Académie métaphysique

 

Paroles

 

Accueil > F > Folie, fou(s)

Catégories

Partager

 

 

La science (mathématique) doit rester humaniste et réaliste - André Bouguénec

Les mathématiques doivent démontrer l'harmonie des structures, et ce dans toute matière d'étude. C'est une science de la mesure, de la constatation de l'harmonie. Elle doit à partir d'un certain point, démontrer en l'homme la notion de Dieu.

Si l'homme ne veut pas voir, parce que l'axiome le plus répété par Jésus est "Ils ont des yeux et ne voient point, ils ont des oreilles et n'entendent point", à ce moment-là, ce qui est donné pour que l'homme trouve Dieu, cette même chose va se dégrader.

Tout est magnifique, la femme est magnifique. On en fait des putains ou on en fait de la pornographie.

Les mathématiques sont faites pour bâtir l'homme. Mais si on passe de l'équilibre au déséquilibre, si on veut aller trop loin, on perd sa notoriété d'homme. On devient un rêveur (grisé), on tombe dans le délire.

En biologie actuellement, on tombe dans le délire, on fait des chimères, maintenant. Et c'est de la science, c'est de la mesure.

Il y a des conseils, des défenses, il est donné à l'homme de choisir, et des éléments qui suscitent l'homme. Et l'homme devient démoniaque avec la science, qui tue l'homme ou qui le fait vivre, c'est le même argument, c'est l'épée à deux tranchants. Et dans toutes les sciences tu as le délire.

Tu as le délire en littérature, tu as le délire en linguistique, tu as le délire musical (le hard). La beauté est infinie, comme le délire. Seulement ça ne fait pas des hommes, ça fait des fous. Tu as des fous en mathématiques, tu as des fous en biologie, etc. Des enfants vont devenir fous en électronique. La science est utile, et en même temps elle est dangereuse.

Il faut donc un magistère pour équilibrer ça. Il faut une scolarité qui montre le bien et le mal.

Critère des mathématiques dans le Picoche : Matein, à l'origine, signifie simplement "étudier", pratiquer l'étude des choses utiles. Il n'est pas question d'opérations. Les opérations telles qu'on les conçoit en tant que mesure en dehors de l'intelligence qui est la sensibilité, qui est l'esprit et la logique en toutes choses et en toutes disciplines - ça ce sont les mathématiques récentes. L'homme en a voulu faire une spécialité disciplinaire pour rationaliser la matière.

Le grec dit bien : "Etude des choses utiles". Donc les opérations telles qu'on les conçoit.

Mathèse : recueil des choses les plus utiles d'auteurs.

Donc tu vois que les opérations telles qu'on les conçoit en tant que mesures en dehors de l'intelligence qui est la sensibilité, qui est l'esprit, la logique de toutes choses et en toute discipline. Ça ce sont les mathématiques célestes.

L'homme a voulu en faire une spécialité disciplinaire pour rationaliser la matière, pour mettre à profit justement ce phénomène que tout, la matière c'est tout. Voilà : c'est Dieu la matière. Voilà. Eh bien ils auraient dû comprendre que ce Dieu matière est intelligent et qu'ils ne savent même pas d'où viennent les mathématiques et ces mathématiques les passionnent.

Bon. Les mathématiques sont intelligentes pour rendre l'homme intelligent. Intelligent non seulement en une discipline mais même, comme dit la définition, en faisant des liaisons avec des découvertes, avec la recherche tout simplement.

On voit que le mot lui-même écarte la rigueur de l'opération telle que nos machines à calculer peut nous les donner.

Mais c'est bougrement utile, c'est indispensable à l'homme. Pourquoi ? Parce qu'avec ça l'homme doit fabriquer l'âge d'or, c'est-à-dire permettre à l'homme d'avoir un temps libre.

39 heures. Regardez ce nombre comme il est beau. C'est LA CLEF, DIEU, etc. Ce n'est même pas 39 heures que l'homme utilisera pour justement fabriquer l'essentiel à son existence. Mais il pourra faire des sciences dans ses loisirs. Mais des sciences qui seront des harmonies, qui seront utiles, qui seront justement des démonstrations formidables du divin.

Y'a rien de plus con, excusez-moi, que la science des nombres, que je vous ai enseigné. Je vous ai dit que c'était du bidon. Vous avez des corrélations qui sont phénoménales. Mais elles ne sont pas mathématiques dans le sens que je vous défie de prouver Dieu par la science des nombres telle que je vous l'ai donnée. A part les séries cycliques, à part le carré magique.

Parce que un matérialiste va dire :"ben oui, y a 12 coïncidences avec 39", et puis alors ? Dans la nature, dans les mathématiques on trouve des coïncidences remarquables. Seulement ils n'ont pas été foutus de trouver la cohérence des nombres premiers. Et pour des grands mathématiciens ça la fout mal. Ni de trouver la quadrature du cercle qui est con comme la Lune !

C'est parce qu'ils ne sont pas simples que justement ils n'utilisent pas les mathématiques selon la véritable utilisation humaine.

Dès l'instant où une chose n'est pas capable d'être utile à l'ensemble des humains, eh bien elle est inutile.

Qu'est-ce qu'on en a à foutre qu'il y a 200 000 thèmes de mathématiques par an, si on ne peut pas les utiliser ?

Les mathématiciens eux-mêmes ne peuvent pas les utiliser.

Une machine elle-même ne pourrait pas les utiliser. Pourquoi faire puisqu'elle ne peut pas penser ? Et l'homme n'aurait pas le temps de l'inculquer à ces machines.

Les corps des mathématiques actuelles n'ont pas cherché à créer l'unité des sciences. Alors que les grecs à l'époque ont cherché à créer l'unité. Ça a été justement une des réalités de Pythagore, de créer une unité.

Il faut évidemment des spécialistes pour aider les autres. Mais si les spécialistes restent à 100% des spécialistes de leur passion, ils ne peuvent pas s'accomplir. 

Le problème humain fondamental est de s'accomplir en accomplissant les autres. "Complir" c'est compléter ce qu'ils n'ont pas. Donc si tu es purement mathématicien, tu peux pas compléter ta connaissance ni ton être. Mais chacun est doué différemment. L'un va faire de la musique, l'autre n'est pas capable. Mais celui qui n'est pas capable d'en faire va être capable de l'écouter et de l'apprécier. C'est en ce sens que nous sommes différents pour les échanges.

Surtout il ne faut pas qu'un mathématicien ou un biologiste y passe sa vie. C'est pourquoi l'interdiscipline est formidablement passionnante.

Il y a 200 nouveaux théorèmes par an qui ne serviront à rien parce que n'étayant pas d'hypothèse utile.

Les mathématiques sont subséquentes à une hypothèse psychique ou mentale. Elles viennent ensuite pour essayer de structurer cette hypothèse, cette conception.

Et la recherche... On n'imagine pas les conneries que fait un chercheur. Et il faut qu'il les fasse. Il est dans le hasard et tout d'un coup il va trouver une structure. Elle lui vient, elle lui est donnée. C'est la tentation. Alors il veut se lancer là-dedans. Il va s'amuser lui. Il va perdre son temps.

Regarde Henri Blassel, mon ami, il passe des journées entières devant son ordinateur. Sa femme ne sait même plus qu'elle est mariée. Il se passionne, il ne sert plus à rien. Alors ils ont fait l'économie d'une femme de ménage ; alors Henri, on lui donne un jour par semaine, on lui fout un tablier blanc et puis mon vieux : "Aspirateur ! C'est à toi de faire le machin". Parce qu'autrement il est toujours fourré là-dessus. Il sert à rien. Il s'amuse. Parce que ça sert à personne. Il a voulu classer des termes celtiques. Mais ça servira à personne. Ça sert qu'à lui. Mais il va pas emmener son ordinateur de l'autre côté.

C'est ça. L'accomplissement c'est compléter les autres et ce qu'on n'a pas. Les échanges ça va de soi. Et c'est ça qui est l'art de vivre.

Tu as des dieux, ce sont des dieux créateurs. Mais ils ont besoin d'autres dieux pour compléter leurs conceptions, leurs créations. Ce que l'on pense créer vient à 99% des autres. Seulement 1% d'idées premières dans la science. Les autres ne font que répéter ce que les autres découvrent. Ils ne font que de l'histoire des sciences. L'un d'eux va prendre l'idée première et l'améliorer. Il avance donc. La science c'est ça.

Il y en a qui se croient des scientifiques en prenant le travail des autres, et ils tirent des théorèmes là-dessus, des hypothèses.

Les mathématiques sont des illusions. On ira pas de l'autre côté avec les mathématiques. Ce ne sont que des jeux pour nous occuper. Il n'y a que le sentiment qui est vrai. C'est l'invisible et c'est la seule réalité qu'il y a dans tous les univers.

En dehors de ça ce ne sont que des jeux. Alors il y a des jeux qui vont jusqu'au délire, jusqu'à l'aberrance.