Académie métaphysique

 

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« Le "Jugement Dernier", ne peut, ne pourra se faire, QUE sur les paroles dites en tous les temps par les hommes et les responsables des diffusions qui ont conditionné le monde, au TEST du Testament du Christ qui l'a ré-digé au commencement pour qu'en Fin il s'ouvrit et con-Fonde toute la Dispersion, cette "Diaspora" "tra-issante" ou trahissante à travers l'Ordre Divin de Rassemblement. Qui, quelle religion, quelle académie, quelle initiation, s'est voulue assez large de coeur et d'esprit pour rassembler toutes les brebis égarées de la Maison d'Israël, c'est-à-dire, non pas le pays des juifs, mais la Maison de Dieu qu'est le Verbe par TOUT : IS-RA-EL : "l'Intelligence-Royale-de Dieu", contre laquelle l'homme doit "lutter", "l'emporter" (de la racine hébraïque sârôh), ce qu'est en vérité l'antique Iswara-El, cette "Agartha" invisible, enfouie dans les profondeurs de la "Terre", c'est-à-dire de l'Homme, dans ses ténèbres. »

André Bouguénec, Entretien avec l'homme, article Qui est Judas ?

 

 

 

L'équité par rapport à la loi (chez les anciens) - Varia

Pour Aristote, l'équité est une correction de la loi positive. C'est aussi une vertu. Il en justifie l'usage pour affiner des lois trop générales pour toutes les circonstances, qui doivent lui échapper. L'équité s'oppose au juste légal mais pas au juste absolument.

La raison de la limite de la loi positive, tient à la nature diverse des choses pratiques. C'est la phronésis (prudence) qui est la vertu de la raison dans son activité de délibération sur l'action à entreprendre. La raison ne peut se contenter d'appliquer des règles générales, car elle doit considérer des circonstances toujours particulières. C'est pourquoi en politique on applique le décret, manière de régir en l'absence de loi, sans en instaurer de nouvelle.

L'équitable renvoie à l'esprit, contre la lettre de la loi.

En grec, équité est épieika, qui fut traduit par aequitas au Moyen Age ; mais épieikei dérive du verbe eoika, qui renvoie à une forme du regard, plutôt qu'à l'idée d'égalité.

L'homme équitable, pour Aristote, est celui qui est capable de renoncer à son dû, en dépit de la règle fixée. [Ce qu'on retrouve dans la parabole du salarié de la 11ème heure, parce qu'il ne savait pas.]

La doctrine aristotélicienne de l'équité trouverait sa source chez Platon, dans le Politique et dans Les lois. La loi est pour lui le substitut indispensable de la science royale, qui permettrait de guider l'action en toutes circonstances, mais qui nous fait défaut. Seule la science serait une solution parfaite. La loi est un pis-aller rigide "à la façon d'un homme présomptueux et ignorant, qui ne laisse personne rien faire en dehors de ce qu'il a lui-même réglé, personne ne peut lui poser aucune question, non pas même, si d'aventure, quelque idée neuve, en dehors des arrangements qu'il a décrétés, doit avoir pour quelque cas individuel, meilleur résultat."

L'explication de cette inadéquation réside dans le caractère irrégulier et singulier des choses humaines. "Aucune des choses humaines ne demeure en repos, ce qui ne permet pas à l'art, à aucun art quel qu'il soit, de formuler aucun principe dont la simplicité vaille en toutes matière, sur tous les points sans exception et pour toute la durée des temps". Les lois ne sont donc instituées qu'en gros et pour la plupart des cas. Le juge doit savoir apprécier les cas et les exceptions.

L'indulgence ou l'équité du juge, trouve deux sources : le sentiment du juge, et la loi naturelle de la vie humaine.

Indulgence ≠ tolérance :

Indulgence : S'applique à ce qui touche à la loi. On gère la sanction

Tolérance : S'applique aux idées, caractères, qui nous touchent en tant qu'humain. On laisse agir.

L'avocat a pour fonction d'en appeler à l'indulgence, à l'équité.

La loi actuelle tient compte de l'aspect "volontaire", "prémédité", "passionnel", etc.

Tenir compte des difficultés de chaque cas, des efforts effectués, des changements réels, c'est l'équité.