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« Le "Jugement Dernier", ne peut, ne pourra se faire, QUE sur les paroles dites en tous les temps par les hommes et les responsables des diffusions qui ont conditionné le monde, au TEST du Testament du Christ qui l'a ré-digé au commencement pour qu'en Fin il s'ouvrit et con-Fonde toute la Dispersion, cette "Diaspora" "tra-issante" ou trahissante à travers l'Ordre Divin de Rassemblement. Qui, quelle religion, quelle académie, quelle initiation, s'est voulue assez large de coeur et d'esprit pour rassembler toutes les brebis égarées de la Maison d'Israël, c'est-à-dire, non pas le pays des juifs, mais la Maison de Dieu qu'est le Verbe par TOUT : IS-RA-EL : "l'Intelligence-Royale-de Dieu", contre laquelle l'homme doit "lutter", "l'emporter" (de la racine hébraïque sârôh), ce qu'est en vérité l'antique Iswara-El, cette "Agartha" invisible, enfouie dans les profondeurs de la "Terre", c'est-à-dire de l'Homme, dans ses ténèbres. »

André Bouguénec, Entretien avec l'homme, article Qui est Judas ?

 

 

 

Esus, divinité celto-nordique dans Notre-Dame - Encyclopédie théologique de l'Abbé Migne

ESUS, ou HESUS, un des dieux principaux des anciens Gaulois ; on en a plusieurs figures, une entre autres qui est sculptée sur un bas relief appartenant à un autel trouvé sous le chœur de Notre-Dame de Paris. Il y est représenté vêtu de la blouse nationale, debout devant un chêne, dont il détache, avec une espèce de serpe, une branche de gui parfaitement reconnaissable à la forme des feuilles et à la régularité des ramifications. Sa tête est ornée d'une couronne de chêne ; au-dessus de la figure se lit le nom d'ESUS en caractères latins. Les antiquaires se sont longuement exercés sur ce vocable, et ont proposé pour l'expliquer les systèmes les plus arbitraires.

- Leibnitz identifie le nom d'Esus avec celui d'une divinité germanique, nommée Erich, dont il fait l'analogue de l'Arès, ou Mars des Grecs.

- La Tour d'Auvergne et don Martin, remarquant que Heuz, en brezouneq, signifie horreur, épouvante, ont fait d 'Esus, le dieu terrible, le dieu qui inspire la terreur.

- M. Johanneau en fait un dieu tragique, le Sylvanus des Latins, en déduisant son nom du radical brezouneq, gwez, arbre.

- Le même archéologue propose encore une autre étymologie, celle de heus, pluriel heusou, qui en breton veut dire guêtres, bottines ; Esus serait donc le dieu botté, ce qui rappellerait l'épithète bene ocreatus qu'Homère applique à quelques dieux. Or, il est bon de remarquer qu'Esus est représenté nu-pieds.

- M. Amédee Thierry n'a voulu voir dans Esus qu'un chef de migration, qui, sous le nom de Hu-cadarn, a amené une colonie de Kimris dans l'île de Prydiain.

- D'autres enfin trouvent une grande analogie entre le nom d'Esus et le grec aida, sort, destin ; et pensent que ce dieu supérieur à tous les autres était le Destin.

- Nous répudions ces étymologies diverses, qui toutes sont plus ou moins forcées et ne peuvent soutenir une critique sérieuse ; et nous disons hautement qu'Esus est corrélatif de l'As, Aesir des Scandinaves, l'Aesar des Etrusques, peuples qui avaient une communauté d'origine avec les Celtes. Or, l'As des Scandinaves, l'Aesar des Etrusques, ne signifie pas autre chose que Dieu. Esus est donc le Dieu par excellence ; remarquons cependant que son nom, tel qu'il nous est parvenu, est habillé à la latine, et que nos ancêtres ont pu dire fort bien Esur, ou Esyr.

Quoi qu'il en soit, les Gaulois l'adoraient dans les bois sacrés où ils croyaient qu'il faisait sa résidence.

[...]

Strabon dit que les Celtibériens adoraient le dieu sans nom, probablement Esus, et qu'en son honneur ils dansaient toute la nuit devant leurs maisons, au retour de chaque pleine lune. Il est à observer que le monument de Notre-Dame date de la décadence du druidisme ; car, dans sa sévérité spirituelle, le druidisme ne tolérait pas plus les représentations sensibles des dieux, que les temples fermés dans lesquels les païens pensaient les emprisonner.