Académie métaphysique

 

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« Le "Jugement Dernier", ne peut, ne pourra se faire, QUE sur les paroles dites en tous les temps par les hommes et les responsables des diffusions qui ont conditionné le monde, au TEST du Testament du Christ qui l'a ré-digé au commencement pour qu'en Fin il s'ouvrit et con-Fonde toute la Dispersion, cette "Diaspora" "tra-issante" ou trahissante à travers l'Ordre Divin de Rassemblement. Qui, quelle religion, quelle académie, quelle initiation, s'est voulue assez large de coeur et d'esprit pour rassembler toutes les brebis égarées de la Maison d'Israël, c'est-à-dire, non pas le pays des juifs, mais la Maison de Dieu qu'est le Verbe par TOUT : IS-RA-EL : "l'Intelligence-Royale-de Dieu", contre laquelle l'homme doit "lutter", "l'emporter" (de la racine hébraïque sârôh), ce qu'est en vérité l'antique Iswara-El, cette "Agartha" invisible, enfouie dans les profondeurs de la "Terre", c'est-à-dire de l'Homme, dans ses ténèbres. »

André Bouguénec, Entretien avec l'homme, article Qui est Judas ?

 

 

 

Textes sur Marie comme partenaire du Christ - Eliphas Lévi

F.: ET A.:,

Marie est la personnification humaine de חכמה Chocmah, la sagesse divine ou de la Sainte Schechinah, la lumière manifestée par reflet. Elle est le côté féminin du Verbe fait chair, et participe par assomption à toutes les gloires de Jésus-Christ. Vir ascendit. Mulier assumitur. La femme élève (educat) l’homme; mais l’homme élève (assumit ascendendo) la femme. Tel est le mystère de l’assomption de Marie entraînée dans l’ascension de Jésus-Christ par le lien d’amour qui ne saurait être rompu entre le fils et la mère de l’humanité qui croit en Dieu.

À ce titre, elle est élevée au-dessus des anges, non par ses propres forces, mais par les mérites de son fils. Exaltation toute divine et à laquelle la chair ne participe en rien. Caro non prodest quidquam.

L’Évangile dit peu de choses sur Marie, et son Assomption est une tradition en dehors des Écritures (extravagans scripturas). Cette Assomption peut être considérée comme dogmatique et comme légendaire. Le dogme, je viens de vous l’expliquer: ne touchons pas à la légende. Les légendes sont des fleurs qui se fanent au souffle glacé de la critique.

L’Assomption de la femme est un des grands mystères de l’humanité. C’est la sanctification de l’amour, et toute la lumière de ce mystère divin est caché dans le Cantique des cantiques, cet admirable poème où Salomon s’écrie: Quoe est illa quoe procedit sicut aurora consurgens, innixa super sponsum? Quelle est cette beauté qui monte dans le ciel appuyée sur son bien-aimé comme l’aurore qui annonce le lever du soleil? Marie est une double aurore: celle du lever et celle du déclin. Son amour seul est vivant dans le catholicisme moderne.