Courrier d'Arnaud Mussy
Buenos Aires, le 31 Aout 1994
[Manuscrit ]
A l'attention de Sandrine, Marie-Annick, Pierric, Alain et André,
[/ manuscrit]
Pardonnez moi pour cette lettre collégiale non manuscrite, mais ayant décidé de l'adresser à chacun de vous, il m'a semblé plus pratique (compte tenu de sa longueur) de la taper à la machine. J'espère que vous ne me tiendrez pas rigueur de cette RAISON qui peut manquer d'ARDEUR.
Ne m'en veuillez pas non plus pour ce long silence, mais ces dernières semaines, je n'avais pas la tête à écrire. Cela fait 2 mois que la mère d'Ana Maria, porte étendart d'une armée d'hypocrites, me livre un modèle de guerre "feinte".
Notre retour en France, mes lectures impies (cf; collection Sator), l'évolution globale d'Ana Maria, nos absences à la messe, etc ... sont autant d'éléments, qui vont à l'encontre de la bonne morale bigote de ces gens là.
Ici, vous l'aurez compris, c'est d'une toute autre cabale dont il s'agit.
Comme si ce n'était pas suffisant, je me trouve en plus empêtré dans je ne sais quelle dette karmique angélique avec ces autres endiablés de l'immigration argentine.
Ils m'en font voir de toutes les couleurs les bougres.
A chaque RDV, ils repoussent les limites de l'incompétence avec une bêtise "HELAS TIC".
Après 7 mois et 40 jours d'attente, c'est avec une certaine bonne humeur que je suis allé retirer ma carte de séjour, sésame incontournable pour travailler. Tu parles, bernique...
Après 3 heures inter-"minables" de queue, debout, LA VIE DES SYMBOLES dans les mains, un des sbires du service d'immigration m'a fait savoir que j'étais bon pour 40 jours supplémentaires.
40 étant le nombre symbolique de l'attente, c'est plus qu'il n'en faut pour prendre tout cela avec philosophie. Mes coups de gueule vont d'ailleurs decrescendo, tant je commence à m'habituer au rythme de mon séjour argentin, marqué plus que jamais sous le signe de la patience.
Au delà de la gangue caractérisée par la fainéantise et la médiocrité de ces gens là, je crois deviner une de ces petites leçons "précieuses" que la vie vous donne, afin de s'enrichir intérieurement.
Quoi de plus normal en ARGENT "IN" !
N'est ce pas là, le clin d'oeil phonétique de ce pays "d'écueils" ?
Heureusement, face aux DIETES imposées par ces TIEDES, tu me serts, Chère Sandrine, une appétissante RAISON ARDENTE qui ETENDRA mes RAtIONS jusqu'à mon retour en France.
J'en profite pour vous informer qu'Ana Maria veut tenter l'aventure française pendant un an ou deux, et demande de ce fait, une mutation dans une filliale de sa boite qui vient d'ouvrir à Paris.
Si l'administration ne s'entête pas à me faire réciter "la table de 40", j'aurais tous les papiers en règles pour un éventuel retour en Argentine. Et cette fois, ce ne sera pas dans cette ville "azimutée" de Buenos Aires, mais plutôt au sud, dans un endroit à taille humaine. Pour le moment une seule chose est sûre; la date de notre retour en France est prévue pour le 12 décembre, soit 3 fois 40 jours...
Mais revenons plutôt à la RAISON ARDENTE qui vous anime tous: Sandrine, Marie Anick, Pierric, Alain, André et les autres...
Je ne tenterai pas de décliner les facettes de cet oxymoron par de jolies métaphores, car Sandrine l'a fort bien fait avec toute la sensibilité et le talent que vous lui connaissez.
Comprenez-vous pourquoi j'attends avec impatience le mois de décembre pour vous revoir tous, vous parler, vous QUESTIONNER, et vous exprimer ma profonde amitié ? Ne vous méprenez pas sur le retard de mon courrier car je pense souvent à vous.
D'ailleurs, comment pourrait-il en être autrement ?
Je me "livre" presque chaque jour avec le même plaisir à tes écrits inspirés André, et reste, depuis plus d'un an, toujours aussi bleuffé par le charisme de tes "PAN"-sées. Ce qui dans les premières semaines, risquait de n'être que l'excitation intélectuelle d'une curiosité en mal de nouveautés, s'est transmutée dans l'athanor de tes mots, en un coup de coeur assorti d'un profond désir de s'améliorer. Le plus difficile étant, vous l'imaginez, de tordre le cou aux vieilles habitudes.
Quand je pense à ton combat contre la tiédeur, comment ne pas t'imaginer, Cher André, dans la peau d'un personnage à la fois "DON QUI (chu)-CHOTTE" et "SANG CHAUD" ?
Un chevalier qui passe sa vie, cabbale en selle, à "croiser le FAIRE-BE" contre les "H"ommes; contre nous tous, ces ombres d'ANGEs, quotidiennement "déchus" de ne pas être des GEANts;
ces "grands" X solitaires, qui du haut de leurs "MOULES UN A PAS ROLES", te prennent pour un fou, tout en brassant le vent stérile de leurs pensées.
Mais qui est le plus fou dans l'histoire ?
Toi, ou nous, les dingues, les "ME-niés tu dors...", aveugles et sourds face à ce "Verse Eau", qui attend que nous nous édifions en de "VERS-ETATS-BLES MOULES-UNS A/O" (Adama\Osouema) !!!
En définitive, il ne tient qu'à nous de creuser dans tes livres et au fond de nous même, afin de permettre à ces deux rigoles d'alimenter nos moulinets.
Malgré le "barrage" de la langue, Annie M. [A l'époque, compagne d'Arnaud Mussy] poursuit ses lectures avec ténacité, et chacune de ses questions est pour moi un test impitoyable.
Comment ne pas être lucide sur le chemin qu'il me reste à parcourir ?
Trop souvent, il m'arrive de bégayer des bribes mémorisées dans tes livres, faute d'articuler les fruits de mon assimilation.
Il y a au moins une chose que j'ai assimilé, c'est que tes ouvrages sont à chaque lecture, (et Dieu sait s'il en faut), une source intarissable de joie et d'humilité.
Aussi, jusqu'à preuve du contraire, sans recherche de son G (perdu) ou de sa G(lose), l'ANGE reste "braiement" un AN?E.
[Manuscrit ]
Mes chers amis, c'est par ce "HI HAN" que je terminerai cette "bafouille" en vous embrassant toutes et tous affectueusement ! (sans oublier celles et ceux dont j'espère faire connaissance en décembre).
A bientôt
Arnaud
[/ manuscrit]
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PS: Je crois deviner que vous m'attendez gentiment au tournant avec mes questions. De mon côté, c'est avec plaisir que je vous attends au suivant avec vos réponses.
Cette fois, j'ai pris soin, au fil de mes lectures, de consigner mes questions dans un carnet.
Cependant, les thèmes me semblent trop éclectiques pour être traités par écrit, dans les 3 mois qu'il me reste à passer en Argentine. Je vous propose donc, si vous êtes toujours d'accord, de venir vous rendre visite avec Ana Maria en décembre, afin d'avoir vos LUMIERES.
La sortie des MYSTERES DE MARIE est-elle toujours prévue pour la fin de l'année ?
[Manuscrit ]
PPs : 135 fois merci d'exister André !!
Reçois toutes mes pensées affectueuses.
[/ manuscrit]



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Notre analyse du Courrier d'Arnaud Mussy
Sections manuscrites
Signalent une classification, nommant des phare-ouestiens par la lettre manuscrite, presque humaine... puis s'adressant à tous, avec une machine.
Cette apparente contradiction n'en est plus une dès qu'on comprend la logique : elle sera entendue différemment selon les "lecteurs" à qui elle est adressée. Car équivoque.
La machine : c'est pour tous ("à chacun de vous"), c'est la langue du groupe, appelée la langue de l'amour, mais... mécanisé. L'écriture charnelle, vivante, c'est pour quelques-uns, mais avec la démonstration mathématique qu'ils sont aussi des variables, qui peuvent sauter à tout moment. Leur peur commence à s'installer. Ce grand saint pourrait plus tard les rejeter, et d'autres - ceux qui ne participent pas du "groupe".
D'où son explication : il s'arrête de rédiger les noms un par un (car il a "compté" leur "longueur" = perte de temps, et les réduit dans une classe d'équivalence), pour préférer la logique du groupe, qui elle sortira de la machine, menant au pouvoir ("collégiale", du fait d'une "décision" - déjà ! RATIONNELLE) : "Pardonnez-moi pour cette lettre collégiale non manuscrite, mais ayant décidé de l'adresser à chacun de vous, il m'a semblé plus pratique (compte tenu de sa longueur) de la taper à la machine. J'espère que vous ne me tiendrez pas rigueur de cette RAISON qui peut manquer d'ARDEUR."
Le mot "Raison" apparaissant en majuscule et plusieurs fois dans le texte.
La "lettre" "collégiale", ce sont les signes de ce qui va bientôt se former. La machine rendra cette évolution inéluctable, bien qu'encore faible ("manquant d'ardeur").
Les médiocres
Sa Collégiale (qui prendra de "l'ardeur" dans quelques années), justement, sortira elle aussi d'une administration en conseil : celle du Phare-ouest. Quelle coïncidence !
C'est même la première phrase de sa "charte" : "Suite à plusieurs réunions, le conseil d'administration a établi des objectifs et des principes de mise en place de la Collégiale en essayant de se situer dans une projection idéale pour l'avenir."
L'administration argentine est quant à elle le mauvais exemple de l'administration, mauvaise gestionnaire de sa GEO-métrie d'allers-retours, contrairement à Arnaud Mussy qui en a la maitrise RATIONNELLE. On en a le tournis, si bien qu'on n'y comprend plus rien à ses "aller-retours" entre les bons (France) et les méchants (Argentine). C'est le symbole de son double langage, permettant d'être entendu de tous. N'a-t-il pas "La vie des symboles" sous le bras, pendant qu'il calcule ?
Sa compétence en ce domaine sera bien récompensée en cette future collégiale : "Toutefois, le conseil d'administration est conscient de la souplesse d'adaptation nécessaire pour gérer la période jusqu'au Sas".
C'est-à-dire la gestion d'un pouvoir de séparer, de juger dans un test permanent, jusqu'au "sas". Cela s'appelle un contrôle. On est à deux doigts du pouvoir.
Les Argentins, qui seront bientôt séparés de lui, ne savent pas décider (les "argentins" = passé), freinant "l'ardent" Arnaud Mussy : ce sont des "lents" (ils ne "s'adaptent pas" !). Associés à un livre, qui doit être relu avec "patience". Cela va bien ensemble pour mettre le doute sur le temps long, d'une lecture inutile pour l'action.
Les gestionnaires du contrôle continu ne peuvent pas, eux non plus, aimer les livres, qui mènent à une connaissance, impliquant de prendre le temps de se nourrir, de digérer et de reprendre plus tard.
Ces travailleurs sont traités de "bougre", ce qui renvoie à leur bêtise, celle de l'âne, qui reviendra à la fin en rapport avec les anges... un modèle d'amour mécanique, mené par des lettres, et la géométrie : "Aussi, jusqu'à preuve du contraire, sans recherche de son G (perdu) ou de sa G(lose), l'ANGE reste "braiement" un AN?E.
Mes chers amis, c'est par ce "HI HAN" que je terminerai cette "bafouille" en vous embrassant toutes et tous affectueusement ! (sans oublier celles et ceux dont j'espère faire connaissance en décembre)."
Le G c'est la GEO-métrie "perdue", qui empêche 'l'ange" = la machine, de s'améliorer. Alors il reste "bête". Mais pour Arnaud Mussy tous les hommes sont bêtes. Il en fait lui-même partie. Mais moins que les autres, car il calcule, est géomètre, et par cette qualité, prétendra servir l'homme, qu'André Bouguénec laisse à l'état de bêtise. Il est "un chevalier qui passe sa vie, cabbale en selle, à "croiser le FAIRE-BE" contre les "H"ommes; contre nous tous, ces ombres d'ANGEs, quotidiennement "déchus" de ne pas être des GEANts;"
Le quotidien représentant parfaitement l'attente stérile, dont le résultat est toujours la "déchéance" : le rejet dans une classe minoritaire en taille (géométrie) : ils ne sont pas des "géants".
Alors que la géométrie de ses voyages est telle que ce calculateur supérieur, nous amène à nous dire : nous n'y comprenons rien, mais lui SAIT. Et apportera la "preuve du contraire", par les chiffres : l'ange peut devenir géomètre, et devenir un "géant".
C'est à ce géant qu'André répondra en présentant un chien (pythagoricien = géomètre)... chu et déchu.
"L'élasticité" de "bêtise" des "fonctionnaires" (ceux qui fonctionnent comme de mauvaises machines) argentins, étant celle du temps perdu, qui s'étire, pour rien.
"Comme si ce n'était pas suffisant, je me trouve en plus empêtré dans je ne sais quelle dette karmique angélique avec ces autres endiablés de l'immigration argentine.
Ils m'en font voir de toutes les couleurs les bougres.
A chaque RDV, ils repoussent les limites de l'incompétence avec une bêtise "HELAS TIC".
André Bouguénec caricaturé en fou
André est pris pour un fou qui perd son temps : Sancho Pancha, symbole du pourfendeur de moulins à vent : "Un chevalier qui passe sa vie, cabbale en selle, à "croiser le FAIRE-BE" contre les "H"ommes; contre nous tous, ces ombres d'ANGEs, quotidiennement "déchus" de ne pas être des GEANts;"
L'humaniste (qui défend les "hommes"), viendra nous sauver de cette folie anti-progrès.
"Le plus difficile étant, vous l'imaginez, de tordre le cou aux vieilles habitudes."
Dans cette mise en scène, André Bouguénec est d'ailleurs pris pour un fou par ses propres disciples, qui seront les futurs élus après ce test, pour rentrer dans la "fonction" utile et active, calculante, voulant être des "géants" : ceci pour flatter leurs oreilles vaines et vaniteuses.
Ceux qui se sentiront visés, seront alors tentés d'abandonner André Bouguénec pour le camp du progrès :"ces "grands" X solitaires, qui du haut de leurs "MOULES UN A PAS ROLES", te prennent pour un fou, tout en brassant le vent stérile de leurs pensées.
Mais qui est le plus fou dans l'histoire ?"
Les fous (isolés : "solitaires"), continueront, eux, à suivre le fou de "l'histoire" : un pur récit, une mise en scène de procès.
L'Autre Mystère de Marie
La "sortie" du livre est prévue pour une "fin" d'année : un cycle. "La sortie des MYSTERES DE MARIE est-elle toujours prévue pour la fin de l'année ?" Comme si quelque chose allait l'empêcher.
La famille
Celle qui se trouve en Argentine, lui livre une "guerre feinte" : pas sincère, décevante. Petite guerre... par rapport à la sienne. Celle qui maitrise les choses, par la RAISON, qui va le ramener en France.
La "famille" argentine, ce sont les Phare-ouestiens les plus confiants dans le langage héréditaire.
Les tenants du Meilleur des mondes n'aiment pas la famille.
Cette "guerre" est "feinte", pour la raison qu'elle est créée de toute pièce par Arnaud Mussy, afin de mettre en place la mise en scène d'un faux procès.
Fondé d'ailleurs sur un "modèle", c'est-à-dire une abstraction de la réalité.
Les intellectuels et les littéraire, méprisés
Celui-ci vise la "chère" Sandrine, par cette "RAISON" (majus-cule) demandant "ration" (coupure), pour un isolement : celui des littéraires, traités comme il se doit par le mathématicien, avec le mépris qui caractérise les "esprits forts" (rationnels) face aux poètes.
"Je ne tenterai pas de décliner les facettes de cet oxymoron par de jolies métaphores, car Sandrine l'a fort bien fait avec toute la sensibilité et le talent que vous lui connaissez." Comment ne pas sentir l'ironie dans ce message équivoque ?
Méprisés, soit comme nous l'avons dit plus haut, comme beaux parleurs stériles ("fous", "moulins à parole"...), soit directement dans le style, puisque le seul terme écrit avec deux fautes d'orthographe est le mot "intélectuel".
Ceux qui pourront être sauvés sont les inconnus : "grands X", qui comprendront qu'André Bouguénec est un fou.
Evidemment, qui veut emmener les hommes sur le terrain d'une future gouvernance d'élites : la "collégiale" déjà annoncée... ne peut supporter ceux qui prennent le temps de réfléchir à un texte "irrationnel" (qui fait alors perdre du temps).
André est silencieux
"Ne m'en veuillez pas non plus pour ce long silence", qui donc est punissable.
Puis : André "chuchote", "Fait bégayer", etc.
Les deux camps en opposition
"En définitive, il ne tient qu'à nous de creuser dans tes livres et au fond de nous-même, afin de permettre à ces deux rigoles d'alimenter nos moulinets..."
Ces deux rigoles, ce sont les "couloirs" du texte de Marie de Hennezel, ou les deux colonnes de chiffres de sa conférence sur Matrix, et enfin les lignes contorsionnées et droites du Courrier de 2006.
Ce sont les deux camps, qui entendent ce discours en deux sens contraires, et font leur choix à la fin pour leur jugement proféré par eux-mêmes, comme en tout bon procès stalinien ("en définitive il ne tient qu'à nous") : détruire ("de creuser") le livre et notre âme par les mots de notre âme ("au fond de nous-même"), pour participer, ou pas, du pouvoir ("nos moulinets" = "petits moulins", "alimentés" par l'énergie même de ces livres, leur cannibalisation).
Si c'est nous qui nous jugeons nous-même, c'est que le langage du procès est instillé dans ce que nous entendons, et auquel nous ne répondons pas, afin de nous rendre honteux, sans que la raison ne puisse contredire ce double langage, où le procès passe par des petites semences infimes, mais qui pénètrent le cerveau de façon imparable, pour y placer la petite décharge gênante, qui va grossir, inéluctablement - puisque non critiquée.
Telle un virus.
Préparation de la révolution
"Je me "livre" presque chaque jour avec le même plaisir à tes écrits inspirés André, et reste, depuis plus d'un an, toujours aussi bleuffé par le charisme de tes "PAN"-sées."
...
"Le plus difficile étant, vous l'imaginez, de tordre le cou aux vieilles habitudes."
Pour le moment, c'est Arnaud Mussy qui se "livre" au "quotidien" (répétition stérile), mais trompé ("bleuffé") par la chair ("charisme").
En 2001, lors de son procès, Arnaud Mussy dira qu'il a créé une "collégiale", changeant le pouvoir décisionnel et "l'autorité" du Phare-ouest, en pouvoir d'exclusion, la "ration" des poètes et des intellectuels, toujours gênants pour un pouvoir qui crée des groupes devant tous suivre les mêmes ordres.
PS: Je crois deviner que vous m'attendez gentiment au tournant avec mes questions. De mon côté, c'est avec plaisir que je vous attends au suivant avec vos réponses.
Le "tournant", c'est la révolution qui se prépare, par un "retour en France".
***
Réponse d'André Bouguénec


Mon bien cher Arnaud,
Je suis tombé du Ciel d'heureuse surprise à la réception de ta très gentille et truculente missive. Les trois autres lettres reçues à tes amis les ont ravis. Ce fut un hourrah de joie d'apprendre ta venue en Décembre avec Ana-Maria que nous brûlons de connaitre.
Désolé pour les réactions de sa famille. Eh oui, il faut être très prudent pour témoigner à des catholiques d'une Lumière qui risque de choquer leurs convictions. S'ils sont bons "pratiquants" des exhortations de l'Evangile, il faut les laisser évoluer avec.
C'est toute une psychologie d'approche qu'il faut pour sensibiliser un croyant. Enfin j'espère que ces relations familiales s'arrangeront.
Nous te faisons des compliments pour ton style cabalistique et humoriste. Pour ma part, je suis heureux que tu aies encore approfondi mes écrits et découvert un nouvel épanouissement en relecture. C'est fait pour cela.
C'est une Source, et elle ABreuve les altérés de Lumière !
Je suis très fier de toi et tes premiers amis aussi. Sache que nos réunions sont les 1er et 3ème vendredi du mois, afin de vous arranger pour y assister et faire connaissance avec tous mes "Zèbres" !
Eh oui ! Pour faire plaisir à la mère d'Annie M., vous pouvez assister à la messe avec elle. Cela vous permettra d'observer, de méditer, de traduire rites et symboles. Et puis le Bon Dieu est partout. Moi je fais en sorte de ne pas choquer mes amis pratiquants.
D'accord, mon Arnaud, apporte ton cahier de questions ! Je travaille comme... un Ange à mon manuscrit qui devrait (en principe) être édité fin 94. J'ai deux éditeurs qui me sollicitent !!! On t'expliquera !
Mais je suis fatigué. Après cette édition, je jouerai enfin au retraité ! Dans mon ouvrage, j'ai fait tout un chapitre adressé au Pape : "D'Homme à homme !". Une vraie bombe !
Au revoir mon Arnaud. Dis à notre chère Annie M. ma particulière Tendresse et celle de nos amis.
Je vous embrasse très fort tous les deux.
André
***
Analyse de la réponse d'André Bouguénec
André faisant noter que c'est l'ensemble des phare-ouestiens qui le complimentent pour ce "style" (écriture par la machine donc) : "Nous te faisons des compliments pour ton style cabalistique et humoriste."
André Bouguénec se séparant de ces "lecteurs" comme "écrivain", avant de féliciter Arnaud Mussy pour ses "relectures". Ce dernier terme instillant l'idée d'une "relecture"... du sens. Pourquoi ? Parce que si ce n'est que son "style" qui est "cabalistique" et "humoriste", c'est qu'il ne comprend pas le sens, justement des écrits d'André Bouguénec, qui se prouveraient non pas par un style d'écriture (apparence, manière...), mais par un esprit cabalistique.
En outre le "style" "humoriste" est un style propre à un métier, celui de comédien.
"L'humoristique" serait un esprit ou un ton, ce qui est différent du rôle désigné par le terme "humoriste".
Le chien chû...
... Du ciel, et pourquoi pas d'un avion.
La notion d'échelle est cependant à considérer : Ce chien qui n'était pas bien élevé, a été puni pour la pauvre hauteur qu'il a voulu atteindre.
Le couple de fleurs, lui, monte au soleil, mais le soleil, la lumière, est hors cadre : il est dans l'infini. Sa racine, c'est la parole, les lettres. Le chien lui est sans racine, et réduit à l'impuissance. C'est pour cela que les fleurs, qui ont pris leur temps, montent, sont encore en vie, quand le chien est terrassé par les forces du "ciel".
"Quand vous verrez un chien, assimilez-le toujours à l'homme, mais à l'homme fruste, inconscient, ignorant." André Bouguénec, Courrier à Alex Bloch
Choc en retour : "Phénomène électrique qui consiste en ce qu'un homme ou un animal, placé sous un nuage orageux, peut être frappé de la foudre au moment où elle éclate à une assez grande distance de lui". Source
"Pof", "onomatopée rappelant le bruit d'un choc sur un rocher", nous disent les dictionnaires.
Le nuage châtieur est à hauteur d'homme, et cadré par le courrier, sous les chiffres, c'est l'expression du retour de force par la magie pythagoricienne, qui vient frapper "l'humoriste" de "style" et de "lettre", qui voulait l'utiliser.
"André Bouguénec" se dit lui aussi "tombé" du ciel, pouvant induire l'idée qu'il est représenté par le chien, mais cette chûte étant "d'heureuse surprise", alosr que le chien est à l'évidence malheureux, cette solution est exclue.
Surprise pourtant produite par cette "très gentille et truculente missive". Ce dernier terme étant tiré du langage de la politique, de la force. "Truculent", signifiant à la fois amusant (on reste dans la lettre sans esprit) et l'humoriste, mais aussi... "terrorisant" et "qui réjouit par ses excès".
Cette "réjouissance" collant pour le coup avec "l'heureuse surprise", mais plus par l'excès, qui est l'inverse de la mesure. Mais Arnaud Mussy ne vient-il pas de se proposer à créer un groupe de "GEANTS" ?
Les fleurs
Si le chien est foudroyé par une énergie physique plus forte que la sienne. La pluie elle, moins violente, vient aussi ciel, mais fait pousser les fleurs, tranquillement.
"C'est-à-dire la création se fait à partir d'un modèle, tandis que l'engendrement se fait à partir d'un germe. Toute la différence est là. C'est pour ça que tout ce qui germe à un mérite de germination et de devenir en quelque sorte, avec toutes les étapes d'agrandissement de la floraison, de la fructification et de la reproduction, ce que donc les anges ne possédaient pas." André Bouguénec, Réunion, cassette E24 face A
Ajoutons encore : la jeune fleur devait être là avant le chien, puisqu'elle est en croissance plus lente, et en rapport avec une mémoire des choses, des éléments, de la terre nourricière. DEUX FLEURS = 135.
Continuons : La fleur pousse sans bruit, et nait de la terre, du concret. Alors que le chien aboie... fort en gueule (c'est là son "critère", assumé par Arnaud Mussy au sein du Phare-ouest), et pouvant même faire le comique.
La fleur va encore produire du fruit. Elles sont d'ailleurs au nombre de deux, ce qui indique qu'elles sont en état de se croiser. Le chien, lui, avec toute sa force, restera en plan et seul.
"L'attente suscite un effort et une persévérance pour réaliser la chose. Si la chose est souhaitée, l'attente est une construction dans l'abstrait des valeurs, des éléments de la réalisation.
Comme la vie est une préparation de la transfiguration qui va arriver à la mort, avec l'acquis de ce qui fut forgé de bon, bien et beau plus sa démultiplication, comme une fleur longtemps préparée, longtemps choyée, longtemps aimée, et qui va éclore pour laisser paraître toute sa beauté.
Toute naissance se fait en une lente gestation de mûrissement des capacités."
La famille
André Bouguénec demande à Arnaud Mussy, de laisser à sa "famille", le temps d'évoluer : "Eh oui, il faut être très prudent". La prudence permettant de contrecarrer une prise par surprise, afin d'éviter l'accident.
L'une des fleurs représente le passé : la source (on pense à la Melencolia de Dürer), et l'autre le futur, comme la Prudence du Tombeau de François II. Mais le "temps" du chien, lui, est terminé d'avance, son "test" est passé. Il a les yeux fermés, car il ne voit plus, le choc l'a rendu aveugle, il n'a que la gueule.
"Eh oui, il faut être très prudent". Le mot "prudence" signifiant : voir à l'avance.
La lettre "gentille"
La "missive" n'est pas seulement truculente, elle est aussi "gentille".
Que peut exprimer ce terme, alors qu'elle produit un choc en retour, répondant forcément à une méchanceté ?
Truculence et gentillesse semblant assez mal s'associer. Sauf si cette "gentillesse" est celle d'un "humoriste".
Et dans "truculente" il y a le mot "truc".
La gueule et la simplicité
"En 1995, le Père prendra les choses en main. Les valables auront des grâces, les autres dégringoleront de plus haut encore." André Bouguénec
Arnaud Mussy fort en gueule ? il n'est qu'à juger ce qu'il dit de lui-même : "Contrairement à certains pédants édentés qui zézayent « je pense... donc je fuis », je clame, aujourd'hui, haut et fort « je pense donc je SUIS», avec Toi, en Toi et grâce à Toi mon André." Allocution de baptême. Peut-on faire plus ?
Hauteur de GEANT en somme.
Oui, la marque, la volonté de se classer par le "style" chiffré, scientifique, relève de la gueule... d'un Tartuffe (venu du "ciel"), qui en fait des tonnes pour "clamer" (truculence = Excès) sa place géométrique, en impressionnant son public par cet esprit, géométrisant son mépris des faibles ("édentés") : "donc je fuis" (l'éloignement représentant la séparation).
"Eh bien c'est la même chose pour l'homme. On parlait de ce que l'homme avait une tête en forme d'oeuf. Eh bien c'est une graine. Bien sûr sa tête va pas s'enfler, parce qu'il se prend pour... Mais en tout cas sa mémoire prend une expansion formidable. Exactement comme une graine qui va donner un plan de fleur, va s'expanser sous forme de tige, de rameau, de feuille et de fleur et de fruit. Donc on pourra dire que la mémoire de la graine est devenue ; son holistisme s'est expansé et devenu conscience florale, si vous voulez, une science florale.
Or la science florale de cette fleur si vous voulez, elle est en même temps cohérente par rapport à son unité, pour la bonne raison que une fois épanouie, elle va recréer son unité sous forme de graine. Et donc la mémoire de la plante s'intégrer dans sa propre graine, et le cycle continue. Et toujours inlassablement dans sa perfection originelle.
Alors pour l'homme c'est ça. Il est d'abord en tant qu'être humain, une graine. Il est limité par, évidemment, sa forme, par le domaine de cette matrice terrestre, mais n'empêche que sa pensée s'évade très loin. Il peut faire des investigations en tant qu'hypothèses quand on invente des scénari en quoi que ce soit. Et puis à mesure qu'il enrichit justement son intelligence, par toujours les cohérences et les liaisons. Il faut que tous les secteurs du savoir soient parcourus toujours en spirale de façon à faire la cohérence par rapport à un axe central, c'est-à-dire : c'est le point divin qui est l'axe de tout, à ce moment-là cette spirale prend de l'expansion, son intelligence devient de plus en plus holistique."
Ou
"Nous sommes en plein paradis : parc à racine, car l'homme a à faire des choix en bien et mal. C'est l'âge de ce qui doit pousser dans un Eden. Les autres ne pousseront pas. Il n'y a que les bons qui pousseront. L'ère du chaos permet de faire s'ouvrir les consciences qui se rebiffent contre le mal.
Vous avez des familles qui deviennent beaucoup plus vigilantes vis-à-vis de leurs enfants étant donné ce qui se passe. C'est justement parce que le moment est grave que [?] prennent position et ceux-là ce sont des graines de dieux beaucoup plus intéressantes que de fabriquer des dieux dans un Verseau d'Eden. C'est pour ça que la viande perdue ça compte pas beaucoup aux yeux de Dieu. Mais les souffrances actuelles, les sacrifices gratuits (qui viennent de l'incidence du mal qui entoure les innocents), eh bien ceux-là ont énormément de mérite de tenir le coup. C'est un karma non mérité mais salvateur." André Bouguénec, propos complet
Hourrah
Le "hourrah de joie" indique qu'Arnaud Mussy sera utilisé pour un projet, dont découlera la pousse de la fleur, de par sa révolte, son volte-face devant le terrorisme rendu possible par le vol des mots, la "dévoration" de l'AB-Domaine d'André.
Mais pour cela il faudra que la "fleur" pose elle-même les mots, appelle un chat un chat et Rolet un fripon
Hourra ayant été traduit par : « Thor nous aide », c'est-à-dire le dieu du tonnerre.
Mais populairement, c'est une "acclamation pour accueillir un souverain, un général, un amiral, un grand personnage, un orateur, etc."