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« Le "Jugement Dernier", ne peut, ne pourra se faire, QUE sur les paroles dites en tous les temps par les hommes et les responsables des diffusions qui ont conditionné le monde, au TEST du Testament du Christ qui l'a ré-digé au commencement pour qu'en Fin il s'ouvrit et con-Fonde toute la Dispersion, cette "Diaspora" "tra-issante" ou trahissante à travers l'Ordre Divin de Rassemblement. Qui, quelle religion, quelle académie, quelle initiation, s'est voulue assez large de coeur et d'esprit pour rassembler toutes les brebis égarées de la Maison d'Israël, c'est-à-dire, non pas le pays des juifs, mais la Maison de Dieu qu'est le Verbe par TOUT : IS-RA-EL : "l'Intelligence-Royale-de Dieu", contre laquelle l'homme doit "lutter", "l'emporter" (de la racine hébraïque sârôh), ce qu'est en vérité l'antique Iswara-El, cette "Agartha" invisible, enfouie dans les profondeurs de la "Terre", c'est-à-dire de l'Homme, dans ses ténèbres. »

André Bouguénec, Entretien avec l'homme, article Qui est Judas ?

 

 

 

Teocalli et Teotl, termes mexicains aux consonnances grecques - Encyclopédie théologique de l'Abbé Migne

TEOCALLI, nom des anciens temples mexicains. C'est une chose très digne de remarque que cette dénomination grecque, trouvée dans le centre de l'Amérique ; en effet, Teocalli signifie, dans la langue du pays, maison de Dieu, comme serait le grec Teo-kalia qui veut dire également maison ou sanctuaire de Dieu. Bien plus, ces monuments rappelaient d'une manière frappante le style et l'architecture du temple de Bélus à Babylone.

Chacun des peuples qui occupèrent tour à tour le territoire mexicain, les Toltèques, les Cicimèques, les Acolhuès, les Tlascaltèques et enfin les Aztèques, peuples divisés seulement par les querelles politiques, mais identiques pour l'origine, les mœurs et la langue, tenaient à honneur de bâtir des téocallis. Quoique de dimensions diverses, ces édifices avaient tous la même forme, celle de pyramides à plusieurs assises, dont les côtés suivaient la direction du méridien et du parallèle du lieu. Le téocalli s'élevait au milieu d'une vaste enceinte carrée et entourée d'un mur; et dans cette enceinte étaient des jardins, des fontaines, des habitations pour les prêtres, quelquefois même des magasins d'armes. On arrivait par un escalier au sommet de la pyramide tronquée, et l'on trouvait sur la plate-forme deux chapelles votives, partie essentielle du monument, dans laquelle on renfermait des idoles colossales. Ces chapelles ainsi placées étaient vues de toute la foule en adoration, éparse dans la plaine, et le sacrificateur se mettait à l'endroit le plus évident.

Les téocallis, dont les vestiges existent encore sur divers points du plateau mexicain, remontent si haut dans l'histoire de ces peuples qu'on ne saurait en préciser l'origine: Lorsqu'au XIIè siècle les Aztèques ou Mexicains arrivèrent dans cette région équinoxiale, les pyramides de Papantla, de Téotihuacan et de Cholula étaient debout depuis des siècles. Ils attribuèrent ces constructions grandioses aux Toltèques, nation puissante et civilisée qui habitait le Mexique 500 ans avant eux, sans savoir toutefois si elles ne remontaient pas à une date antérieure encore.

Parmi les téocallis, le plus ancien et le plus célèbre est le téocalli de Cholula. On l'appelle encore Monte hecho a mano, la montagne faite de main d'homme. Aujourd'hui la forme du monument a été tellement altérée, soit par les éboulements, soit par la croissance de quelques végétaux, comme le nopal et le poivrier épineux, qu'on le préparait pour une colline naturelle recouverte de végétation.

La grande route de la Puebla à Cholula traverse même la pyramide. Cependant, quand on examine avec quelque attention la physionomie de ce monticule, on retrouve facilement sa forme primitive.

Le téocalli de Cholula a quatre assises toutes d'une hauteur égale. Autant qu'il est possible de le voir à des arêtes peu distinctes, il a dû être exactement orienté d'après les quatre points cardinaux. La base de la pyramide est deux fois plus grande que celle des pyramides égyptiennes, mais sa hauteur n'est que de 54 mètres. Le monument est construit en briques non cuites qui alternent avec des couches d'argile. Les traditions locales veulent qu'il existât jadis dans l'intérieur de la pyramide des cavités destinées à la sépulture des rois ; Et en effet, vers la fin du siècle dernier, les travaux de percement de la route de la Puebla firent découvrir dans les flancs de la pyramide une maison carrée construite en pierres et soutenue par des poutres de cyprès chauve. Cette maison renfermait deux cadavres, des idoles en basalte et des vases vernissés, peints avec art. Elle n'avait pas la moindre issue. Peut-être eût-on, à l'aide de fouilles ultérieures, découvert dans les flancs de la pyramide d'autres caveaux souterrains semblables à celui qui a été fortuitement découvert. Peut-être aussi y eût-on trouvé des trésors semblables à celui qui Guttierez de Toledo rencontra en 1576, en perçant le tombeau d'un prince péruvien, et dont les archives de Trujillo portent la valeur à cinq millions de francs en or massif. Les expériences en sont toutefois restées là. Au sommet du téocalli de Cholula était jadis un autel dédié à Quetzalcoalt, le dieu de l'air. Voilà ce qu'il y a de moins vague et de plus accrédité sur la pyramide de Cholula.

Une autre tradition tend à en ramener l'origine à une fable qui rappelle celle des Titans, et dans laquelle les géants qui habitaient le plateau mexicain auraient voulu élever une montagne artificielle pour escalader ainsi le ciel. Quoi qu'il en soit, aujourd'hui, au lieu d'un autel dédié au dieu de l'air, la plate-forme de la pyramide porte une petite église d'architecture cruciforme, propre, élégante et bien bâtie.

Après le téocalli de Cholula, le plus célèbre était celui de Mexico, dédié à Huitzilopochtli, le dieu de la guerre, et à Tezcatlipoca, la première des divinités aztèques. Cette pyramide, que Cortez nomme le temple principal, avait 97 mètres de largeur à sa base et 54 mètres de hauteur. Oeuvre des Aztèques, il fut détruit durant le siège de Mexico. Plus anciennes et plus curieuses se présentent encore les pyramides de Téotihuacan, à 8 lieues N. E. de Mexico et dans une plaine qui porte le nom de Micoatl ou chemin des morts. Ce sont deux grandes pyramides dédiées, l'une au soleil, l'autre à la lune, et entourées de plusieurs centaines de petites pyramides, qui forment des rues dirigées du midi au nord et de l'est à l'ouest. Les grandes pyramides ont, l'une 55, l'autre 44 mètres d'élévation : les petites 8 à 9 mètres. Ainsi les grandes pyramides seraient des tombeaux de rois, les petites des tombeaux de chefs. A la cime des grands téocallis se trouvaient deux statues colossales du soleil et de la lune, toutes les deux en pierre, et plaquées de lames d'or que détachèrent les soldats de Cortez ; enfin, il faut citer comme dernier monument en ce genre, la pyramide de Papantla, cachée dans les profondeurs de la forêt de Tajiu. La forme de ce téocalli diffère des autres autant que la matière ; il a sept étages répartis sur une hauteur de 18 mètres, et il est construit en pierres de taille d'une coupe très belle et très régulière. Trois escaliers mènent à la plate-forme ; le revêtement de ses assises est orné de sculptures hiéroglyphiques et de petites niches disposées avec une grande symétrie, et dont le nombre semble correspondre aux jours du calendrier des Toltèques.


TEOTL
Le mot teolt, qui signifie simplement dieu, rappelle d'une manière frappante le theos des Grecs ; car les deux dernières lettres ne sont qu'une terminaison mexicaine, qui se retranchait dans les composés, ainsi que les des Grecs, comme nous le voyons dans les mots précédents Teo-calli, Teocualo, Teo-pixqui, etc.