Le 09 Décembre 2000, soit quelques jours avant qu'Arnaud Mussy nous fasse se petite mise en scène de départ du Phare-Ouest, outré par nos propos blasphématoires à son égard, les réfractaires au changement demandé par ce même personnage, furent invités à ce qui fut annoncé être une "réunion informelle", et qui comme toute réunion informelle, masque de toute programmation très objective, de mise en place d'une dynamique de groupe, formelle, finirait, via un processus de "débat" provoqué, par former un système de classes bien rigides, qui permettra un tri à l'arrivée : avec son leader (celui qui tranche "naturellement" à la fin), ses suiveurs "croyant en 2001" (ceux qui répondent vite, les "acteurs" - répétiteurs du "commun"), et ses rejetés ("ceux qui croient en 2012", parlant moins vite, et hors du "commun", de la communication du groupe).
Cette pseudo- "réunion informelle", annoncée au moment des embrassades, des bla-bla caractéristiques de tout "amicale" rencontre, permettra de sidérer notre cerveau se trouvant aux prises avec une contradiction logique : "mettre au clair" "ce jour", signifiant précisément : rendre formel un temps particulier, coupé de nos références passées, "ce qui conditionnera la suite". C'est-à-dire un temps nouveau, localisé, ayant fait table rase de nos principes antérieurs.
Y allant sans aucune illusion quant à nos positions à l'égard d'Arnaud Mussy, nous nous y étions rendus un peu par curiosité, pour voir comment ce groupe allait s'y prendre concrètement pour nous amener à ses conclusions. C'est pourquoi nous avions délibérément opté pour ne pas y parler, mais y récupérer par écrit le maximum des propos qui allaient s'y tenir, persuadés que pouvant ensuite être analysés, ils nous seraient utiles un jour, une fois lisibles à tête reposée.
Ce rapport constitue un exemple unique de manoeuvre mise en place en amont d'un échange ("informel" !) par ce groupe, toujours habile à l'oral, grâce à des procédés impossibles à déceler durant le temps de la parole.
Cet enregistrement-surprise empêchant alors nos hôtes de revenir en arrière en cas de préparation antérieure, on peut dire, que ces notes constituent une "prise sur le fait".
On verra comment le déroulement de la "réunion informelle" suit bien un processus parfaitement millimétré, chacun tenant son rôle à la perfection, au point qu'on a l'impression d'avoir face à nous des machines parlantes, qui conclueront leur "COMMUN"-ication uniforme, parla mise en place d'une structure rigide, fondée sur la vitesse de parole de ceux qui s'appellent "acteurs" :: « Le privilège des groupes, c'est le partage. On progresse vite. »
Entre les deux, un groupe de "perdants" sera institué : ceux qui ne "partagent pas", ne "communiquent pas" selon les règles de cette pensée unique.
Disons tout de suite que nous n'oserions inventer quoi que ce soit quant à ce rapport, dans la mesure où ce jour nous étions environ une douzaine de personnes, qui pourraient nous contredire aujourd'hui, même si nous savons que la mémoire leur manquerait sans doute après tant d'années. Il est cependant possible qu'un enregistrement existe, car nous savons que les gens de Néo-Phare enregistraient beaucoup de choses.
Nous proposons d'abord la lecture des échanges à l'état brut, tels que nous les avons saisis (rédigés manuellement à l'époque) en direct, incluant aussi hélas pour cette raison, forcément des pertes.
Les propos des membres acquis à Arnaud Mussy, majoritaires en nombre, seront identifiés par "NP" (pour Néo-Phare, qui n'existait pas "officiellement" à ce moment, mais qui se formera "spontanément" un mois plus tard).
"PO" désignant les propos des 5 réfractaires présents, pour Phare-Ouest.
Notre analyse personnelle, présentée à la suite des propos, sera encadrée par des crochets [ ].
***
PROPOS BRUTS :
NP : « Mettre les choses au clair ce jour ». « C'est ici, autour de cette table, qu'il faut s'exprimer », « Ce qui conditionnera la suite », « l'avenir ».
NP : « Il faut aller au bout des choses, même si ça fait un peu mal »
NP : « S'oublier pour bâtir en commun ».
NP : « Ne plus réfléchir pour soi ».
NP : « Ce que je crois est plus important que ce que je suis ».
NP : « Se faire mal »
NP : « Croire en un certain état d'esprit pour le Phare-Ouest.
NP : « Le « coeur à coeur » est une perte de temps. »
NP : « On peut se tromper d'objet. Faire des choses à l'extérieur. C'est un prétexte. Il ne faut pas oublier que notre objectif commun est la fraternité ».
NP : « Qu'est-ce que devra être le Phare-Ouest demain ? »
NP : « La transparence, au-delà des différences, de la sensibilité »
PO : « Le Phare-Ouest est bâti sur les sept ouvrages d'André Bouguénec, la fraternité/tolérance. Il faut faire des choses selon les objectifs du Phare, selon ses connaissances, en faire profiter les autres. Faire progresser les autres. Etre témoin, divulguer. Comment intégrer les nouveaux venus ? Les personnes qui écoutent ?
NP : « Quel est l'objectif qui transcende les autres objectifs ? Le plus pressé. »
NP : « L'échéance est 2001. Je ressens un objectif personnel et commun.
PO : « Peu importe l'échéance ».
NP (agressif) : « Il faut se donner les moyens ! »
NP : « Pas facile à vivre. Avoir des attitudes d'effort pour dire des choses ». « Aller au-delà de ce qu'on ressent pour le but commun. Pas fait avec plaisir. »
NP : « Avec cet objectif commun, on est sûr de l'intention ».
NP : « Il faut suivre la logique de Dieu, ce qui permet d'anticiper sur les erreurs de forme, car on se dit : je ne m'agrippe pas sur les erreurs de forme. »
NP : « Jésus prend ses disciples pour des moins que rien – Car il savait où il allait »
NP : « Objectif commun », « objectif », « projet commun », etc. etc.
NP (agressif) : « Dire si l'on n'est pas d'accord, et ne pas noter ! »
NP : « Quelqu'un qui dit : 2012 au lieu de 2001 n'est pas d'accord avec moi, donc il n'est pas “dans l'esprit“. Ça veut dire “je ne suis pas acteur“. C'est un problème, un manque de foi ».
NP : « S'inscrire dans l'urgence. Aller vite. Vite se transformer. Prendre une décision efficace. »
NP : « Ceux qui ne croient pas en 2001 seront balayés par eux-mêmes »
PO : Ici nous intervenons, critiquant la "vérité" de la supériorité numérique exclusive.
NP : « Peu importe le nombre, quand on a la sincérité ».
NP : « On est affecté des critiques des autres, parce qu'on n'a pas confiance en soi. Il faut avoir la simplicité pour dire ce qui ne va pas, la spontanéité »
NP : « Si on se dit : “c'est l'autre qui est méchant“, c'est notre égo ».
NP : « Le privilège des groupes, c'est le partage. On progresse vite. »
***
Argument général de ce procès traité dans la langue de la mécanique informatique :
Tout commence par une demande d'expression : "ici, autour de cette table". C'est là que seront débités la liste de slogans que vous venez de lire.
"Slogans", permettant de "mettre au clair" des "choses". Ceci en passant par le langage de la géométrie et des chiffres, maintenant que nous sommes enfermés dans ce "ici maintenant" qui "conditionnera une suite".
Car si on nous engage à un débat dans ce cadre masqué, il y aura un problème : nous ne nous comprendrons pas.
Ceux qui parleront le langage "commun", celui de la "vitesse", impliquant un rapport au chiffre, montrant alors leur "unité", leur "coeur", relativement aux autres, qui ne comprennent pas pourquoi, mais ne suivant pas cette logique, seront, comme on leur dit : "balayés par eux-mêmes", c'est-à-dire par leurs propres mots, que ces "acteurs" utilisent pour leur faire croire qu'ils sont "amis", alors que toute la logique, la "raison" de ce système, est d'épurer le groupe de ses individus, fautif de ne pas parler le langage "commun".
Les "acteurs" seront triés selon leur "expression", nous dit-on. Or une expression, c'est aussi une formule rapide, celle de ceux qui "progressent vite", puisqu'ils parlent le langage de ceux qu'ils veulent abattre.
Expressions (autre mot pour "slogan"), qui à force de répétition, deviendront des vérités nouvelles. Tels des axiomes, des conventions permettant de trier et séparer le "commun", qui en réalité n'est que l'ensemble de ceux qui se sont séparés par convention
***
NP : « Mettre les choses au clair ce jour ». « C'est ici, autour de cette table, qu'il faut s'exprimer », « ce qui conditionnera la suite », « l'avenir ».
[Telle fut l'injonction qui initiât cette prétendue "réunion informelle", devenant de façon surprenante : "capitale", impliquant des conséquences, relativement à notre "expression", émergeant de notre position (une forme !) autour d'une table.
Alors que naturellement (informellement !), nous nous asseyons spontanément selon la structure même de nos opinions à l'égard d'Arnaud Mussy, qui est : "au bout des choses". Pardon, de la table; lieu de la parole, de l'expression.
L'informel commençant à faire émerger une première forme, elle-même visible mentalement comme géométrie.
Le premier mot, simple : "mettre", qu'un enfant de 3 ans peut saisir, permet de s'adresser à tous, pour leur faire croire qu'ils "comprennent" plus ou moins l'infini des "choses". Tandis que "les choses" et "clair" peuvent signifier ce qu'on voudra.
Le verbe "mettre" permet de mêler le complexe au simple, l'incompréhensible (trop d'informations) avec la signification la plus triviale qui soit : "mettre", "ce jour", quelque chose "au clair", permet au plus fort en gueule, celui qui aura su convaincre qu'il comprend le sens de l'abstraction "choses", c'est-à-dire la conclusion du programme ("pour l'avenir"), de conclure, décider d'un tri à effectuer, amener à imposer un tri, suite à une parole ("expression"), pour "conditionner" la "suite".
Sa "conclusion" sera celle de la vitesse, qui est en mesure de détruire tous les "égos" en même temps, en les réduisant à rien : "ceux qui ne croient pas en 2001 seront balayés par eux-mêmes".
Il sait, alors que les autres "croient". Ce sera d'ailleurs leur demande : d'avoir la "foi", de "croire", etc. Cette demande révélant leur propre manque de "savoir", et qu'ils suivent le savoir d'un autre, auquel ils "croient", dont ils acceptent toute "l'expression".
Conditionner c'est imposer une logique en en supprimant d'autres. On a donc bien affaire à une demande de choix, de jugement, de tri.
Cet illogisme permanent, mêlant le stupide et le complexe, permet toutes les solutions, et nous oblige à nous engager sur une formule creuse, comme "mettre les choses au clair", et ainsi devoir en accepter les conséquences, en "suite".
Ceci en ajoutant cet "infinitif" présent utilisé en tous points de ce discours, pour permettre la permanence de ce "traitement" et de la croyance en un savoir, en tout "cas" de l'espace-temps.
"Ce jour", impliquant l'idée d'un besoin de "progrès", afin de mettre les "esprits forts" du côté de ceux qui veulent du "changement".
"Ce jour" permettra donc déjà d'opérer ce tri, sans que nous nous en rendions compte. Et ce tri, c'est nous-même qui le validons en acceptant cette première injonction.
D'où : s'en défaire ensuite nous amènera à nous rejeter nous-même.
Cette pure imagerie, cet onirisme, sera ensuite démontré par la "taille" des groupes, leur géométrie, et l'isolement des réfractaires, relativement au "commun" (à leurs traits communs classificateurs : répéter un langage, des mots).
Car c'est sur cela que la future victime s'engage, où dans ce contexte magique, les "choses" sont des "mots". Une fois que vous vous êtes engagés dans l'abstrait du "bout des choses", vous ne pouvez plus vous dédire et en accepter la sentence épuratrice finale.
Voilà comment le langage de l'amour se retourne contre ceux qui croient au sens des mots, bernés par ceux qui ne croient qu'au pouvoir des mots.]
NP : « Il faut aller au bout des choses, même si ça fait un peu mal »
["Aller au bout des choses", c'est aller au bout du "programme", donc au tri final, l'homme trié par le recours au système binaire plaisir / douleur.
Le plaisir c'est rentrer dans une forme, le formalisé.
Les poussières qui seront triées au moment du "jugement" (décision du programme), c'est la "douleur" du rejet dans l'informe, donc l'informel.
En toute conclusion : "le privilège des groupes c'est le partage, on progresse vite". Car c'est ce "partage" qui crée une forme globale, un système, qui trouve le plaisir après la douleur. Plaisir parce qu'accepté pour parler "vite", vite débiter les slogans qui feront de lui quelqu'un dans le nouveau système, après tri, appelé "2001". Un mot qui fait plaisir.
Dans une logique de groupe, éliminer tous les éléments en trop, inutiles, qui se répètent, à mesure qu'on les trouve, c'est permettre l'accélération du progrès, par l'information pertinente, utile.
D'où les "acteurs", sont, eux, dans l'action. Les autres non.
Une fois les éléments équivalents, inutiles pour réduire l'incertain, supprimés, on peut "trancher" en créant son quotient (épuration de ce qui se répète, symbolisé par le son déplaisant : "2012 au lieu de 2001".
L'individu, n'est plus rien aux yeux du groupe, de l'ensemble, qui lui est accepté en fin de traitement.
"Même si ça fait un peu mal" : même si cela nous oblige à nous séparer de nos valeurs héréditaires, de nous-mêmes.
Il faut voir dans cette "concession" apparente, le piège du langage équivoque, suscitant la baisse de la garde, et l'idée que ces gens-là comprennent mieux que nous la nécessité d'un progrès, tout en le posant comme mesure utile, pour obtenir des "privilèges".
Parlant notre langage (plaisant), ils sont "avisés" et on peut leur faire confiance, ils savent mieux que nous. Ecoutons-les nous vanter les mérites du progrès : avancer dans une hiérarchie.
Sauf qu'eux-mêmes ne savent pas ce qu'ils disent, ils "croient", affirment-ils eux-mêmes, et donc ne font que répéter les mots-slogans de leur maitre, celui qui "sait" encore plus, car personne ne parle mieux que lui notre langage. "Je me réclame à 100% d'André Bouguénec", Arnaud Mussy, Le Télégramme. Qui dit mieux ?
Cette logique nous empêche de douter, de raisonner à contrario de son projet, en contradiction avec celui d'André Bouguénec, traitant l'erreur comme quelque chose d'utile. Donc la répétition pour se former.
Les naïfs, cherchant les places de "plaisir", en tireront la nécessité d'un oubli de notre enseignement. Puisque la "vitesse", implique précisément de cesser nos études, de "simplifier" ses "cas", et à terme, évidemment, les oublier. Mais "au nom d'André Bouguénec", afin de détruire nos capacités de raisonnement, de perception des contradictions, des dérives.
C'est là que les signes doivent se réduire à des sons, des ondes sonores programmant les individus par une "expression" décisive, les ennivrant tellement de leur "force" (toujours plaisante), qu'ils en oublient de voir.]
NP : « S'oublier pour bâtir en commun ».
[Comment ne pas y voir un slogan.
Qui n'obéit pas à cette injonction et cette oppression, va "contre" le commun de l'ensemble du "groupe", à de mauvaises "intentions", ne "s'oublie pas". C'est un égoïste, son âme est sale, il ne COMMUNique pas avec les mots du groupe, comme le font ici tous ces "acteurs".
Acteur de quel scénario ? Celui de l'homme invisible qui participe de ce commun, lui aussi, en apparence, pour au final passer pour le seul qui soit capable de savoir à quoi renvoie ces "slogans nommés "expression" ou "réflexion". Et qui tranchera à la fin.
Ainsi se mettent en place les pièces du procès d'intention qui se conclura par "ceux qui ne croient pas en 2001, seront balayés par eux-mêmes" : comme en tout bon procès d'intention, ceux-là devront en effet s'accuser eux-mêmes d'être contre le "commun".
Parce qu'ils ne "croient pas" aux mots de celui qui "sait", forcément.
Qui en effet oserait s'opposer à un tel slogan sans passer pour un "méchant" ? C'est-à-dire en s'excluant soi-même du "commun".
Cette injonction, émise au présent de l'indicatif : "S'oublier"... "bâtir", acceptée, permettra en revanche, tous les "futur".
Ce qui amène à la logique du bouc émissaire (qui valorise l'individu), devant s'exclure lui-même pour permettre au groupe de "bâtir" son utopie, où les hommes ne réagissent plus, ne sont plus contrôlés que par un système de signes, que sont les mots convenus, en tant qu'associés au plaisir ou à la douleur, pour les réguler.
On nous dira : "même si ça fait mal".]
NP : « Ne plus réfléchir pour soi ».
[Réfléchir, c'est "exprimer" une "réflexion" orale, puisque non intérieure. Et une "réflexion", c'est un parler rapide, le parler de ceux qui "croient" sans savoir ce dont ils parlent, mais qui accepteront les conclusions du maitre du débat, quand tout aura étét accepté puisque ces mots sont utilisés par des "acteurs" qui nous font le récit de leur amitié.
C'est pourquoi, une fois ces mots acceptés par nous-mêmes, qui n'oseront pas dire par exemple : "je me fous du commun", ne pourront plus être balayés que par eux-mêmes, s'ils n'acceptent pas la conclusion issue de tels axiomes.]
NP : « Ce que je crois est plus important que ce que je suis ».
[Ce que je crois s'oppose à ce que je sais, et ensuite à ce que je suis. Le "singe savant" est un acteur de cirque, qui "répète" son rôle en répétant des croyances.
Comment faire autrement, face à ces formules concises et complètement abstraites, ne révélant jamais leur objectidf concret ?
Croire, répéter et obéir aux conclusions de ces simples signaux, permettront à ceux qui ne sont pas dans le secret de ce système, de s'imaginer que leurs adversaires possèdent eux-mêmes un "savoir" secret, qu'on n'ose réfuter.
Alors qu'ils ne font que répéter des "gestes" verbaux qu'on leur dicte, mais qui ne sauraient correspondre à une expression issue d'eux-mêmes : "ce que je suis" : l'individu cherchant, pensant, et se faisant sa propre idée de la réalité.
L'imitateur ne comprend rien à ce qu'il dit, mais fait illusion de parler comme un savant, préférant cette situation à celle du travail personnel qui l'accomplirait avec son savoir. Ce qu'on appelle la connaissance.
La fonction de ce parler court, incompréhensible, ramassé sur un "point", c'est d'amener l'individu à réduire son langage, et par-là sa pensée personnelle, lui faire perdre son être, son socle personnel, en lui faisant croire que par ce moyent il va survivre, puisque "2001" est aussi le terme d'un jugement.]
NP : « Se faire mal ».
[D'où : se faire mal c'est se départir de soi-même".]
NP : « Croire en un certain état d'esprit pour le Phare-Ouest.
["Croire" un UN (seul) état d'esprit, POUR le phare-ouest, c'est croire en l'esprit de système, qui permet, par ce moyen du parler court, de créer des classes, de tester des "états d'esprit", et de les ranger définitivement : "2001" Vs "2012".]
NP : « Le coeur à coeur est une perte de temps ».
[Le coeur à coeur est une relation entre deux individus qui se parlent naturellement, fondée sur leur accord tacite et naturel, sur le sens des mots échangés.
Le "coeur à coeur" désignant une relation d'égalité sentimentale, est alors, en toute logique, une "perte de temps", car la discussion peut courir longtemps.
Le parler court, nécessite de se défaire de son langage de bon sens, de la vue naturelle et immédiate des choses, pour pouvoir "sentir" la nouvelle logique, celle de la réaction la plus rapide possible aux slogans et ordres du maitre, puis de leur répétition.
Alors on monte en grade. On nous dira en conclusion, ou plutôt on nous imposera ce son : "le privilège des groupes, c'est le partage, on progresse vite".
Les "élus" seront ceux qui "croient en 2001". Cette dernière date signifiant quoi dans notre enseignement ? La date d'un procès, d'un tri et d'une séparation.]
NP : « On peut se tromper d'objet. Faire des choses à l'extérieur. C'est un prétexte. Il ne faut pas oublier que notre objectif commun est la fraternité ».
[Le mot-alibi : "fraternité", permet ici de prouver l'alibi de la "méchanceté", représenté par une image géométrique : sortir de l'ensemble, du cercle "commun" : faire des choses à l'extérieur.
Aller à l'extérieur, c'est se doter d'alibis pour sauver sa "mauvaise foi". C'est un "prétexte", l'âme de celui qui parle le "coeur à coeur", est sale, hypocrite. C'est un faible (l'image du cercle faisant naitre l'idée de sa force, pour celui qui s'y inclue), qui n'ose pas avouer ses véritables intentions.
La fraternité étant tout au contraire le prétexte parfaitement nominal, à terroriser. "Aller à l'extérieur", c'est se trier soi-même du groupe.
"2001" n'est-elle pas la date butoir d'un tri consécutif d'un procès ?]
NP : « Qu'est-ce que devra être le Phare-Ouest demain ? »
[Préparation d'un slogan et d'une demande de légalisation ("devra être"... "demain"), présupposant qu'un nouveau Phare-ouest, soit inéluctable.
Demain c'est un progrès, et "le sas", le tri. Notez que cette réunion à lieu à la veille de 2001, en Décembre 2000.]
NP : « La transparence, au-delà des différences, de la sensibilité ».
[La transparence, c'est se confesser, avouer ses fautes. Là encore, faute de singularité, de différenciation, de ne pas accepter le code commun, qui détruit la langue de l'infini pour couper la différenciation, l'évolution personnelle.]
PO : « Le Phare-Ouest est bâti sur les sept ouvrages d'André Bouguénec, la fraternité / tolérance. Il faut faire des choses selon les objectifs du Phare, selon ses connaissances, en faire profiter les autres. Faire progresser les autres. Etre témoin, divulguer. Comment intégrer les nouveaux venus ? Les personnes qui écoutent ?
[Spontanément, un débat est créé sur le sens du mot "fraternité", qui est une cause, donc une dé-finition pour le Phare-ouest (socle, commencement). Cet exemple montre comment on a bien ici deux types de langages qui s'opposent sur des termes vagues, alors que le langage qui obtiendra la victoire dans le débat est déjà connu : ce sera celui du nombre, du "groupe", celui qui dévore la personne de l'autre, au nom de l'abstraction fraternité, laquelle fera en retour, grossir quelqu'un d'autre de bien concret.]
NP : Quel est l'objectif qui transcende les autres objectifs ? Le plus pressé ? »
[L'objectif, c'est le contraire du subjectif. L'objectif le plus "pressé", après avoir créé le débat, la division et les chocs, sera de revenir à une paix par acceptation de "dire 2001", en répéter les slogans émis par une majorité (le "commun") artificielle, qui en acceptera les conséquences.
Car une fois engagés sur ces mots creux, toute personne sachant manier leur expression et leurs conséquences, aura le pouvoir sur les autres.
L'objectif - général, majoritaire - "transcende" (est géométriquement et verticalement supérieur) LES (autres) objectifs - particuliers, minoritaires, pour les dépasser et les supprimer à l'issue de ce programme de tri. L'individu n'y est plus rien.]
NP : « L'échéance est 2001. Je ressens un objectif personnel et commun. »
[L'échéance (mot issu de "cas", comme "occasion"), prend prétexte de la crise, de la peur de la mort, portée par le mot "2001".
Par contre : Gaffe ! notre interlocutrice, n'ayant sans doute pas suffisamment bien appris son script, manque de "transparence" et use encore de quelques termes honnis : "Je", "Personnel", et pire : "ressentir"... Alors que la loi, tranchant par le recours au chiffre, doit toujours paraître, justement, "IMpersonnelle", être la loi du commun, qui se pare de la magique "volonté générale" pour décider, "même si ça fait un peu mal".]
PO : « Peu importe l'échéance ».
[Ici un membre du Phare-ouest va instinctivement recadrer les choses en classant l'échéance en terme d'im-portance, quantitativement.]
NP (agressif) : « Il faut se donner les moyens ! »
["il faut", c'est la loi, qui s'impose à tout, pour prendre les moyens d'aller aux fins, au "bout des choses", terminer le programme de retrait, issu du jugement par le tribunal-machine.]
NP : « Pas facile à vivre. Avoir des attitudes d'effort pour dire des choses. »
["Dire des choses", c'est trancher, juger celui qui doit partir, le bouc émissaire. "Pas facile à vivre"... dans un cadre de conflit, et pour la victime elle-même, bien entendu.]
NP : « Aller au-delà de ce qu'on ressent pour le but commun. Pas fait avec plaisir. »
[Répétition des mêmes slogans.]
NP : « Avec cet objectif commun, on est sûr de l'intention ».
[Intention convenue...]
NP : « Il faut suivre la logique de Dieu, ce qui permet d'anticiper sur les erreurs de forme, car on se dit : je ne m'agrippe pas sur les erreurs de forme. »
["Suivre" la logique de Dieu, c'est en faire le procès et en lire (log, leg, lire) les termes pour les retraduire, à seule fin de les faire traiter par le groupe, qui en tirera un changement de "forme", une nouvelle "information" validée par le groupe terrorisé par les "noms". Celle-ci amenant à trancher, à éliminer les retardataires.
"L'erreur" servant de défausse à celui qui "fait mal" à l'individu, pour la cause du "groupe" : l'informel prenant forme comme meute cruelle ("même si ça fait mal", quand "le coeur à coeur est une perte de temps", et que la vitesse est devenue le critère de validation d'un changement de programme nécessaire à la survie : alors mort aux faibles), se protégeant de sa propre auto-destruction, pour se décharger de ses propres instincts et ainsi protéger le groupe.
Mais comment donner une forme "logique" à Dieu, qui est infini et omniprésent, dépassant forcément toute logique ? C'est que cette "forme" est justement finie, et que ce "Dieu" dont le sens est ainsi retraité, va devenir en fin de "logique", le bouc émissaire permanent, celui qui impose ce "sacrifice" si douloureux.
"Suivre" supposant la mesure d'une vitesse, celle-ci sera le critère de ceux qui vont vite à trouver des boucs émissaires, à participer du jugement de ceux qui invoquent Dieu, pour ne pas "suivre" le groupe.
"Anticiper" ces erreurs, c'est justement intégrer la logique de la vitesse pour "excuser" ces prétendues "maladresses", être le premier à les excuser, à faire dans l'angélisme au sujet des décisions du chef, qui seront alors toujours prises pour des "erreurs de forme".]
N-P : « Jésus prend ses disciples pour des moins que rien – Car il savait où il allait »
[Voici un exemple de cette "logique", accusant Dieu sans avoir l'air de l'accuser.
La logique de Dieu conduit, forcément, à Jésus, son héritier, qui "prend ses disciples [héritiers de l'héritier] pour des moins que rien", car il "sait" où il va... Ce qui est le cas... s'il les manipule.
Bizarrement ici on ne parle plus au présent, mais au passé : "il savait", il n'est pas pour le "progrès" : il va vers... le passé.
Cette "fidèle" référence, "suivant" la "logique de Dieu", nous fait entendre que Jésus manipulait ses disciples. L'analogie avec André Bouguénec est alors évidente. Elle suit forcément "la logique de Dieu". Expression équivoque, que nous avons acceptée, etc. et qui maintenant nous oblige à nous auto-surveiller si nous ne voulons pas nous dédire aux yeux du groupe.
Arnaud Mussy crée ici un virus : il inocule en notre cerveau, la probabilité que Jésus ou à sa suite André Bouguénec aient pu se foutre de nous.
D'où, Arnaud Mussy peut offrir mieux : une protection "claire" contre les manipulateurs, comme il est bien "exprimé" au départ, mais à condition que nous suivions le "commun", etc.
Cette "logique" n'est alors que le prétexte à nous faire admettre une inversion de nos programmes, de "ce que nous sommes", pour le "commun".]
NP : « Objectif commun », « objectif », « projet commun », etc. etc.
[ad nauseam...]
NP (agressif) : « Dire si l'on n'est pas d'accord, et ne pas noter ! »
[Cette agression nous visait, évidemment, puisque "notant" ce que vous lisez actuellement. Notre parole accusée par sa faiblesse : "dire et ne pas noter". Autrement dit : nous avons peur de la parole. L'écrit devient une faute quand il n'est pas une réécriture de notre enseignement, pour une inversion de notre programme.
Ecrire permet en effet de prendre du recul sur ce qui est écrit et a été dit. De ne pas juger avant l'heure et d'être prudent.
Evidemment, la vitesse, comme critère du groupe, se sauvant par ses jugements contre les "minoritaires", empêche d'accepter une telle "logique".
Comme notre écrit qui pourra servir de témoignage un jour ou l'autre. Il est alors réduit à l'état de simple "note". Sans conséquence, juste personnelle.]
NP : « Quelqu'un qui dit : 2012 au lieu de 2001 n'est pas d'accord avec moi, donc il n'est pas “dans l'esprit“. Ça veut dire “je ne suis pas acteur“. C'est un problème, un manque de foi ».
[Encore "dire", "2012" caricaturant ceux qui "disent" longtemps. Ils sont qualifiés de fauteurs de guerre ("n'est pas d'accord avec moi"), présentent un problème, car ne débitant pas des paroles qu'il ne faut jamais que "croire" ("un manque de foi"), et répéter pour qu'elles deviennent des vérités. "L'esprit de vérité", comme le dit Arnaud Mussy en se servant de cette formule creuse, quand elle est tirée de son contexte.
Au contraire ! "2001" = "aller vite" = ne pas être un traitre = Etre sauvé = Etre "dans" l'esprit de système.
"Etre acteur" devient : participer de cette mise en scène de procès d'intention.
L'étiquetage, sans une suite logique, opposera des individus : "quelqu'un qui dit"...]
NP : « S'inscrire dans l'urgence. Aller vite. Vite se transformer. Prendre une décision efficace. »
["S'inscrire" justement, c'est écrire, c'est signer pour sa place en "changeant de forme" pour créer des "effets" dans la tête des autres.
L'écriture créant le futur, et la signature d'un engagement pour lui. C'est le "contrat" social, qui assure la main-mise du chef sur le groupe, dans la mesure où en s'engageant ainsi, se dédire serait se dédire contre soi-même.
S'inscrire précisément dans quoi ? Dans l'urgence, amenant le rejet des lents.
Cette désinformation est amenée par la peur de la crise, amenant à son tour la peur de la mort.]
NP : « Ceux qui ne croient pas en 2001 seront balayés par eux-mêmes »
[Nous sommes donc arrivés au verdict d'élimination du réfractaire. La vraie conclusion de ce procès, nous demandant de "croire" et de laisser la place à ceux qui "savent", répétant bêtement, comme des animaux bien dressés, leurs slogans.
Les "lents" seront balayés par "eux-mêmes", car ce sont les mots de notre propre système de langage qui sont utilisés pour ce faire.
Nous devons donc, à l'issue de ce procès caricatural, nous dire que nous avons un problème à l'égard de "2001", sans comprendre le sens des termes qu'on nous oppose. Mais leur formulation est telle qu'elle sidère l'esprit, le cerveau étant ici empêché de comprendre de quoi on lui parle, tout en lui laissant croire qu'on lui parle en langage "ami".
On aura même pris un air apitoyé pour vous le confirmer : "pas fait avec plaisir".
Mais celui qui conclue est bien le chef de cette petite hiérarchie apeurée, celui qui balaie les poètes d'un revers du bras : Une purge sera opérée, les accusés s'auto-accusant eux-mêmes. Les "poussières" ne passeront pas le "sas", et se tairont même devant leur jugement, puisqu'opéré en tirant partie de leurs propres énergies : le mot "amour".
En "balayant" et en se balayant eux-mêmes au regard des autres éléments du groupe, qui eux se positionnent verticalement en fonction de leur capacité à la répétition.
Oserait-on s'élever contre "2001" ? Une opposition à Arnaud Mussy "serviteur" d'André Bouguénec, deviendrait de facto une opposition à André Bouguénec, et le tour est joué.
Les réfractaires s'en iront donc tête basse, croyant déjà dans leur cerveau, à leur... "trahison".]
PO : Ici, face au jugement final, nous intervenons, critiquant, pour le dire rapidement, la "vérité" d'un tel verdict énoncé au nom du nombre.
NP : « Peu importe le nombre, quand on a la sincérité ».
[L'argument de la "sincérité" est fréquent chez Arnaud Mussy, pour l'opposer aux "hypocrites". D'où à présent l'hypocrite c'est nous, qui ne percevons pas la "sincérité" de tous ces petits juges , ayant la "foi".
Mieux : c'est nous qui donnons trop d'importance au nombre, qui sommes le "calculateur" caché. Les infiltrés sortent à présent de leur petit jeu, pour prôner... le coeur à coeur, le langage non intéressé... de bonne foi.
Tel est l'avantage de parler tous les langages en même temps, de gérer toutes les positions contradictoires.]
NP : « On est affecté des critiques des autres, parce qu'on n'a pas confiance en soi. Il faut avoir la simplicité pour dire ce qui ne va pas, la spontanéité »
[Après notre procès en moralité vient le procès en mise en minorité psychologique, devant "l'assurance" "des autres", la majorité.
S'ils sont nombreux, c'est sans doute qu'ils ont raison, doit se dire l'accusé.
Les autres sont "simples", entendre : pas des intellectuels.
Qu'est-ce que la "simplicité" ? C'est la langue de la géométrie, des tailles, qui permet de niveler au maximum la complexité du spiritualisme pour le rendre acceptable au plus con de tous.
Dès lors on taxera le réfractaire de "compliqué", allant chercher trop loin... prenant trop de temps pour démontrer les choses...]
« Si on se dit : “c'est l'autre qui est méchant“, c'est notre égo ».
[Toujours le même procès d'intention, fondé sur des paroles ("si on se dit"), interprétées et retournées contre celui qui parle : il délire ("si..."), et est seul ("se") contre "l'autre", masse invisible qui prouve que c'est "l'égo" (minoritaire) qui est en réalité "méchant".
"Si" est la marque de l'hypothèse. La graine du doute doit germer dans l'esprit de la victime.
L'égo étant le contraire du commun, de l'ensemble, impliquant "gentillesse" parce que "majoritaire" et "bon". Le mot "commun", utilisé, ne le prouve-t-il pas ?]
NP : « Le privilège des groupes, c'est le partage. On progresse vite. »
["Le privilège des groupes, c'est le partage de la même forme et se minéraliser, puisqu'ils sont "simples".
On progresse alors forcément à toute vitesse pour rentrer dans la hiérarchie du "commun", qui finalement ne signifiait pas "amour", mais pouvoir, avoir des privilèges.
Le sens étymologique du mot "privilège", c'est "premier dans la loi".]