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« Le "Jugement Dernier", ne peut, ne pourra se faire, QUE sur les paroles dites en tous les temps par les hommes et les responsables des diffusions qui ont conditionné le monde, au TEST du Testament du Christ qui l'a ré-digé au commencement pour qu'en Fin il s'ouvrit et con-Fonde toute la Dispersion, cette "Diaspora" "tra-issante" ou trahissante à travers l'Ordre Divin de Rassemblement. Qui, quelle religion, quelle académie, quelle initiation, s'est voulue assez large de coeur et d'esprit pour rassembler toutes les brebis égarées de la Maison d'Israël, c'est-à-dire, non pas le pays des juifs, mais la Maison de Dieu qu'est le Verbe par TOUT : IS-RA-EL : "l'Intelligence-Royale-de Dieu", contre laquelle l'homme doit "lutter", "l'emporter" (de la racine hébraïque sârôh), ce qu'est en vérité l'antique Iswara-El, cette "Agartha" invisible, enfouie dans les profondeurs de la "Terre", c'est-à-dire de l'Homme, dans ses ténèbres. »

André Bouguénec, Entretien avec l'homme, article Qui est Judas ?

 

 

 

Le tawil de l'Islam 'intérieur' schiite - Encyclopédie théologique de l'abbé Migne

TAWIL, c'est-à-dire interprétation ; nom que quelques Orientaux, et particulièrement les Druzes, donnent à un système religieux basé sur l'allégorie, par opposition au tenzil, qui consiste à prendre le texte de la loi dans son sens simple et littéral. Ainsi, d'après eux, les Musulmans sunnites professent le tenzil, parce que, disent-ils, ceux-ci font consister leur religion dans l'observation scrupuleuse des pratiques prescrites par Mahomet, et qu'ils prennent à la lettre les expressions employées dans le Coran en parlant de Dieu, lesquelles semblent lui attribuer une figure humaine, des yeux, des mains, etc. (1). Les Schiites au contraire appartiennent au système du tawil, parce que ceux-ci, ou du moins quelques sectes d'entre eux, à une vénération profonde pour Ali et les imams de sa race joignent une multitude d'opinions singulières, et soutiennent, entre autres choses, que toutes les pratiques prescrites dans le Coran ne doivent être entendues que dans un sens allégorique ; que les observer à la lettre est une impiété, et que Dieu étant d'une nature spirituelle, on ne doit supposer en lui aucune ressemblance avec une figure corporelle, ni même y reconnaître aucun attribut, de crainte de nuire par là à son unité. A raison des notions si opposées que ces deux religions sont censées donner sur la nature de Dieu, les écrivains druzes désignent la première sous le nom d'infidélité, parce que c'est, suivant eux, nier l'existence de Dieu, que d'avoir de lui des idées grossières et corporelles ; et ils donnent au tawil le nom de polythéisme, parce que les Schiites poussent leur vénération pour Ali jusqu'à l'assimiler à la divinité. Le tenzil, qui assujettit les hommes à l'observation rigoureuse de la lettre des préceptes religieux, tels que les ablutions, la prière, la dîme, le jeûne, etc., porte encore le nom d'extérieur ; les Druzes, au contraire, donnent au tawil, qui, en allégorisant tous ces préceptes, en proscrit l'observation littérale, le nom d'intérieur, et c'est de là que ces sectaires ont été appelés Baténis.

Les Druzes rangent aussi les chrétiens parmi les sectateurs du tawil.