"A moins d'être un despote, nous savons tous que les relations entre un Père et sa progéniture ne peuvent indéfiniment s'inscrire dans la stricte observance des lois. Alors, Dieu, par l'intermédiaire de Jésus, fit naturellement évoluer cet échange par des principes qui privilégiaient non plus le simple respect, mais l'Amour de l'autre... Le précepte « Tu ne tueras point » s'est transformé en « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Le processus est exactement le même au sein d'une famille : dans UN PREMIER TEMPS on incite un jeune enfant à partager... puis, dans UN SECOND TEMPS on l'enjoint d'aimer ses frères."
Arnaud Mussy, Satornet
C'est ainsi et pas autrement qu'on mécanise une âme, comme ici en promettant l'évolution par un passage du "premier temps" au "second temps"... imageant le passage de l'enfant à l'adulte, et qui sont des valeurs arbitraires et "abruptes", puisque sans transition.
L'évolution décrite est bine "abrupte" et "sans vie", passant de point en point, sans charnière.
"Quoi qu'il en soit, l'important pour le moment est de comprendre qu'en cette période de révélation, le Ciel change de Ton !" - nous reviendrons plusieurs fois sur cette référence".
Arnaud Mussy, Satornet
"Référence"... ou plutôt slogan (formule rapide et permettant des ralliements simplistes, décisifs, engageants... et composant la majeure partie du langage d'Arnaud Mussy), slogan dis-je, permettant de faire valider sans le comprendre (dans un premier temps), la dictature du second temps, forcément rapide à faire entériner, quand tous se sont engagés sur la "croyance " répétée ("nous reviendrons plusieurs fois sur cette référence"), de ce qui deviendra une vérité, faute de contradicteurs.
Qui oserais s'opposer au "ciel" ?
"Le Ciel change de ton" :
Etonnant en effet (ou pas) le ton doucereux des premiers courriers (1 : Aout 1994, 2 : Janvier 1995 ; 3 : Mars 1995, ...) d'Arnaud Mussy (point A), mais incluant tout de même les signes de préparation de son "avènement" de 2006 (point B).
Comment comprendre la rapidité d'évolution, tant sur le fond que sur la forme, le ton du discours, sinon que par le fait que le point B final était déjà prévu, dès le point A ?
Si les transitions étaient linéaires, elles prendraient du temps. Si elles ne le sont pas, c'est qu'elles étaient pré-vues, intentionnelles.
C'est le 16 Déc. 1994 qu'Arnaud Mussy participe à sa première réunion du Phare-ouest.
Voici comment André indique les conditions de sa présence : le TGV : Train "GRANDE VITESSE"... construit spécialement pour lui...
TGV = Train Grande Vitesse".
A la réunion précédent le Noël de cette même année 1995, André comme souvent, donne plusieurs égalités numériques, liant le Noël arrivant, avec d'autres notions :
Entre autre Noël 94 = 157 = un temps accéléré (= le temps de la fin = le diable devenu dieu).
C'est-à-dire le temps de l'urgence, durant lequel il se passe beaucoup de choses, incluant un renversement de "cause" (diable devenu dieu), ce qui renvoie en effet à une crise, survenant visiblement au Phare-ouest, et prévue par ces termes.
Il dira encore à Arnaud Mussy, lors d'une intervention sur l'âme : "Toi, t'as une âme qu'est bien en route en tous cas".
"Route" est étymologiquement lié à "rupture", parce que c'est un tracé qui permet de rompre deux parties d'un terrain... son unité.
Une âme qui rompt les choses, est une âme qui les simplifie, les réduit, en coupe l'âme... justement, dès que son langage est coupé (ce que font les slogans réducteurs) de Dieu.
Quant au terrain, c'est l'homme, divisé en clans partisans, abstraits.
La mort est le caractère même de la "rupture" des éléments, de leur dissolution.
André parla plus en détail et peu de temps après la venue d'Arnaud Mussy au Phare-ouest, de deux types d'évolutions : l'une "progressive", explicitement associée à la vie, l'autre "abrupto", ce dernier terme signifiant "rompre en séparant".
Abruptement : "Avec raideur, Avec un caractère fruste, disgracieux, Avec manque d'enchaînement et d'ampleur dans le développement, avec manque de préparation dans la conclusion". CNRTL.
Abrupto signifie "en rupture", car le mouvement est forcément trop rapide au regard de l'évolution naturelle. Cette rupture coupe l'incarnation du Verbe, de la chair. La mécanique n'est-elle pas une violence contre la chair ?
Abrupt : dont la pente est escarpée et comme rompue. Une écriture abrupte est une écriture sans liaison, directe, sèche. C'est aussi ce qui arrive soudainement, sans qu'on y soit préparé.
Rompre c'est encore "séparer en deux par la force" ; "dissoudre un groupement" ; "arrêter un cours d'eau" ; "ruiner"... du latin rumpere, briser, casser avec force.
D'où : Rompre mène à inter-rompre (la parole) ou cor-rompre (= "briser totalement").
L'homogénéité est l'effet contraire : caractère d'un mélange qui est sans choc, sans rupture et dont les éléments sont de même nature, pour un progrès continu et régulier. Ce mot vient d'ailleurs du germanique stapula signifiant "amasser".
Continu : qui est sans rupture. Ce mot signifie aussi qui a du contenu. Ce qui est discontinu, comme un point, est sans contenant, sans chair justement. C'est du vide, un simple chiffre.
André a écrit aussi : "Rien ne croît en ligne droite. La courbe est la spire de l'esprit. La parabole fait croître l'intelligence par le 'croissant' de cette courbe qui passe par des images 'voisines', indirectes, de la projection linéaire et spirée, in-spirée, issue du germe initial."
Et :
"L'inspiration dans le bien n'est pas très précise. Elle est déformée, retraduite par celui ou ceux qui la reçoivent.
Dans le mal, l'inspiration est beaucoup plus précise [comme les mathématiques]. Elle est luciférienne dans le sens qu'elle est magique. Là ça manque pas d'imagination, ça manque pas d'images précises, justement pour provoquer l'homme.
Et c'est d'autant plus précis que l'ensemble perd les pédales par rapport au Bien, ou se désintéresse du bien.
Alors pour accélérer le processus vers le Bien, il n'y a qu'une seule façon, pour respecter la liberté justement du choix humain, c'est d'accélérer le mal en précisant l'inspiration dans le mal. Comme je dis souvent : "Pour que ça aille mieux, faut que ça aille plus mal, plus vite".
Parce que les bons vont avoir à ce moment-là une révolte, une prise de conscience. Et il va y avoir des conversions même par ceux qui sont dans le mal. En général c'est rare, mais en tout cas ça va devenir un tel phénomène aberrant, que ça va sélectionner tout de suite ceux qui sont de bonne volonté.
Pourquoi Jésus dit : "Je suis venu jeter un feu", "séparer les familles", etc.
Il est évident que, dès l'instant où il a donné une conviction dans la famille, à l'un des membres de la famille, cette conviction est telle, parce que celui-là était en état d'être illuminé, parce qu'il avait une soif de pureté, d'honnêteté, etc. et de révolte par rapport à tout ce qui le choquait, il est évident que les autres membres de la famille vont devenir presque des ennemis, il va être haï.
C'est fatal, c'est un drame qui arrive fréquemment. Moi c'est arrivé souvent depuis ma jeunesse. Je suis toujours l'inconscient de ceux qui m'entourent, et c'est une conscience qui gêne."
André Bouguénec