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« Le "Jugement Dernier", ne peut, ne pourra se faire, QUE sur les paroles dites en tous les temps par les hommes et les responsables des diffusions qui ont conditionné le monde, au TEST du Testament du Christ qui l'a ré-digé au commencement pour qu'en Fin il s'ouvrit et con-Fonde toute la Dispersion, cette "Diaspora" "tra-issante" ou trahissante à travers l'Ordre Divin de Rassemblement. Qui, quelle religion, quelle académie, quelle initiation, s'est voulue assez large de coeur et d'esprit pour rassembler toutes les brebis égarées de la Maison d'Israël, c'est-à-dire, non pas le pays des juifs, mais la Maison de Dieu qu'est le Verbe par TOUT : IS-RA-EL : "l'Intelligence-Royale-de Dieu", contre laquelle l'homme doit "lutter", "l'emporter" (de la racine hébraïque sârôh), ce qu'est en vérité l'antique Iswara-El, cette "Agartha" invisible, enfouie dans les profondeurs de la "Terre", c'est-à-dire de l'Homme, dans ses ténèbres. »

André Bouguénec, Entretien avec l'homme, article Qui est Judas ?

 

 

 

Table rase (notes) - Varia

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Table rase : Etat de vide précédent la formation de toute idée ou représentation

 

C'est un débat sur la genèse des qualités de l'homme.

Genèse : Processus de développement d'une réalité à partir de son origine.

Gène : En grec, génos, naissance, race
 

 

Assimiler : Intégrer volontairement du nouveau dans quelque chose de déjà acquis, déjà connu

Expérience : Connaissance acquise par contact répété avec observation probatoire, de laquelle on tire des conséquences ou des conclusions

Expérience vécue : Connaissance acquise par la façon dont retentit en notre for intérieur (âme ?) le contact avec telle ou telle chose

Formation : Acquisition d'une forme, organisation de parties en un tout par étapes et en un processus défini

Habileté : Qualité (innée ou acquise) de finesse, d'adresse et d'intelligence acquises dans le choix des moyens pour arriver à une fin ou dans une activité demandant l'acquisition et l'application de techniques.

Habitude : Disposition acquise et mécanique

Joie : Sentiment, émotion éprouvée par le fait d'un progrès durable, d'une acquisition, qui nous rend plus présent au monde

Langue : Système de signes acquis ou inné (naturel), permettant à un groupe particulier, de communiquer

Présupposé : Elément d'un discours considéré comme acquis, alors qu'il n'a pas été validé, mais dont il conditionne pourtant la compréhension

Savoir : Possession acquise, complète d’un énoncé, méthode, science, techniques, pouvant être reproduit à volonté, afin d’agir avec réussite, et pouvant être communiquée

Acquérir : se rendre possesseur par une action personnelle. acquerre, trans. « aller chercher, gagner (obj. animé) »

Acquis en biologie : BIOL. Caractère acquis. ,,Caractère apparu dans le soma au cours de la vie individuelle, en réaction au jeu d'un facteur externe (...). Ces caractères sont acquis par le soma et non par le germen. Ils disparaissent donc obligatoirement lors de la mort.`` (Encyclopédie de la Pléiade, Biologie, 1965, p. 1674) :

 

Faire table rase : Oter l'accidentel pour ne garder que l'essentiel.

Etat de l'esprit humain naissant vierge, et qui serait progressivement marqué, impressionné par la seule expérience. Concept reniant toute activité de l'esprit.

Aristote : L'intellect n'a rien d'écrit en lui de particulier au départ. Il pense en même temps que les affections qu'il reçoit, naît en même temps. Cependant il distingue deux intellects : un intellect agent et un intellect patient : tablette vierge sur laquelle viendraient s'inscrire les affections des sens. L'autre semble exister de tous temps.

Quand on parle de "table rase", on se réfère à ce concept aristotélicien, et la théorie empiriste qui en découle.

Thomas d'Aquin reprend la théorie d'Aristote. Il dit : "Rien n'est dans l'intelligence, qui ne fut d'abord dans les sens".

Descartes : le concept de "table rase" prend la forme du doute méthodique, visant à se défaire des préjugés. Il faut se défaire de ce qui est flou et incertain, pour repartir sur des bases plus stables. Il n'emploie pas le terme de table rase, mais un synonyme. Il ne pense pas que l'esprit puisse être décrit comme une tablette vierge recevant des sens tout son contenu. Il est platonicien et affirme au contraire l'existence d'idées innées dans l'esprit, que le doute méthodique permet de voir de manière claire et distincte.

 

 

 

Empirisme

La thèse de la tabula rasa, amenée par Locke, "explique" que tout est acquis. L'homme est une table totalement vierge, sur laquelle "s'impressionnent" des caractères, des idées (induction, associationnisme), tout au long de sa vie. 

 

Lecture / Ecriture

Pour un tenant de la tabula rasa psychologique, tout est écrit, inscrit, imprimé dans l'esprit, au cours de l'histoire

 

Les sens 

« Il n’y a rien dans l’intellect qui n’ait auparavant été dans le sens / les sens. »

On l’associe souvent à Locke et à l’empirisme, même si la formule latine est plus ancienne, d’origine aristotélicienne/scolastique. Chez Locke, l’idée correspond bien à sa thèse : l’esprit n’a pas d’idées innées ; les idées viennent de l’expérience, par sensation et par réflexion.

La réplique célèbre de Leibniz est :

« Rien n’est dans l’intellect qui n’ait d’abord été dans les sens, sauf l’intellect lui-même. »

 

Enfant sauvage

La thèse d'Upinsky tirée de Chomsky : le langage est inné en l'homme, car s'il était acquis, il pourrait apprendre toute sa vie, même sans avoir parlé pendant les 7 premières années de sa vie. Or l'enfant sauvage prouve que cela ne se peut pas : une fois l'organe atrophié par inutilisation au moment voulu, il ne peut plus se redévelopper. Donc le développement de la parole ne peut être forcé.

 

TABLE RASE

Tabula rasa (littéralement : table rase) est un concept philosophique épistémologique selon lequel l'esprit humain naîtrait vierge et serait marqué, formé, « impressionné » (au sens d'« impression sensible ») par la seule expérience. La principale caractéristique de l'esprit serait sa passivité face à l'expérience sensible. Il s'agit donc d'un concept opposé à l'innéisme des idées, et à l'activité de l'esprit.

Ce sens ontologique du terme tabula rasa doit être distingué de son sens actif ou méthodologique - en référence à expression « faire table rase » qui est relativement récente car datant du XIXe siècle[1] - les deux n'étant pas nécessairement liés dans la même théorie. Des philosophes comme Bacon, Descartes ou Locke reconnaissent par exemple certains caractères innés à l'esprit humain, mais considèrent essentiel d'opérer une purification de ce même esprit pour y distinguer les traits fondamentaux des traits accidentels.


D'abord pensée par Platon dans le Théétète : 

Platon

Dans le Théétète, Platon utilise la métaphore de la tabula rasa pour la première fois. S'interrogeant sur la nature de la connaissance et sur les causes des jugements faux, Platon explique que les âmes fonctionnent comme si elles contenaient des « tablettes de cire, plus grandes en celui-ci, plus petites en celui-là, d'une cire plus pure dans l'un, dans l'autre moins, trop dure ou trop molle en quelques-uns, en d'autres tenant un juste milieu ». Platon se réfère ici aux tablettes utilisées comme support de l'écriture ; le grammateion en Grec ancien ou tabula en Latin. On les grattait avec le poinçon avant de l'araser avec son extrémité plate pour la réutiliser. Chez Platon la tablette contenue dans l'âme joue le rôle de mémoire : elle conserve toutes les empreintes des sensations et réflexions de l'individu. Ainsi la capacité d'apprendre et de porter des jugements corrects sur les choses dépend de la qualité de la cire dont est constituée la tablette : quand elle « est profonde, en grande quantité, bien unie et bien préparée, les objets qui entrent par les sens et se gravent dans ce cœur de l'âme […] y laissent des traces distinctes, d'une profondeur suffisante, et qui se conservent longtemps ». Cela permet d'apprendre aisément, de retenir ce qu'on a appris, de ne pas confondre les signes des sensations, et de porter des jugements vrais.

 

Théétète : « La science, c'est l'opinion vraie »

La science n'est pas l'opinion vraie (187 b-201 b), car on peut avoir une opinion vraie sans en avoir la science : le juge, par exemple, peut être persuadé par un témoin, et prononcer un jugement correct (201 b). Comme les sensualistes que Platon critique dans le Théétète (191), Cléanthe comparera la perception à l'empreinte d'un sceau dans la cire, avec ses creux et ses pleins ; dans le Théétète, l’esprit est décrit comme une « tablette de cire ».

On retrouve dans le Théétète de Platon une première occurrence de la métaphore de la Table rase. S'interrogeant sur la nature de la connaissance et sur les causes des jugements faux, Socrate émet l'hypothèse qu'il y a dans nos âmes des « tablettes de cire, plus grandes en celui-ci, plus petites en celui-là, d'une cire plus pure dans l'un, dans l'autre moins, trop dure ou trop molle en quelques-uns, en d'autres tenant un juste milieu (191 c-d) ». Platon se réfère ici aux tablettes que les Grecs comme les Romains utilisaient comme support de l'écriture et qu'ils grattaient avec l'extrémité plate du poinçon pour y effacer ce qui y avait été écrit auparavant.

Chez Platon, la tablette contenue dans l'âme joue le rôle de mémoire : elle conserve toutes les empreintes de ses sensations et de ses réflexions reçues par l'homme afin qu'il ne les oublie pas. Ainsi la capacité d'apprendre et de porter des jugements corrects sur les choses dépend de la qualité de la cire dont est constituée la tablette : quand celle-là « est profonde, en grande quantité, bien unie et bien préparée, les objets qui entrent par les sens et se gravent dans ce cœur de l'âme [...] y laissent des traces distinctes, d'une profondeur suffisante, et qui se conservent longtemps ; et alors on a l'avantage, en premier lieu, d'apprendre aisément, ensuite de retenir ce qu'on a appris, enfin de ne pas confondre les signes des sensations, et de porter des jugements vrais (194 c-d) ».


Aristote

Aristote emploie à son tour l'image dans son traité De l'âme pour représenter l'intelligence ou intellect (noûs) :

    « Il a été dit plus haut que l’intelligence est en puissance comme les choses mêmes qu’elle pense, sans en être aucune en réalité, en entéléchie, avant que de les penser. Il en est ici comme d'une tablette (grammateion) où il n'y a rien d'écrit en réalité, en entéléchie ; et c'est là le cas même de l'intelligence[6],[7]. »

Ce qui est suggéré dans ce passage c'est que l'intellect n'existe pas avant les choses qu'il pense ou les affections qu'il reçoit, mais naît en même temps qu'elles. L'âme ne penserait donc que pour autant qu'elle reçoit des affections du monde extérieur, sans quoi elle ne serait rien du tout.

Cependant, Aristote ajoute dans le chapitre suivant que l'âme se distingue elle-même en intellect agent et intellect patient : celui-ci correspondrait alors à la tablette vierge sur laquelle viennent s'inscrire les affections des sens, mais qui ne peut pas vraiment être actif sans le support de l'autre intellect qui, lui, semble exister de tout temps.

En dépit de l'obscurité et de la complexité du texte du traité De l'âme, c'est à celui-ci et plus globalement au nom d'Aristote que l'on associe traditionnellement la métaphore de la table rase et la théorie empiriste de la connaissance qui en découle. Le sceptique Pierre Charron peut ainsi écrire au début du XVIIe siècle que selon Aristote l'âme rationnelle obtient la sagesse « par réception & acquisition venant dehors par les sens, estant de soy une carte blanche & vuide »[8].
 

S'inspirant d'Avicenne, Ibn Tufayl décrit dans sa nouvelle Hayy ibn Yaqdhan (Le Philosophe autodidacte) l'histoire du développement de l'intelligence d'un enfant sauvage qui passe de l'état de tabula rasa à l'état adulte dans une situation d'isolement intégral vis-à-vis de toute société humaine. La traduction anglaise de cette nouvelle, parue en 1671, sera lue par Locke qui en tirera inspiration pour son interprétation personnelle du concept.


Au XIIIe siècle, le philosophe scolastique Thomas d'Aquin adopte à son tour la théorie aristotélicienne et avicennienne de l'intellect patient dans sa propre réflexion. C'est à lui qu'est due la phrase « Nihil est in intellectu quod non sit prius in sensu »[18] (« rien n'est dans l'intelligence qui ne soit d'abord dans les sens »).



Bacon :
Francis Bacon ne pense pas que l'âme humaine soit à la naissance comme une tablette vierge ; il affirme au contraire qu'elle est comme un « miroir enchanté »[19] (enchanted glass) qui déforme les images qui viennent se refléter sur sa surface, mais qui pour cette raison doit être corrigée par une méthode appropriée de manière que l'esprit puisse percevoir les choses extérieures comme elles sont. Bacon critique donc la doctrine aristotélicienne de l'âme comme réceptacle passif des sensations, mais il garde néanmoins l'exemple de la table rase pour exprimer l'opération qu'on doit accomplir pour obtenir une image plus objective de la réalité :
 « On ne peut écrire rien de nouveau sur une tablette de cire jusqu'à ce qu'on n'ait effacé ce qu'il y était écrit auparavant. Il en va tout autrement avec l'esprit, car on ne peut y effacer les signes anciens qu'après y avoir écrit les nouveaux[20]. »
 
 


Kant : 
Jung est kantien :

Kant rejette assez nettement l’idée que l’esprit de l’enfant soit une table rase au sens fort, c’est-à-dire une surface entièrement passive sur laquelle l’expérience viendrait tout inscrire.

Sa formule célèbre résume sa position :

« Si toute notre connaissance commence avec l’expérience, il n’en résulte pas qu’elle dérive toute de l’expérience. »

Autrement dit, Kant se situe entre l’empirisme de Locke et un rationalisme qui supposerait que nous naissons avec un ensemble d’idées déjà constituées.

Pour Kant, l’enfant ne naît pas avec des connaissances empiriques toutes faites. Il ne connaît pas d’avance les arbres, les nombres, les personnes, les causes physiques, etc. À ce niveau-là, l’expérience est indispensable. Mais l'esprit possède déjà des structures qui permettent d'organiser cette expérience.

Les deux exemples fondamentaux sont l’espace et le temps. Pour Kant, ils ne sont pas appris progressivement à partir des sensations : ils sont les « formes a priori de la sensibilité ». Tout ce que nous percevons extérieurement est nécessairement perçu dans l'espace, et tout ce que nous éprouvons est situé dans le temps.

À cela s'ajoutent les catégories de l'entendement, telles que la causalité, la substance, l'unité, la pluralité, etc. Elles ne constituent pas des souvenirs ou des idées conscientes déjà présentes chez le nourrisson ; ce sont plutôt les structures selon lesquelles l'entendement peut constituer une expérience intelligible.