Académie métaphysique

 

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« Le "Jugement Dernier", ne peut, ne pourra se faire, QUE sur les paroles dites en tous les temps par les hommes et les responsables des diffusions qui ont conditionné le monde, au TEST du Testament du Christ qui l'a ré-digé au commencement pour qu'en Fin il s'ouvrit et con-Fonde toute la Dispersion, cette "Diaspora" "tra-issante" ou trahissante à travers l'Ordre Divin de Rassemblement. Qui, quelle religion, quelle académie, quelle initiation, s'est voulue assez large de coeur et d'esprit pour rassembler toutes les brebis égarées de la Maison d'Israël, c'est-à-dire, non pas le pays des juifs, mais la Maison de Dieu qu'est le Verbe par TOUT : IS-RA-EL : "l'Intelligence-Royale-de Dieu", contre laquelle l'homme doit "lutter", "l'emporter" (de la racine hébraïque sârôh), ce qu'est en vérité l'antique Iswara-El, cette "Agartha" invisible, enfouie dans les profondeurs de la "Terre", c'est-à-dire de l'Homme, dans ses ténèbres. »

André Bouguénec, Entretien avec l'homme, article Qui est Judas ?

 

 

 

Curiosité (notes) - Xeon

Dérivé de cura (« soin », « souci »)

1190 curioseté « souci, préoccupation exagérée »

curiosité « désir d'apprendre des choses obscures sans nécessité »

Empr. au lat. class. curiositas « désir de connaître »

 

Désir, plus ou moins importun, d'en savoir davantage (sur une personne, sur des événements).

 

 

Souci : État d'esprit plus ou moins douloureux, permanent ou répété, de quelqu'un qui s'inquiète à propos d'une personne ou d'une chose à laquelle il accorde de l'importance. Synon. inquiétude, préoccupation, tourment, tracas.

« inquiétude, angoisse que causent les dangers, les difficultés »

« préoccupation, inquiétude amoureuse »

« objet de préoccupation amoureuse »

 

 

TLFI

Aguicher : Intéresser quelqu'un, susciter la curiosité de quelqu'un par des procédés ostentatoires

Attraction : Ce qui attire le public dans un lieu; ce qui est un objet, une occasion de curiosité, de divertissement

Intérêt : État d'attention de l'esprit, inspiré par quelque chose qu'il juge important, captivant, qui répond à sa curiosité, ses motivations.

Reluquer : Regarder quelqu'un du coin de l'œil avec curiosité, attention ou envie

Voyeur : Personne qui se plaît à découvrir des choses intimes, cachées, qui est d'une curiosité malsaine.

 

 

Wikipedia

La curiosité est une attitude de disponibilité et/ou d'intérêt à l'égard d'un sujet ou d'un phénomène donné. Elle peut correspondre à un désir intrinsèque de réduire une incertitude, ou d’obtenir de nouvelles informations, ou encore de comprendre quelque chose d’inconnu.

Elle peut être un trait de caractère et de personnalité ; toujours présent, ou se manifestant dans des circonstances particulières.

Elle est considérée comme liée à l'apprentissage, au savoir et à la créativité ; et comme positive par la science et sa recherche, en ce qu'elle aide à l'intelligibilité du monde et peut être jugée pathologique, malsaine ou morbide quand elle est excessive (quand elle vise par exemple à surprendre les secrets d’autrui, relevant alors d'avantage d'un plaisir émotionnel, plus que de la recherche de vérité).

 

Dicton

Un dicton français, La curiosité est un vilain défaut, rappelle qu'en société le désir de connaissance qui nourrit la curiosité peut parfois heurter les sensibilités ou les intérêts d'autrui et être ressenti comme gênant ou envahissant en fonction des codes sociaux :

- en France, il est généralement mal vu de demander l'âge d'une femme ;

-il est également mal vu de demander le montant de son salaire à quelqu'un qu'on ne connaît pas, ce qui n'est pas le cas, par exemple, en Chine.

Dans une certaine mesure, le mythe d'Icare, qui se noie dans la mer Égée pour s'être trop approché du soleil, illustre les dangers d'une curiosité extrême qui se traduit par une quête inconditionnée de la vérité.

 

Philosophie

C'est l'un des thèmes de la philosophie dans l'antiquité.

Le mot curieux est parfois négativement connoté (il y aurait une bonne curiosité et une curiosité malsaine) : Saint-Augustin, dans le De utilitate credendi (9,22) distingue le curieux (curiosus) qui désirent savoir ce qui ne le regarde pas), du studieux (studiosus).

Thomas d'Aquin reprend ce thème et oppose la curiosité à la studiosité, la première étant considérée comme un vice, la seconde comme une vertu.

Descartes fait dire à son personnage Épistémon au début de la Recherche de la vérité par les lumières naturelles que « le désir de savoir, qui est commun à tous les hommes, est le mal qui ne se peut guérir, car la curiosité s’accroît avec la doctrine ».

Jean-Jacques Rousseau, dans Émile ou De l'éducation (livre V), semble considérer que le savoir attise la curiosité : « on n’est curieux qu’à proportion qu’on est instruit ».

 

 

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Curiosité sexuelle et pathologie

Freud : l'éveil prématuré de la pulsion de regarder

Dans les Trois essais sur la théorie sexuelle (1905), deuxième essai, intitulé « La sexualité infantile », Freud aborde les pulsions partielles, notamment le plaisir de regarder (scopophilie ou Schaulust).

Il distingue explicitement l'apparition spontanée de la curiosité sexuelle et son développement sous une influence extérieure.

Il considère qu'une influence extérieure peut faire prendre prématurément une place importante au désir de regarder dans la vie sexuelle de l'enfant.

Il évoque ensuite une conséquence possible : lorsque cette curiosité est refoulée, le désir de voir les organes génitaux d'autrui peut persister sous forme de désir obsédant et, dans certains cas de névrose, contribuer à la formation de symptômes.

C'est donc bien un auteur qui envisage un lien entre l'éveil d'une curiosité visuelle sexuelle, son développement et certaines conséquences psychiques.

 

Melanie Klein : curiosité sexuelle, angoisse et conflits psychiques

Une seconde référence mérite votre attention : Melanie Klein, dans La Psychanalyse des enfants (1932).

Elle établit des relations entre la curiosité sexuelle, les angoisses infantiles et les sentiments de culpabilité.

Elle précise notamment que des explications intellectuelles sur la sexualité peuvent parfois réveiller des contenus psychiques refoulés sans permettre à l'enfant de les élaborer. Cela peut provoquer une réaction de rejet ou de résistance.

Ce point est intéressant : une information nouvelle n'est pas nécessairement intégrée sans difficulté par l'enfant.

Toutefois, Klein ne soutient pas ici qu'une curiosité prématurément provoquée entraîne nécessairement un trouble. Elle étudie surtout la manière dont des conflits psychiques préexistants interviennent dans la réception des connaissances sexuelles.