d'Auray et s'arrête, ça va être sa dernière étape. Il veut aller en Hongrie, et après je sais pas s'il y a un programme. Et même s'il y a un programme, ce serait amusant de voir que ça s'arrête à Ste Anne."
Une nouvelle traduction réfutée par André
Les "entrailles"... terme de dégout, négatif, quand il est opposé à la pureté du chiffre : 5, 10 ou 100%.
Notre "responsabilité" est double si nous suivons ce négatif, puisque le "basculement" ne vient pas. Il faut donc être "agissant", ne plus "spéculer", et créer l'utopie par soi-même.
Il faut donc "appréhender" le texte d'André Bouguénec... Un terme judiciaire, pour le retirer de nos vies... pas "réelles" : autrement dit ceux qui attendent sont des rêveurs.
Ce "basculement" doit révéler deux groupes, deux classes, et distinguer les "rêveurs" des "actifs" :"
"Elle ferait basculer réellement le Verseau. Ou alors la prolongation du monde dans lequel on vit aujourd'hui."
Réellement...
La "double responsabilité", va alors se porter sur ceux qui admettent la chair, les "entrailles", et... attendent en rêvant.
Les autres répondront au slogan d'Arnaud Mussy : "basculer dans le Verseau". Phrase courte et creuse qui provoquera des débats et permettra ainsi de distinguer le "chemin" pris par les uns et les autres, vis-à-vis de celui qui dans ce débat, saura prendre le dessus, trancher, puis "décider"... pour finalement prendre la place de la Mère, associée au groupe des lents, de ceux qui "attendent", car écoutant un langage ancien : "donné jadis".
Alors que le chiffre, c'est le progrès, c'est la modernité, c'est l'action. Quand La Mère, malgré "l'heure" annoncée, traine, ne "bascule pas". Une question qui sera posée bientôt en réunion : "ne pouvait-elle pas se dévoiler plus rapidement ?" A entendre : Elle tarder à parler.
C'est la parole du plus fort qui sera décisive, et pour cela l'appel au chiffre sera capital. Le plus fort, comme à l'école, sera celui qui aura "prouvé" indubitablement sa "supériorité" par un chiffre. D'où André Bouguénec dira pour critiquer la posture masquée d'Arnaud Mussy, dont le discours dirige dans cette logique : "Bon, j'ai lu André, je l'ai lu cinq ou dix fois, j'ai tout compris, etc."
Entre 5 et 10, le ratio est du double. Comme deux chemins. Un "double", c'est un concept visible, clair, qui tranche.
Pour amener cette image relative, à la déduction finale et tranchée : "100%" de compréhension = salut. absolu... Comme si une compréhension de quoi que ce soit d'infini pouvait se convertir en une totalité (donc un nouvel ensemble clos), sans place pour les "compréhensions" hors système. Ce qui définit la censure... des poètes, de ceux qui ne sont pas dans "la réalité".
Arnaud Mussy se "réclamera", plus tard, comme étant à 100% d'André Bouguénec. : issu d'une réclame, donc. Une réclame, c'est un raccourci, un slogan mis en fin de texte, pour lancer vers autre chose. Ce terme est issue de reclain, qui en ancien français, signifiait : "rappel". Un rappel étant un processus de remise en mémoire.
La Mère est également décrite comme un ensemble (en ses "entrailles"), contenant ses "fils", qui "l'ont reconnue". Ce qui prend toujours du temps.
Recoupements :
La "double responsabilité", ce sont les deux "couloirs" du texte sur Marie de Hennezel, les deux colonnes de chiffres dans la conférence sur Matrix, ou encore les deux "rigoles" de son courrier en lequel il nous annonce sa venue. Ces deux chemins de tri (un lent et un plus rapide, mais restant précaire) étant toujours inclus dans le "système" global, sa TETE. Ce qu'on retrouve encore dans son Courrier de 2006, où les "contorsionnés" sont mis en opposition avec ceux qui voudraient "comprendre", le tout étant géré par "M A LA TETE DES APOTRES PAR ORA"
Pourquoi des opinions ?
Ces deux groupes représentent et décrivent des classes triées selon leurs opinions en débat, mais faisant émerger leur "vision" du "progrès". Ce n'est rien d'autre que la rapidité d'expression des slogans qui, empêchant de rendre le langage d'Arnaud Mussy parfaitement clair, tout en imposant des prises de positions par une pression permanente, va impliquer ces classifications naturellement.
Si quelqu'un arrive pour dire : "5 lectures pour comprendre", prouve la vitesse de "saisie" des opinions, et classe ainsi les positions dissidentes, ne cherchant pas le "progrès", ce qui les pose comme honteuses.
Par ailleurs, le fait de dire : c'est "maintenant" que cela se joue, justifie la mise en place d'un contrôle permanent, qui sera évidemment toujours renouvelé, puisque le "temps nouveau" d'Arnaud Mussy n'arrive jamais à ses "100 %".
Cette technique lui donne la possibilité constante de renouveler son pouvoir décisionnaire, puisque c'est toujours lui qui aura l'art de la rapidité de "discours", entre les mains.
Qui répète ses slogans, renforce alors son contrôle, et lui permet de se forger une petite armée de "progressistes", agissant pour lui, tout en croyant se sauver.
Qui va vite "décide" ou participe des décisions et se prend pour une élite du futur.
Pourtant leur place doit rester précaire pour que subsiste toujours une peur.
Les "doubles" responsabilités, sont celles de ceux qui entendent les slogans d'Arnaud Mussy, mais ne le suivent pas dans son "savoir total", à 100%. A partir de ce moment, leur "compréhension" ne tient qu'à un fil, et chacun peut devenir le "bouc émissaire" du groupe, à tout moment : celui qui par son rapport toujours effectif au langage ancien, ralentit les autres, qui peuvent alors lui sauter dessus sans aucun remords, puisque c'est pour le "Bien commun", "L'unité" du "Verseau", etc. Autant de concepts creux répétés dans les slogans.
D'où : des deux partis triés :
Ceux qui sont "doublement responsables" seront ceux qui seront mis en procès : les lents, etc.
Mais les autres resteront quand même de "simples" responsables assurant leur "salut" dans la "Jérusalem céleste", que "Néo-Phare préfigurera", dit Arnaud Mussy en son Courrier de 2006, qui débute par la même citation tirée de L'Ultime Grand Secret, concernant les "entrailles" de la Mère. Restant donc tout de même en position précaire, pouvant être éjectés à tout moment.
Car la peur est le principe du pouvoir.
"Mais il y en a qui bûchent", lui répond André Bouguénec : ceux-là sont en lien et ont le langage adéquat : sont "suffisants" (pas "majoritaires" (100%) ni "minoritaires" (simples contre doubles, mais en inversant le rapport, puisque pour Arnaud Mussy : plus on lit, plus on est lent - logique inverse de l'initiation : lis, lis et relie").
"Il y en a (donc pas tous...) qui ont VRAIMENT bûché, travaillé, qui l'aiment et qui prient".
"Vraiment"...
Qui s'oppose au "réellement" d'Arnaud Mussy, inventant sa propre réalité à partir de ses mots creux, mais jamais vrais, puisque le vrai est l'alliance de la parole et du réel, et non son invention.
Et : Ne pas vraiment bûcher l'enseignement = Rester étranger au monde céleste, dont la présence est : "à votre portée", car incarnée.
Des témoignages, et non des opinions
André dit aussi que ce sont des témoignages de lecteurs qui permettrons de changer les choses. C'est-à-dire le contraire d'opinions... de lecteurs.
André ajoutant que : "Ce levain, ce sera pour le Verseau, pas maintenant". Donc pas de contrôle continu de notre "suffisance" ou pas.
Un levain, c'est un levier (même étymologie), qui permet justement de faire basculer, mais pas dans la langue des chiffres, qui permet de contrôler : "maintenant", sur la base d'un nombre fermé, arrêtant le temps de notre évolution.
"C'était simplement pour bien savoir si on a une double responsabilité, encore plus lourde, de par notre compréhension et nos agissements".
Arnaud Mussy : André, j'avais évoqué le mot "responsabilité" parce que j'avais compris que c'était en fonction, heu, de la relation qu'on avait avec Elle, que Elle ferait basculer réellement le Verseau. Ou alors la prolongation du monde dans lequel on vit aujourd'hui. En fonction de notre compréhension. C'est pour ça que je parlais de responsabilité. Puisqu'on serait un levain."
Le levier du chiffre, permettant de faire basculer de l'autre côté de la lourdeur. Vers la logique mathématique des ensembles vides dans lesquels on peut mettre ce qu'on veut pour créer des amalgames utiles à faire peur (aller lentement, c'est susciter le dégout, par exemple : "entrailles" du "ventre"(- un ensemble).
"Non, tels que vous êtes-là, vous êtes suffisants", mais suffisants pour "le futur". Donc pas de pression.
Corvée = Esclavage
Continuons : "c'est pas une corvée", ajoute encore André Bouguénec, mot qui signifie : "Journées de travail collectives gratuites (d'hommes et de bêtes de somme) dues au seigneur (jusqu'en 1789) par les serfs, les roturiers, pour assurer l'entretien et l'exploitation de ses biens et domaines."
Le mot "robot" dérive du tchèque et signifie justement travail, corvée... Ce qu'André rapporte p. 221 de Couple et Alchimie... cette association étant ainsi connue de lui.
Des robots, ce sont des êtres qui ne se ressemblent que par leurs équivalences au regard du chiffre : tout le monde peut lire un livre 5 fois, 10 fois même, et pourtant ne pas le comprendre, en tirer les mêmes éléments immobiles, faisant de leurs lecteurs des idiots à compréhension équivalente, des robots répétiteurs, programmés.
Pourquoi André Bouguénec ajoute "etc." à la fin de son énumération ? Pour nous inciter à comprendre que cette "réduction" peut continuer, à 1 lecture, puis sans doute aux "grosses lignes" de l'ouvrage, de sorte qu'on puisse toujours en utiliser les noms "fondamentaux", mais en en réinventant complètement le sens.
Pour finir par en faire, pourquoi pas, un simple "son", ou simple signe, un "point". Un chiffre ("10", "5", "etc."), devenant le signe de l'ultime pauvreté du sens attaché à la description de la valeur d'un texte (une étiquette ou un "prix" sur un emballage ayant la même fonction), et à l'oeuvre d'une vie.
Le chiffre présentant une simple description (5, 10...), sera tordu peu à peu vers l'idée d'une prescription tranchée, une conclusion d'autorité, posée sur ce qui est impossible à mesurer (la "compréhension"), pour lui attribuer une apparence scientifique. Cette mise en scène d'oripeaux savant, sera en outre impossible à réfuter, durant le temps du débat ("100%" étant plus rapide à dire que ce qu'il faudra avancer pour en réfuter l'inanité).
"100 %" permettra alors d'isoler les réfractaires à cette logique d'apauvrissement subreptice, en leur faisant admettre leur rejet social, s'ils ne suivent pas la nouvelle "'majorité", pure comme un chiffre.
"Logique" finale, qui renvoie aussi à l'idéal de la réduction du langage, décrite dans 1984, permettant au pouvoir d'imposer son ordre, à des cerveaux incapables de comprendre le sens des mots désormais parfaitement manipulables, puisque définis par un chiffre, qui lui ne veut rien dire. D'où l'on pourra conclure : "L'amour, c'est la guerre", "La liberté c'est l'esclavage", etc.
Le sens personnel tiré de la lecture de l'ouvrage étant ainsi écrasé par cette "simplification" (un des poncifs d'Arnaud Mussy, qui revendiquera en 2006, l'écriture d'un "Nouvel Evangile" de "900 pages" - écrasantes, dont nous "n'imaginons pas la simplicité" - ramenées à un point).
André ajoute que cette "conception" ne tient pas compte des relations sentimentales, de la connaissance et de la reconnaissance naturelle et simple entre l'homme et la Mère Suprême.
Preuve d'une ambition
Cependant cette mise au point n'a pas empêché Arnaud Mussy de continuer son oeuvre de propagation de ses idées de changement et de basculement dans un nouveau temps (celui de la vitesse des slogans, des formules courtes et creuses, incompréhensibles, créant des réalités nouvelles à propos d'images, issues de ce "non-temps" de l'intelligence).
C'est-à-dire une croyance faite de mots se répétant pour devenir des "vérités" nouvelles, des "axiomes", crus et non saisis.
André continuant ainsi :
Une "croyance scientifique, intellectuelle ou initiatique. Ça : 0". "Il faut que ce soit vraiment une communion sentimentale."
Pascal M. : André, je voudrais revenir sur la question d'Arnaud, enfin dans un autre aspect. Je pense que ce qu'il voulait dire, c'est que finalement, y'a quand même un certain poids ; c'qu'est important c'est le fait qu'il y ait des individus aujourd'hui qui prennent conscience grâce à toi.
André : Evidemment
Pascal M. : De ce fait
André : Mais, mais, relie les Evangiles !
Pascal M. : Et donc c'est ce qui permet
André : Quand il est en rogne, avec ses disciples : "Soyez le sel de la terre", "Soyez le pain de vie", etc. Tu comprends, ça.
Pascal M. : Justement que le déclenchement
André : Que la Dame de tous les peuples puisse faire quelque chose, que la Mère Suprême puisse faire quelque chose. Et puis bon, le Père il laisse faire actuellement. Il entérine la décision de sa mère.
Charroux même dans un de ses ouvrages, ça avait fait un peu scandale, il avait lu certainement dans des chroniques, il disait que l'origine de l'homme c'était la femme. Il avait donc déjà lu des ouvrages sur les mères mythiques, etc. Et puis ça a augmenté quand même, depuis pas mal d'années.
Bon bin cette Mère, Elle est patronne, maintenant, Elle est matrone. Elle prend ses décisions.
C'est normal qu'elle ait eu le caractère féminin, puisqu'elle est la source, elle est les entrailles de tout l'univers de vie.
Mais, comme je disait en tant que Vierge immaculée, la virginité, c'est l'engendrement de la virilité.
Or, elle a l'autorité ! Mais l'autorité d'une Mère qui est aussi bien celle d'un être viril.
Pour la bonne raison que non seulement Elle conçoit, mais elle met au monde, Elle éduque et Elle guide.
Je pense aussi bien que pour les femmes et les hommes, c'est pas... décevant, de vénérer la Mère Suprême plutôt que un Dieu, un Dieu, le Père, bon, d'accord.
Parce que, le Père on le connait, par les Evangiles et tout ça, et puis même l'Ancien Testament, tandis que la Mère, on découvre sa Présence, mais Elle restera infiniment mystérieuse, et Elle sera toujours l'offrande de nouveautés et d'aide à qui voudra justement, collaborer avec Elle.
Faut pas me raconter d'histoires hein ! parce que, quand Elle me dit certaines choses, il faut que j'les mette.
Astrid L. : En fait, Elle se rend compte qu'Elle est, grâce à nous.
André : Nous l'avons fait naitre. Je vous ai dit que : Vous croyez en Dieu, vous le faites naitre Père. Vous l'enfantez en tant que Père.
Astrid L. : Elle devient quelqu'un quoi.
André : Voilà. Donc, Elle est reconnaissante des premiers enfants qui lui donnent la notion de Mère. Tu comprends. Alors attention ! C'est pas seulement une croyance, parce que ça deviendrait une croyance scientifique, intellectuelle ou initiatique. Ça, 0. Il faut que ce soit vraiment une communion sentimentale. Vous saisissez bien.