Académie métaphysique

 

Paroles

 

Accueil > Classement thématique > Linguistique / Sémantique / Grammaire > Lire / Lecture

Tous les thèmes

 

 

« Le "Jugement Dernier", ne peut, ne pourra se faire, QUE sur les paroles dites en tous les temps par les hommes et les responsables des diffusions qui ont conditionné le monde, au TEST du Testament du Christ qui l'a ré-digé au commencement pour qu'en Fin il s'ouvrit et con-Fonde toute la Dispersion, cette "Diaspora" "tra-issante" ou trahissante à travers l'Ordre Divin de Rassemblement. Qui, quelle religion, quelle académie, quelle initiation, s'est voulue assez large de coeur et d'esprit pour rassembler toutes les brebis égarées de la Maison d'Israël, c'est-à-dire, non pas le pays des juifs, mais la Maison de Dieu qu'est le Verbe par TOUT : IS-RA-EL : "l'Intelligence-Royale-de Dieu", contre laquelle l'homme doit "lutter", "l'emporter" (de la racine hébraïque sârôh), ce qu'est en vérité l'antique Iswara-El, cette "Agartha" invisible, enfouie dans les profondeurs de la "Terre", c'est-à-dire de l'Homme, dans ses ténèbres. »

André Bouguénec, Entretien avec l'homme, article Qui est Judas ?

 

 

 

Histoire du dépeçage de la bibliothèque du Phare-ouest - Xeon

"Vous savez, toute ma bibliothèque, elle est pour vous". Cassette H28, face B, 2'45 (22 Novembre 1995)

"Seul ce que vous aimez vous appartient", André Bouguénec

 

Nous décrirons ici, comment cette bibliothèque fut détruite, par une partie de ceux à qui elle avait été léguée.

 

 

Les faits

Mais avant, rapportons cette anecdote : Alors que nous nous trouvions dans le bureau d'André Bouguénec, en sa présence et celle de son médecin personnel et ami, mais aussi membre du Phare-Ouest, nous faisions le tour de sa bibliothèque, prenant quelques livres en main, les consultant... ne cachant pas notre enthousiasme à manipuler ces ouvrages, dont certains semblaient si précieux... D'autant que certains avaient été reliés par André Bouguénec lui-même, avec un résultat impeccable. Ce dernier observa alors en parlant de nous : "Il serait heureux ici". Le médecin répondit, presque enthousiaste et sur un ton franchement approbateur : "Oh oui".

Plus tard, c'est du foyer de ce seul témoin encore vivant de la scène (sans nous compter bien sûr), qu'est parti le projet de nous supprimer des mains la gestion de cette même bibliothèque et de la disperser aux quatre vents. 

Nous ne le visons nullement, car quand nous disons "foyer", nous faisons allusion à son épouse, qui était entre temps, devenue la désignée "parèdre" d'Arnaud Mussy au sein de Néo-Phare. 

 

Nous allons maintenant présenter comment la bibliothèque (dont la racine "théké", signifie "Testament", alliance, mais aussi "convention"), fut dépecée par ceux-là même à qui elle était destinée, et comment notre propre travail pour en permettre la transmission, fut détruit par ces mêmes personnes.

 

 

Don, perte et rachat des livres

C'est donc du foyer même de ce médecin, répétons-le, qu'est partie cette idée de dissolution de la bibliothèque dont André Bouguénec, feu son propriétaire, avait dit : « elle est pour vous ».

 

Précision : selon nous le médecin ne fut dans cette histoire, qu'une victime non consentante, et nous pensons qu'il n'adhéra pas aux projets d'Arnaud Mussy. Bien au contraire, mais ce n'est qu'hypothèse fondée sur des observations plutôt distantes.

Nous ne pouvons ici témoigner de ce que nous avons entendu sur son traitement (et celui d'autres personnes) dans la secte Néo-Phare, ce qui est bien dommage, mais notre avis repose sur le rapport de faits et paroles précis (et graves), dont la teneur est similaire à celle des événements que la presse a relaté à l'époque, et qui furent, eux, connus du grand public. 

Sa solidité, sans doute, l'empêchant d'aller aussi loin que d'autres dans la destruction d'eux-mêmes, en ce qui concerne les réfractaires à la "parole" sacrée d'Arnaud Mussy, devenant de facto les Boucs émissaires du groupe des adorateurs, si peureux de s'opposer à "l'amour", d'abord au Phare-ouest, puis en Néo-Phare.

 

Hélas, après le décès de son propriétaire, ce fonds nous échappât, du fait du mépris de sa veuve, pour les derniers voeux de son époux. Mais, heureusement, il ne fut pas détruit, et bien qu'ayant été émargé par un rapace de franc-maçon, venu chercher pitance dans notre dos, ce fonds fut finalement mis aux enchères à Nantes.

Une autre suite chanceuse de cette affaire, consiste en la dotation d'un héritage financier, légué par André Bouguénec, aux "piliers" de notre association. Grâce à cet argent, nous pûmes envisager de racheter au moins une partie des livres nous ayant d'abord échappés.

 

Malgré que certains parmi nous - à l'esprit moderniste - considérèrent ces livres bourrés de notes d'André Bouguénec, comme des "reliques" (sic).

 

Nous convinrent d'une réunion, afin d'opérer une sélection dans les ouvrages présentés au catalogue. Certains livres, jugés trop chers, ne furent pas sélectionnés.

Nous nous rappelons qu'Arnaud Mussy, bien que présent à ces réunions, n'y participa que peu. Si nous devions proposer à cela une explication, nous dirions que ce fut soit dans le souci de conforter sa mise en scène de mépris du livre ancien, de la connaissance intellectuelle, soit par réelle ignorance de ces sujets.

 

Vint donc le jour de la vente. Tout, comme il était prévu, ne pût malheureusement être racheté, mais nous étions tout de même satisfaits. Des ouvrages rares, notamment, ou dans des éditions rares, vendus très chers, étaient recherchés par des collectionneurs, mais de peu d'intérêt aussi pour nous. Ne pas les avoir obtenus présentait peu d'importance.

Le Verbe soufflant où il veut, les petits ouvrages, avaient parfois plus d'importance.

Selon nous, nous avons pu récupérer environ 2000 ouvrages.

Il est à noter qu'une autre partie, consistant en un fonds appelé "archives", et constitué de documents de travail, notes brouillons, courriers... avait en revanche bien été récupérée par le Phare-ouest.

Nous ajoutions alors les livres à ces archives.

 

 

Entrepôt des livres

Cet ensemble fut alors entreposé dans un premier local, loué par Pascal M. dans le cadre de son activité professionnelle, rue Crébillon à Nantes, qu'il prêtât au Phare-ouest.

Nous y avons nous-mêmes rangé, trié et classé ces ouvrages, aidés en cette tâche par Pascal M. lui-même et parfois notre ami et comme nous membre de l'association, Elwyn B.

Une base de données très rudimentaire fut conçue par nous, mais non conservée car se révélant peu pratique à l'usage et vite dépassée par d'autres systèmes. 

 

Il est à noter qu'aucun Phare-ouestiens ne s'y rendait à part nous et les deux personnes que nous venons de nommer, quand André Bouguénec l'avait léguée "pour tous". Donc : pour rien.

 

 

Notre proposition pour devenir salarié du Phare-ouest

Rapportons encore une anecdote, certainement utile à la compréhension de la question.

A cette époque et depuis la fin de nos études de philosophie, que nous avions décidé de quitter, nous nous destinions à travailler en bibliothèque, en nous formant pour cela à la bibliothéconomie et en préparant des concours à cette fin.

Or le Phare-ouest, venait d'hériter du million en francs lourds, transmis par André Bouguénec, à ses "piliers".

Nous avons alors pensé à travailler à mi-temps pour le Phare-ouest, comme gestionnaire du fonds, ce qui nous permettait de faire avancer son classement, tout en nous permettant d'obtenir une bonne expérience professionnelle à présenter à un jury d'examen.

Requête faite, on allégua la nécessité d'une "réunion" pour nous offrir la possibilité de "défendre" notre projet. Quel formalisme pour une "fraternité" !

Comme je pouvait m'y attendre, il crevait les yeux que tout y était entendu d'avance, pour s'opposer la réalisation de ce projet, par un procès (jugé d'avance) en "intéressement" (pour faire court) de notre part. De quoi s'ajouter à la liste de nos "valeurs" colportées autant que faire se pouvait, et évoquées plus haut.

Les trois "juges" présents, alléguant que nous devions nous débrouiller pour trouver du travail plutôt que de demander de nous faire aider par des personnes de notre entourage. Autrement dit, nous étions un profiteur, un "opportuniste".

Rappelons qu'Arnaud-Tartuffe Mussy, présent lors de cette réunion accusatoire, ne travaillât pas durant des années, ce dont il témoigna durant l'émission télévisée de Bernard Tapie. Ceci grâce aux actions héritées de son père, mais aussi la possession d'un appartement situé en plein centre-ville de Nantes, qu'il a pu se faire offrir par... sa belle-mère. Autrement dit, avec pour seule fin évidente, qu'il puisse venir au Phare-ouest et y rester, puisqu'il vivait avant cela en Argentine. Ceci est à méditer, car on peut se demander comment et pourquoi cet achat put se faire en un temps record, sans présager, forcément, de la continuité du projet d'Arnaud Mussy en cette ville.

Evidemment, le "témoin" de la remarque d'André : "il serait heureux au milieu de tous ces livres", n'était pas convié à ce "procès" surprise. Il ne nous était d'ailleurs pas venu à l'esprit de faire appel à lui, naïf que nous étions.

Mais ceci ne nous décourageât nullement et avons continué notre travail - gratuitement et avec joie, mais beaucoup plus lentement, évidemment, de gestion de ce fonds.

Nous avons par la suite travaillé à la librairie Dix de coeur à Nantes, durant une dizaine d'années, et obtenu parallèlement, un concours en bibliothéconomie. Nous avons à ce moment dû choisir entre la voie du privé et du public. Nous sommes restés sur le privé.

 

 

Notre goût pour ce travail... gratuit

Il va de soi que nous y empruntions des livres (et nous étions bien le seul, à part de très, très rares exceptions), notamment pour préparer nos Cafés Métaphysiques, et développer notre connaissance d'André Bouguénec, ces ouvrages témoignant de sa relation avec le livre et ses auteurs.

Ce qui nous intéressait également au titre de la mission qu'il nous avait donné, de "contacter les intellectuels", ce pourquoi nous étions venus au Phare-ouest, nous avait-il dit.

Par la fréquentation de ces ouvrages, nous étions à même de saisir la façon dont il les sélectionnait, les annotait, les "traitait".

Nous aimions par-dessus tout, après avoir trouvé un ouvrage plaisant dans la bibliothèque (lire" c'est "choisir"), l'acheter de notre côté, le lire, puis consulter l'ouvrage lu par André Bouguénec, afin de comparer nos compréhensions propres, avec ses remarques, notes, etc.

Ce qui montre parfaitement en quoi le fonds d'ouvrages ayant appartenu à un écrivain, permet de mieux le connaitre et le comprendre.

 

Continuons...

Ajoutons enfin, que depuis cette période et jusqu'à aujourd'hui, nous avons passé (nous "l'opportuniste" !) des milliers d'heures, non rémunérées, à élaborer ce site Internet sur lequel vous êtes actuellement, ou encore saisir des ouvrages d'André Bouguénec durant nos temps libres, ce qui ne nous rapporta ni ne nous rapportera jamais rien, et nous coutât même beaucoup, car forcément, étant travailleur de nature, ces heures auraient pu être utilisées à faire carrière. 

 

Ces remarques évidemment, resteront creuses pour tous les conditionnés et apeurés, qui grâce à leur auto-définition de la "fraternité", ne manquent jamais d'imagination pour retourner toutes choses, contre le Bien, au nom du "Bien".

Le mot "fraternité" reviendra d'ailleurs fréquemment dans notre propos, car il sert de moteur à ce projet. Nous dirons pourquoi lorsque nous aurons développé toute cette histoire.

  

 

Retour à l'histoire du fonds

Plus tard, Pascal M. déplaçant son activité professionnelle, dut restituer son local, imposant par-là un premier transfert des livres.

Jérôme Vincent, alors éditeur des livres d'André Bouguénec, proposa à ce moment la location d'un local inoccupé, lui appartenant. Ce qui fut accepté.

Le déménagement eut lieu, et nous entreprîmes un nouveau rangement, cette fois plus propre.

Bien que ce nouveau local était par contre éloigné de Nantes, nous continuions avec passion notre activité de traitement, de rangement, etc. avec les mêmes personnes, nommées plus haut.

Le Phare-ouest était encore au complet à ce moment-là.

  

 

De 2001 à 2003

C'est donc un peu plus tard, en 2001, que le Phare-ouest se scinda et Néo-Phare, groupe formé par Arnaud Mussy, prit le large, emportant avec lui, Fabien C. - le médecin déjà décrit - et son épouse. Cette dernière ayant pris place dans NEO-Phare, comme parèdre du gourou, ce qui en faisait une personne de choix pour suivre ses "enseignements" "fraternels", et donc ses méthodes pour faire passer ses idées, par la force des mots terroristes, comme "fraternité".

Vint ensuite le procès d'Arnaud Mussy (2002) et la dissolution (officielle) de son groupe, ordonnée par la justice.

 

Mais Néo-Phare dissout, cela était trop beau pour faire disparaitre Arnaud Mussy, qui sortit par la porte, allait revenir... par la fenêtre. 

Certains de ses anciens membres se rapprochèrent à nouveau d'anciens phare-ouestiens.

A la suite de quoi, les freins à nos actions reprirent, comme nous allons le voir... par le plus grand des hasards, bien entendu...  

 

 

Notre proposition

C'est plus tard, soit en 2002 ou 2003, si notre mémoire est bonne, que ce local, dut à son tour être rendu à son propriétaire.

Ce qui amenât l'ancien Phare-ouest, désormais ré-infiltré, à sa mettre en recherche d'un nouvel entrepôt pour stocker "ses" livres.

Or à ce moment, nous venions nous-même d'aménager une maison suffisamment vaste pour envisager leur récupération, et de façon pérenne. Notre bâtisse, en effet, est dotée d'un sous-sol spacieux et parfaitement sain, en lequel, 25 ans après ces événements, nous entreposons toujours de nombreux papiers, restés et conservés en l'état.

Précision importante : Nous étions alors le seul à proposer une solution rationnelle à cette nouvelle "crise de logement". Celle-ci permettait en effet de conserver l'unité et la cohérence du fonds, de nous en rendre géographiquement proche pour mieux le gérer, tout en faisant en sorte que chacun puisse venir les consulter sans rentrer dans notre domicile, puisque le sous-sol était directement accessible par un accès extérieur.

Quoi que personne, jusqu'ici, ne s'y rendait... s'il faut le répéter. Pour être précis, en trois ans d'existence, nous n'avons pas eu à prêter un seul ouvrage, sauf une ou deux fois.

A l'évidence, cette bibliothèque n'intéressait personne... à part ceux qui voulaient "rentrer dans les livres", au nom de "la fraternité" ! Comme on va vite le voir maintenant que nous proposions de nous en rapprocher d'un peu trop près selon leurs intérêt si "fraternels".

Confiant, nous faisons notre proposition à Maud M., unique pilier restant d'un Phare-Ouest, lui-même de plus en plus décomposé (les "départs surprenants" évoqués par André Bouguénec), et nous l'invitons à venir visiter l'espace en question. 

Celle-ci allégua alors que le lieu serait humide, ce qui pouvait se défendre, mais aussi se réfuter par un simple test effectué avec les instruments adéquats. Ce que, travaillant dans le bâtiment, elle savait fort bien. Nous lui demandions donc de prendre ces mesures. Malgré une réponse positive, rien ne fut fait. Elle laissât trainer puis restât silencieuse...

Patient (et bien naïf) nous restions dans l'expectative quant à notre demande, pensant que les choses, peut-être, trainaient, et ne sachant pas, surtout, ce qui se tramait dans le cercle de ceux qui décidaient dans notre dos, du devenir de la bibliothèque, dont nous avons décrit la place que nous occupions dans sa gestion...

  

Nous n'étions en effet pas le seul à avoir présenté une solution... Malgré ce que Maud M., approchée elle aussi par d'anciens de Néo-Phare, nous laissait naïvement croire.

Finissant par la questionner sur ce temps passant, elle nous répond : "Nous nous retrouverons le jour du déménagement pour en discuter"...

Jusqu'à ce qu'elle reprenne contact pour nous signifier la date "convenue"...

 

 

Jour du déménagement

Naïvement, nous nous rendons sur place au jour J., pensant, informé par les dires de Maud M., qu'aucune décision n'avait encore été vraiment prise, et qu'on y discuterait encore... de notre demande.

Mais une fois sur place, c'est une toute autre musique que nous avons eue aux oreilles, désinformées par les propos précédents, et nous laissant dans un état de surprise parfaitement gérée. Discussion, certes, mais discussion concernant plutôt : qui allait récupérer les livres, et les emmener chez lui. 

Nous opposer, c'était nous opposer à notre propre engagement... donnant notre accord sur le bien-fondé d'une certaine "discussion". Première manipulation.

Pour résumer, nous avons alors eu ce discours : On ne sait pas où mettre les livres. Chacun va en emporter une partie chez lui. Ceci a été décidé en groupe et est irrévocable.

... Chaque arrivant, donc, sort ses cartons de son véhicule, et commence à... "rentrer" dans la bibliothèque. La possession des cartons prouvait, s'il faut le préciser, que chacun d'entre eux fut parfaitement averti du programme. Donc tout le monde, sauf nous.

Malgré nos heures d'investissement, de travail, d'efforts pour conserver ce lieu intact et l'enrichir au mieux de nos possibilités, quasiment seul.

Mais pour le détruire, la "fraternité" était belle et bien au rendez-vous.

 

La parole coupée par le surprise, nous tentions tout de même des questions. Mais l'opération fut lancée sur-le-champ, sans que quiconque ne prenne la peine de nous entendre, les manoeuvres des uns et des autres, rendant toute réunion impossible. Tout était parfaitement entendu, et notre parole mise à 0. 

Mieux : à peine ouvrions-nous la bouche, même calmement, pour tenter de comprendre, argumenter, que le procès d'intention fut lancé, tel un couperet, agressif, par qui ? Maud M., nous lançant alors, tranchante : "Ah écoute Xavier, on n'est pas là pour faire des histoires" (nous analyserons cette phrase-guillotine plus bas).

 

Dégoûtés de cette situation, nous avons quand même pu nous débrouiller pour emporter chez nous quelques ouvrages clés, non pour les entreposer stérilement, mais pour les lire...

En nous voyant partir avec eux, un des participants de cette "oeuvre", nous traitât, sur un ton de plaisanterie "fraternelle", bien entendu, de... "voleur".

Le "voleur", qui avait pris une dizaine de livres, quand les autres en emportaient chacun cent, deux cents, trois cents, pour n'en rien faire, c'était nous.

 

Le réfractaire à la destruction à tort par définition. Même si c'est pour lire, étudier, comprendre son guide, qu'il prend des livres, cela ne vaut rien devant le couperet "majoritaire".

  

Maud M. quant à elle, a récupéré les "archives" (textes, manuscrits, dossiers de documentations, courriers...), pour les entreposer dans un local exposé à tous les vents... Nous les avons récupérés des années plus tard, dans un état lamentable.

Rappelons que c'est cette même personne qui allégua de l'humidité de notre sous-sol...

 

Nous n'affirmons pas que tous les protagonistes de cette destruction aient eu conscience de la portée de leur acte, car en creusant sur place, il nous a paru que certains ne savaient pas que nous avions proposé une autre solution, leur surprise à cette évocation, en témoignant.

Mais si la raison d'être de la conservation de son unité, pouvait ne pas être compris de tous sans discussion ou débat, le coeur reste le critère de l'acceptation de ce projet. Nous disons le coeur, pour dire : "le bon sens", qui aurait dû amener à questionner celui qui avait géré ce fonds durant des années. Rien n'en fut fait. Tel est le sort de celui qui s'oppose à la "fraternité" : il n'a pas le droit à la parole.

 

 
Pourquoi parlons-nous de "fraternité" ?

Explications :

Comme nous l'évoquions un peu plus haut, nous creusâmes sur place, pour comprendre la genèse véritable de ce coup de force.

Nous avons alors appris comment ce projet est né.

Il fut en fait décidé en petit comité, composé d'un ancien couple du Phare-ouest n'ayant pas suivi Arnaud Mussy, et le couple composé du médecin déjà évoqué, alors marié à Annick M., parèdre d'Arnaud Mussy dans Néo-Phare. 

Les chats ne faisant pas des chiens, c'est lors de cette conversation "informelle" que fut décidé, pour des raisons de "fraternité", de la dissolution de cette bibliothèque que personne ne consultait, sous-prétexte qu'elle ne pouvait revenir entre nos mains seules, mais qu'il fallait au contraire en "partager" le fonds chez les uns et les autres, afin de provoquer, par elle, des rencontres... 

Qu'opposer à tant "d'amour" n'est-ce pas ?

Ensuite cette proposition s'est propagée, par un travail de diffusion "fraternelle".

Afin que tous, apeurés par l'opinion, la peur de ne pas "participer" de "l'unité" (pour la détruire !), basculent de par la terreur engendrée par le mot "fraternité", et participent de la demande d'Arnaud Mussy dans son Opinion de lecteurs : "rentrer dans les livres".

 

 

Ceci pour...

Nous avons appris bien des années après, que livres et cassettes de réunions, possédées par un couple participant de la "fraternelle", avaient finis noyés au fond d'une cave.

Par ailleurs l'autre couple, constitué de l'ancienne parèdre d'Arnaud Mussy, a vendu ses livres, parce que n'ayant plus besoin de "béquilles idéologiques".  

Nous avons cependant pu récupérer les archives délaissées par Maud M. et récupérées par l'éditeur d'André Bouguénec, quand le local soumis à tous les vents dût être abandonné. Mais il ne put les garder, et Pascal M., alors en relation avec lui, nous a demandé de les récupérer. Ce que nous avons accepté. 

A l'heure où nous écrivons, elles sont encore chez nous.

 


 

Qu'est-ce qu'une bibliothèque ?

C'est un ensemble de livres, une fraternité de pensées et de compétences. 

Est-il besoin de préciser qu'un fonds documentaire a besoin de rester uni. C’est cette unité qui permet son intelligence, son classement, sa consultation ou son étude.

Un ensemble de livre, c'est un partage avec le Verbe vivant, s'exprimant dans des filiations, dans l'histoire des hommes, des penseurs, des intellectuels, des chercheurs, mais aussi des prophètes, des transmetteurs d'une pensée également "extra-terrestre" (une autre fraternité), bref, une transmission fraternelle.

Toute une continuité intellectuelle et humaine, rendait possible une transmission vivante entre André Bouguénec, ses lectures, ses annotations et ceux qui iraient encore y travailler.

Celle-ci pouvant remonter à des textes originaires. Décrivant aussi une évolution : celle d'un homme étudiant et oeuvrant à l'aide de ces mêmes pensées complémentaires, antagonistes. En somme : un débat.

 

Tous ces livres (au bas mot, se comptant à plus de 2000), furent comme un échantillon du "testament du christ", tel qu'André Bouguénec le décrit :

« Le 'Jugement Dernier", ne peut, ne pourra se faire, QUE sur les paroles dites en tous les temps par les hommes et les responsables des diffusions qui ont conditionné le monde, au TEST du Testament du Christ qui l'a ré-digé au commencement pour qu'en Fin il s'ouvrit et con-Fonde toute la Dispersion, cette 'Diaspora' 'tra-issante' ou trahissante à travers l'Ordre Divin de rassemblement. Qui, quelle religion, quelle académie, quelle initiation, s'est voulue assez large de coeur et d'esprit pour rassembler toutes les brebis égarées de la Maison d'Israël, c'est-à-dire, non pas le pays des juifs, mais la Maison de Dieu qu'est le Verbe par TOUT : IS-RA-EL : 'l'Intelligence-Royale-de Dieu', contre laquelle l'homme doit 'lutter', 'l'emporter' (de la racine hébraïque sârôh), ce qu'est en vérité l'antique Iswara-El, cette 'Agartha' invisible, enfouie dans les profondeurs de la 'Terre', c'est-à-dire de l'Homme, dans ses ténèbres." Entretien avec l'homme

 

 

Ce que le pouvoir obtenu sans débat, par les mots équivoques, hait par-dessus tout. Sans quoi il n'userait pas, précisément, de l'équivoque "fraternité", pour la détruire en s'assurant le silence effrayé de ceux qui croient en la réalité de la chose.

 


Pourquoi ?

Parce que le pouvoir doit freiner les velléités de mouvements de ceux qui pourraient lui porter de l'ombre, comme ces différents exemples le montrent :

Notre Café Métaphysique avait déjà été empoisonné par l'entrisme d'Arnaud Mussy dans la tête de notre collaborateur, devenu très vite saboteur du projet que nous avions créé et construit.

De même, le Journal du Phare, conçu par un autre membre, mais auquel nous participions en réalisant la mise en page, et bien entendu quelques inserts, fut constamment dénigré par Arnaud Mussy qui se faisait fort de dire "qu'il ne le lisait pas".

C'est ce même Arnaud Mussy qui bloquât notre volonté de nous occuper à mi-temps de la bibliothèque du Phare-ouest, alors que nous envisagions à cette époque de travailler dans les métiers du livre (nous détaillerons cet épisode, un peu plus bas).

Ne parlons pas de nos travaux intellectuels, dénigrés, moqués ou réduits.

Mais moins que notre personne... nous qui étions, selon les propres mots d'Arnaud Mussy, "l'homme à a abattre au Phare-ouest". Nous détaillons le changement subit des opinions des membres du Phare-ouest à notre égard, dans cet article, présentant le déroulement de la réunion où André Bouguénec annonce donner "à tous" sa bibliothèque.

 

 

 

Analyse de la réplique de Maud M.

"On ne fait pas d'histoire" = On n'est pas dans le passé émotionnel facteur de guerre, on est dans le progrès facteur de paix, pour le groupe.

Décodons cette réplique couperet, courte, tranchante, presque un slogan, dans la langue d'Arnaud Mussy.

Mais avant : Un petit rappel sémantique : Teckhe signifie en grec, alliance, qui signifie aussi "testament" en latin. Disant "Tout ma bibliothèque, elle est pour vous", André Bouguénec n'allumait-il pas l'idée de la détruire, dans la tête de ceux qui projetaient de détruire son "testament" ?

 

"On n'est pas là pour faire des histoires" :

"On" : c'est le groupe, le nombre abstrait, face à qui l'isolé s'oppose, et entérine la vérité du procès s'il parle. Confirmant sa place ("là") dans ce lieu : créer le désordre, être un fauteur de guerre. 

"Là", c'est la mise en importance de la situation exceptionnelle, permettant de créer un nouveau temps et un nouvel espace, supprimant la référence au passé, à la mémoire, à la fidélité... et imposant des mesures exceptionnelles, pour un progrès, pour être "venu", à "date convenue", comme une "marche en avant", POUR la "fraternité" (l'idéal annoncé, de ce progrès), localisée et par le fait même fixée, dé-finitivement. 

Des "histoires", c'est la critique de l'appel à l'hérédité. Les forts en gueule, l'union des idiots haïssant la recherche, la pensée, le livre ("on"), est "l'opinion générale", qui se croit fort par l'usage du mot "paix" ("pas des histoires"), équivoque permettant de dire : le méchant c'est l'autre. Tout peut alors se justifier à son encontre.

Se défendre, c'est donc s'accuser devant ceux qui s'auto-définissent comme étant dans le camp de la paix, pour exclure, sémantiquement, leur ennemi dans une classe opposée, celle des récalcitrants : "on" va alors pouvoir dire de lui : "il fait des histoires", cherche la guerre, et par-là : bloque le progrès de la communauté, qui par ce mythe, pense aller vers la paix, la "fraternité". Donc répondre, c'est s'enfoncer, et CONFIRMER le délire, mais aussi le terrorisme intellectuel, de ces utopistes effrayés eux-mêmes, de fauter devant le mot "on".

"On" c'est cette "subjectivité partagée, comme abstraction faisant imaginer une décision majoritaire, alors qu'aucun de ces décideurs ne connait quoi que ce soit au sujet du livre, de la bibliothéconomie, mais attaquent l'âme (isolée) de leur victime, qui elle était compétente, pour lui faire croire, hors de tout argument fondé, que le seul problème rationnel à régler, c'est elle.

Pourquoi la "fraternité" a-t-elle tranché pour cette destruction ? Pour ne pas que "Xavier" prenne possession des livres. La définition du livre, de la bibliothèque, ne tenant qu'à un problème de personnes et de leur classification au regard de "on".

Le réfractaire isolé, va contre "on" : le camp autoproclamé du Bien. Il a donc tort à l'avance, toute question technique et objective portant sur la nécessité et la possibilité de conserver l'unité d'un fonds documentaire, pouvant alors être évacuée...

Le réel a fait place à la dictature par la théorie, l'arbitraire des crétins.

Ceci pour imposer une décision aberrante, s'opposant à toute évidence dictée par le bon sens : un fonds c'est une unité, qu'on doit "voir" dans cette même unité.

Mais détruire le voir, c'est commencer à détruire l'intelligence, le bon sens.

La dispersion amenant évidemment à la destruction de toute vue, de toute sélection par comparaison, des ouvrages disponibles, pouvant être sélectionnés entre eux, selon des choix de recherches, consultés sur place, au gré des gouts et des envies, des idées pouvant aller de lieu en lieu sur l'espace de livres. 

Mais au nom de la "fraternité", qui connait bien son code, pour le débiter comme un seul homme, chacun découpa cet holistisme, puisque les ouvrages furent sélectionnés par thème, chacun emmenant le sien avec soi.

 

C'est encore, mot pour mot ce que nous avons également entendu plus tard : "nous avons fait cela pour la fraternité", de la bouche de Maud M., rencontrée un jour, par hasard, à Nantes. Le gouvernement par la peur des mots, étant le plus habile de tous.

Mais le passage (dans la hiérarchie fraternelle), ne se fait-il pas "par la bouche" ? avait écrit Arnaud Mussy.

 

Alors, comment cette réplique immédiate et cinglante aurait-elle pu être spontanée ?!!! Issue d'une réunion... informelle.

  

 

La genèse de la destruction : "rentrer dans les livres"... d'André Bouguénec

"Rentrer dans les livres", est l'injonction-clé, exprimée par Arnaud Mussy, dans son texte inséré en introduction de L'Ultime Grand Secret, où il s'adresse à des "amis lecteurs". Pour rentrer, il faut d'abord "passer", et "le passage", est décrit dans sa conférence sur Matrix, comme "se faisant par la bouche". Autrement dit, pour "passer" dans les livres, il faut parler un certain code, connaitre les "mots de passe". Ce qui signifie : pouvoir "participer" de la compréhension de ce qu'ils sont réellement, grâce au témoignage d'une parole, d'un mode de parler. Celui de l'action, requérant de "progresser" (marcher), de pas en pas, de grade en grade, dans cette "compréhension", ayant pour double sens, celui de "détruire".

Sans quoi ceux qui rejettent le livre, ne s'en occuperaient pas. Seule une certaine jouissance obtenue par la destruction de la qualité, peut expliquer cet intérêt restant, pour ce qu'on hait.

Or tout double sens fait son chemin dans les cerveaux, pour finir par créer des idées nouvelles. On peut parler de graines semées pour déceler qui va, répétition après répétition de ce même slogan (mais sous des formes toujours différentes - de la paraphrase - pour laisser croire en sa vérité formelle, rationnellement décelable), qui va, disons-nous, se mettre à parler le langage de la force ("rentrer") contre les livres représentant la faiblesse (qu'on peut faire exploser). 

Tel est le test, le "passage se faisant alors par la bouche" des prétendants à cette révolution (un "passage") contre le livre ancien, au nom de la "fraternité".

Etonnamment, le jour même où André Bouguénec nous parlât du don de sa bibliothèque, il ajoutât un propos sur ceux qui se regroupent pour isoler les faibles... Jouissance de la force, conservant les mots, quand tout est assumé pour en haïr la réalité.

Forcément, si ceux qui ne "passent pas" ne font pas partie de la "fraternité", c'est qu'ils sont rejetés de cette "convention" contre le Père honni.

 

contrario, comment le Verbe incarné, universel, imposerait-il une convention mentale, d'élite, pour laisser rentrer tout homme en ce lieu ouvert à tous ("elle est pour vous", donc aussi les plus simples d'entre-nous), sans considération de grade, chacun ayant la possibilité d'y trouver son compte. Comme dans une réelle fraternité, où chaque niveau est respecté.

 

 

 

Un projet orwellien

"Le pouvoir est de déchirer l'esprit humain en morceaux que l'on rassemble ensuite sous de nouvelles formes que l'on a choisies." George Orwell, 1984

Comme cette bibliothèque fut déchirée, détruite et décomposée en sa chair, sa linéarité temporelle, perceptible, pour en recomposer une autre, sans débat.

Débattre, c'est faire progresser la pensée, et même celle de cet auteur. Le débat, c'est le temps du livre, les "contorsions" du "penser" (SER-PENTANT dans le réel)... 

Supprimer le livre, c'est supprimer le débat, l'interdire, le censurer, en feignant de le gérer, mais uniquement comme un objet vide, dénué de tout contenu.