"Après mort et trépassage l'homme poursuit sa route dans l'astral en attendant d'autres incarnations sur d'autres planètes d'évolution. Elles lui permettront, à partir de l'ange androgyne qu'il était - coupé en 2 parce que coupable de s'être révolté contre son Créateur - de retrouver progressivement son autre moitié appelée à juste titre : "Ame-Soeur".
Arnaud Mussy, Satornet
Ici sont mis en opposition les deux termes qui chez Arnaud Mussy sont recouverts par le mot "temps".
A savoir "Evolution" d'une part, pour décrire un temps et une cause, soient une "intention", mise subrepticement en accusation, car c'est aussi le temps du Verbe incarné, qui donne à l'homme de s'élever sans besoin de hiérarchie mesurée par les chiffres - donc un homme bien concret qui les pose.
Face à ce "temps", un autre "temps", désigné par le même mot, mais désignant autre chose, est le "temps" du progrès. A savoir un temps issu d'une progression par échelons dont l'échelle de valeur est seulement numérique. Dans ce passage par exemple : le divisé par deux, retrouve sa complétude. Il s'augmente donc quantitativement, en s'associant, pour un "titre" (hiérarchie), donc un grade.
Lequel est acquis après une "révolte", contre son "créateur"... ancien (celui qui lui proposait une "évolution" libérale), c'est-à-dire le passé (qui ne "passe" pas : censuré par le chiffre), cadre pénible de ceux qui "attendent", n'avancent pas.
Sortir de la "mort" et du "trépassage" c'est sortir de la censure, de la mort sociale.
Ce "progrès" à un point de départ, comme tout progrès : "à partir de ", et est associé à une "fraternité" ("retrouver son âme-soeur"), idéal abstrait, vide, et parfaitement calculable en termes d'appartenance à un groupe majoritaire, au regard du temps ("à partir").
Cet idéal devient alors une course favorisée par cette pression de "l'idéal" : "retrouver", et donc aussi une marche, image même du pro-grès, terme signifiant justement : marche en avant, graduée, vers un idéal.
Lequel ? Vers un "titre", c'est-à-dire une étiquette conventionnelle, attribuée par, forcément, quelqu'un qui est au-dessus dans la hiérarchie, pour redonner une place dans la société de la parole, à celui qui est "passé" du bon côté du "langage" : l'évolution chiffrée, sans âme.
Il faut pour mieux comprendre encore, entendre le mot "évolution" au sens scientifique :
Développement individuel d'un organisme animal ou végétal depuis la cellule initiale qui le renferme tout entier en puissance et jusqu'à l'âge adulte (ou la sénescence).
Série de transformations qui ont conduit à l'apparition, puis à la diversification des espèces par filiation à partir d'une même forme de vie primitive.
Empr. au lat. class. evolutio « action de dérouler, de parcourir ».
Soit :
"Evolution" pour les morts, les individualistes croyant en l'existence de principes permettant le développement de leurs potentiels, leur âme, en partant d'une cause invisible, une pensée divine, omniprésente, qui ne tient pas compte d'une date.
A l'inverse du "Progrès" pour ceux qui se dotent eux-mêmes d'un idéal mesurable par les chiffres, fractionnant alors le réel, via des dates, des jours ou des heures. Fraction forcément croissante, la loi du progrès étant de faire croire sa propre vitesse, à l'infini.
La "fraternité", dans le cas qui nous occupe, étant un terme vide, permettant alors toutes les demandes au nom du "progrès", permettant même d'éliminer tout aveu d'erreur, puisque n'est-ce pas, de toute façon, "nous progressons" POUR la "fraternité".
Les survivants, ici, ont un couple attribué avec "justice", car c'est celui de la rétribution calculée, du calcul, appelé "progrès"
Les morts sont dans l'attente... Car l'évolution est le "temps" désorienté, de ceux qui ont une histoire concrète, se moquent et méprisent ces calculs d'apothicaire du salut fixé par les marches d'un cadran, d'une horloge, situant forcément son obtention dans un contexte strictement particulier, local, donc justifié des raisons tout aussi particulières, sans lien avec le salut de l'âme, lié à l'universel et l'infini.
Tel est d'ailleurs le dilemme, maintes fois proposé par Arnaud Mussy, en le cadrant dans le "temps" ou le "non temps", pour mieux embrouillé le cerveau ne captant pas cette main-mise sur sa partie logique, mathématique :
- Evoluer et aller vers la mort (au sens purement scientifique, l'entropie) : perdre le droit à la parole.
- Progresser et survivre (grâce à l'information, au savoir détruisant l'évolution, arrêtant son temps) : parler mais être censuré par le chef.
"Le silence est la plus grande persécution", Pascal
La confusion des concepts généraux
Le "temps" peut alors être arrêté au nom même du "temps", pour que personne ne puisse comprendre de quoi Arnaud Mussy parle, ce qui lui permet de toujours plus renforcer son discours, sa pression.
C'est cet usage de la confusion des concepts dans un même mot impossible à analyser : "temps", qui permet à Arnaud Mussy de conserver sa logique dans un discours qui semble illogique, qu'on ne peut jamais comprendre, parce qu'en employant le mot "temps" "dans ses grandes lignes", comme dirait Pascal M., bien formé par lui, il sous-entend sous ce terme, deux forces en opposition, qui lui permettrons de changer de définition du temps comme il le voudra et à tous moments, afin de faire croire qu'il est, tantôt dans un camp, tantôt dans l'autre, mais sans désigner quel temps, dans ce système, est à conserver, et lequel est le "temps" ennemi à détruire. C'est de cette façon qu'il empêche ses ennemis de répondre, car ne sachant jamais où, littéralement, se situe leur interlocuteur. Ce faisant, son discours de destruction du temps de l'évolution, peut avancer sans résistance, acquérir des adeptes du "progrès", et faire pression sur les "retardataires" spiritualistes.
Tartuffe apparaissant tantôt dans le camp de ceux qui prônent une "évolution" temporelle, concrète, traditionnaliste et spiritualiste, tirée du travail, tout en insérant à leur adresse, les signes de leur mise en minorité, de leur écartement du second camp, qui lui sera présenté comme majoritaire, dans la "fraternité", et la survie après le "jugement" de "Dieu".
Comment douter de quelqu'un qui défend les deux positions en même temps ?
Quant au terme "non temps", il a la même fonction, son sens étant seulement opposé. Cette négation renforçant l'incompréhension du concept employé, encore plus tordu à saisir.
Il désigne cette fois, tantôt l'absence de progrès, tantôt l'absence d'évolution pour lui préférer le progrès. La négativité de la formulation permettant seulement de rajouter au chaos mental de l'auditeur qui n'y comprend rien, et de prendre Arnaud Mussy pour une sommité de TETE, qu'on n'osera jamais réfuter devant une telle pré-science, maitre des "grandes idées", des "fondamentaux", tirés de la pensée vivante d'André Bouguénec.
Recoupement : Le Courrier de 2006
Le passage cité plus haut peut dès lors être recoupé avec celui-ci, disant exactement la même chose. Oui, Arnaud Mussy fustige les répétitions de ceux qui ne progressent pas, mais ne fait que répéter le même discours, simplement modifié par l'art habile de la paraphrase permanente.
C'est donc ce qui permet de comprendre son introduction du Courrier de 2006, en lequel il écrit "revenir du non temps", signifiant forcément : "je reviens"... pour une raison précise, particulière. Donc dans le contexte d'une crise, qui permettra un progrès ("revenir" = progresser, "passer"), mais dont on ne connait pas le terme "idéal", appelé dans ce même texte : "Rêve du Père-Mère", qu'il faudrait "concrétiser". Un programme clair, n'est-ce pas ? Matériel en tous cas, puisque seulement local.
Répondant ainsi exactement à la définition de l'utopie comme "rêve" issu d'un progrès infini, parfaitement flou, mais laissant toujours "M A LA TETE DES APOTRES PAR ORA", classé selon leur capacité de "passage" d'un sas : celui du Narthex de la basilique de Vézelay, représentant : un procès.
André Bouguénec, dans ce même courrier, est présenté comme "accompli" (fin du progrès") à date T, amenant un point de départ calculé ("combien de fois André évoqua"... à commencer par...). Et qu'évoqua-t-il ? Des "contorsions du temps" = désorientation et arrêt du mouvement par le fait de forces non dirigées, non maitrisées, à l'égard de ce "rêve". Donc absence de progrès, ce que le calculateur peut déceler ("combien de fois André...").
Ceci pour prétendre nous libérer malgré cet arrêt. Autrement dit André Bouguénec, à l'issue de ce calcul, devient celui qui nous trompe, amenant sa réduction à une classe : ce qu'il "représente" : la classe du rejet ("Joker de Dieu), donc la révolte, une volte-face, omniprésente sous forme d'image dans ce courrier, et mentionnée également dans la citation de Satornet, livrée plus haut.
Puis vient la méthode proposée pour "comprendre", être sauvé de notre non-passage : ôter le temps linéaire (= évolution) charnel de notre perception (lien entre le réel et le cerveau), pour lui préférer non pas un temps cyclique, comme on pourrait le croire, mais un temps linéaire, dénué de chair, de sensibilité, d'âme, un pur calcul et une utopie hors-sol, qui pourra alors tout produire.
Le progrès entrainant alors tous les projets des uns et des autres, toute leur vie propre. Car la vie EST évolution.
Reprenant la ruse des concepts généraux permettant de cacher sous une sorte de mythologie vague, un discours parfaitement logique et établi par celui qui l'émet, il ajoute : "André vient du non temps" (= du non progrès), et lui, "revient du non temps" (qu'est-ce que RE-venir, sinon progresser ?)
Plus loin Arnaud Mussy dira "j'ai atteint la "huitième GRA-dation du cube". (Grade, du mot "progrès).
Il peut ainsi à "juste titre"... logique, se dire "Maitre du temps" (cf. Satornet).
La pression de l'engagement
Voilà comment nos propres mots nous dévorent pour nous faire maigrir, et faire grossir ceux qui se les accaparent, selon qu'à force de répétition et d'admission de ce procès sans opposition, l'auditeur finit par avoir peur de ses propres mots, n'ose plus les utiliser. En l'occurrence le mot "évolution".
Quand vous aurez en effet entendu, sans pouvoir répondre, 50 versions de la même logique, vous serez bel et bien engagé, et lorsque le "groupe" des fanatiques du progrès, vous dira : "engagez-vous à la nouvelle parole d'Arnaud Mussy et abandonnez la vieille parole d'André Bouguénec, qui ne vous fait pas évoluer", votre cerveau aura alors fait le travail sans vous, et vous ne comprendrez pas pourquoi vous serez, après en avoir accepté sans mot dire toute la théorie, poussés à en accepter les conclusions pratiques. Sous peine d'exclusion de la "fraternité", de "on" ou du "groupe", en cas d'insoumission au progrès, vous opposant maintenant en toute logique mathématique, au "temps".
Ce qui renvoie précisément au dilemme épurateur evoqué plus haut :
- Ceux qui entendent la théorie, voient à peu près où elle mène, et qui seront à cause de cela, exclus du groupe
- Les autres auront droit à la parole - répétant tels des singes savants, la théorie de leur maitre -, même sans la comprendre, tout en se soumettant à sa censure.