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« Le "Jugement Dernier", ne peut, ne pourra se faire, QUE sur les paroles dites en tous les temps par les hommes et les responsables des diffusions qui ont conditionné le monde, au TEST du Testament du Christ qui l'a ré-digé au commencement pour qu'en Fin il s'ouvrit et con-Fonde toute la Dispersion, cette "Diaspora" "tra-issante" ou trahissante à travers l'Ordre Divin de Rassemblement. Qui, quelle religion, quelle académie, quelle initiation, s'est voulue assez large de coeur et d'esprit pour rassembler toutes les brebis égarées de la Maison d'Israël, c'est-à-dire, non pas le pays des juifs, mais la Maison de Dieu qu'est le Verbe par TOUT : IS-RA-EL : "l'Intelligence-Royale-de Dieu", contre laquelle l'homme doit "lutter", "l'emporter" (de la racine hébraïque sârôh), ce qu'est en vérité l'antique Iswara-El, cette "Agartha" invisible, enfouie dans les profondeurs de la "Terre", c'est-à-dire de l'Homme, dans ses ténèbres. »

André Bouguénec, Entretien avec l'homme, article Qui est Judas ?

 

 

 

Invités par Néo-Phare : de la réunion informelle à la condamnation tranchée - Xeon

Code EAN 8/13 ou code UPC : 2000-12-09

C'est le 09 Décembre 2000, soit peu de temps avant leur départ définitif du Phare-Ouest pour créer Néo-Phare, que nous fûmes invités à cette "réunion informelle"... mais qui devait pourtant, nous disait-on dès notre arrivée : "conditionner la suite".

Nous eûmes personnellement l'intuition que cette réunion nous fournirait des informations sur les procédés indécelables à l'audition, employés par le mentor du dit-groupe, pour mener à une certaine finalité. C'est pourquoi nous fîmes le choix de noter le maximum des propos qui allaient y être tenus. 

Ce témoignage est important car il constitue un exemple unique de la façon dont les membres de Néo-Phare se comportent vis-à-vis des opposants à leur groupe, ce type de réunion n'ayant jamais été enregistré, et les réunions qui se tenaient en Néo-Phare, ne comportaient que des membres dociles.

Disons tout de suite que nous n'oserions inventer quoi que ce soit quant au contenu de cette réunion, dans la mesure où ce jour nous étions environ une douzaine de personnes, qui pourraient nous contredire aujourd'hui, même si la mémoire leur manquerait sans doute après tant d'années. Il est cependant possible qu'un enregistrement existe, car nous savons que les gens de Néo-Phare enregistraient beaucoup de choses.

 

Ce que vous allez lire ne sera jamais que le reflet d'un fonctionnement de la secte future, face à ceux qui chercheront à s'opposer à son pouvoir.

  

 

Nous proposons d'abord la lecture des propos à l'état brut.

Les paroles des membres de l'ex futur Néo-Phare seront indiqués NP, et PO pour les 5 Phare-Ouestiens présents.

Notre analyse présentée ensuite, sera encadrée par des crochets [ ].

 

***

 


 PROPOS BRUTS :

 

NP : « Mettre les choses au clair ce jour ». « C'est ici, autour de cette table, qu'il faut s'exprimer », « Ce qui conditionnera la suite », « l'avenir ».

NP : « Il faut aller au bout des choses, même si ça fait un peu mal »

NP : « S'oublier pour bâtir en commun ».

NP : « Ne plus réfléchir pour soi ».

NP : « Ce que je crois est plus important que ce que je suis ».

NP : « Se faire mal »

NP : « Croire en un certain état d'esprit pour le Phare-Ouest.

NP : « Le « coeur à coeur » est une perte de temps. »

NP : « On peut se tromper d'objet. Faire des choses à l'extérieur. C'est un prétexte. Il ne faut pas oublier que notre objectif commun est la fraternité ».

NP : « Qu'est-ce que devra être le Phare-Ouest demain ? »

NP : « La transparence, au-delà des différences, de la sensibilité »

PO : « Le Phare-Ouest est bâti sur les sept ouvrages d'André Bouguénec, la fraternité/tolérance. Il faut faire des choses selon les objectifs du Phare, selon ses connaissances, en faire profiter les autres. Faire progresser les autres. Etre témoin, divulguer. Comment intégrer les nouveaux venus ? Les personnes qui écoutent ?

NP : « Quel est l'objectif qui transcende les autres objectifs ? Le plus pressé. »

NP : « L'échéance est 2001. Je ressens un objectif personnel et commun.

PO : « Peu importe l'échéance ».

NP (agressif) : « Il faut se donner les moyens ! »

NP : « Pas facile à vivre. Avoir des attitudes d'effort pour « dire » des choses ». ceux qui « Aller au-delà de ce qu'on ressent pour le but commun. Pas fait avec plaisir. »

NP : « Avec cet objectif commun, on est sûr de l'intention ».

NP : « Il faut suivre la logique de Dieu, ce qui permet d'anticiper sur les erreurs de forme, car on se dit : je ne m'agrippe pas sur les erreurs de forme. »

NP : « Jésus prend ses disciples pour des moins que rien – Car il savait où il allait »

NP : « Objectif commun », « objectif », « projet commun », etc. etc.

NP (agressif) : « Dire si l'on n'est pas d'accord, et ne pas noter ! »

NP : « Quelqu'un qui dit : 2012 au lieu de 2001 n'est pas d'accord avec moi, donc il n'est pas “dans l'Esprit“. Ça veut dire “je ne suis pas acteur“. C'est un problème, un manque de foi ».

NP : « S'inscrire dans l'urgence. Aller vite. Vite se transformer. Prendre une décision efficace. »

NP : « Ceux qui ne croient pas en 2001 seront balayés par eux-mêmes »

PO : Ici nous intervenons, critiquant la "vérité" de la supériorité numérique exclusive.

NP : « Peu importe le nombre, quand on a la sincérité ».

NP : « On est affecté des critiques des autres, parce qu'on n'a pas confiance en soi. Il faut avoir la simplicité pour dire ce qui ne va pas, la spontanéité »

NP : « Si on se dit : “c'est l'autre qui est méchant“, c'est notre égo ».

NP : « Le privilège des groupes, c'est le partage. On progresse vite. »

 

***

 

 

 

***

 

NP : « mettre les choses au clair ce jour ». « C'est ici, autour de cette table, qu'il faut s'exprimer »,  « ce qui conditionnera la suite », « l'avenir ».

[La "convivialité" est la clé "amicale" qui permet tout d'abord de pénétrer notre cerveau, nous amener à baisser les barrières

Cette "amitié", pourtant disposée "autour d'une table", est bien une géométrie d'ensemble qui permettra une "expression" : c'est-à-dire une soumission du langage des uns, pour son assimilation par les autres. 

D'emblée cette réunion créait en effet un classement en deux ensembles, dont la "forme", allait permettre d'arcihtecturer toute la "valeur" des propos des uns et des autres. En effet cette réunion devait opposer les cinq "réfractaires" que nous étions, au futur "Néo-Phare". Les autres membres du Phare-ouest ne s'étant pas déplacés, nous étions en minorité.

Ce classement s'est manifesté très physiquement par une mise en place d'un système d'ensembles (une géométrie), autour de la table. Les derniers fidèles à André et les fidèles d'Arnaud Mussy de l'autre côté. C'est alors qu'on nous dit : "C'est ici, autour de cette table..." que nous nous "exprimerons" pour "conditionner la suite".

Si on se réfère à cette forme ensembliste, on voit ici apparaitre l'injonction d'admettre une pure axiomatique, dominant, par le discours, la réalité qui pourra être "exprimée", par chacun des "groupes" en lice, dont la synthèse, autoritariste, sera donnée par "qui est en bout de table", et en tant que tel, domine la situation, géométriquement - ce que nous avons admis dès le départ.

C'est cette force de contrainte des mathématiques, qui gouvernent le cerveau des hommes, que nous ne voyons pas, et qui répétée de multiples fois, finit par devenir une force incalculable, puisque chaque "voix" compte pour une de plus dès que "l'amour" (ensemble de toutes les voix") est accepté comme "loi".

 

C'est une invitation à être cannibalisé mathématiquement, pour un "conditionnement de la suite", 'l'avenir", dès lors que ce langage cannibalisé va être géométriquement déterminant, à partir de ce "point" de départ.

L'usage de l'infinitif : "mettre les choses", impliquant la "présentification" de ce positionnement de "choses" : global, mais avec une division déjà opérée, dans cette globalité.

Ce "tour" ne pourra exister que par les points qui le définissent, le délimitent - et donc notre parole avec elle. 

La parole tranchée, chiffrée, deviendra "clarté", qui devra se diriger vers "le bout des choses". 

Et comme de bien entendu, qui est assis (prae sidere en latin = président) au "bout de la table" ? Arnaud Mussy.

 

En tous cas, cette injonction à nous faire bouffer au nom de l'amour, passe puisque tout est dit, au nom de l'amitié. Déjà, ,nous sommes dévorés par notre propre langage, croyant à l'amitié spontanée d'une "parole autour d'une table".

Mais c'est celui qui sera capable de trancher qui sortira vainqueur de cette joute oratoire, où à la fin, par l'art de la géoémtrie, nous serons réduits en poussière et séparés.

Ce qui facilitera celui qui concluera, par un chiffre, qui sera une date - un chiffre, à prendre comme un pari, sur la base de la peur de notre disparition.

Nous nous asseyons donc autour de la "Table", pour aller "au bout des choses". "Choses" qu'il faut justement mettre au clair, "ce jour", en fonction d'une "expression" : ce qu'on tire d'un être].

 

 

NP : « Il faut aller au bout des choses, même si ça fait un peu mal »

[A quoi sert le mode amical ? A nous faire baisser la garde, de peur de nous aliéner l'opinion, même si ce vol de notre "expression" fait un peu mal, du fait de la destruction de notre part infime (un peu) : la langage de notre âme, géométrisé : "'Aller au bout des choses", c'est rejoindre un centre, une cotation originelle, faisant de nous un simple point dans un classement.

Avoir mal, précisons-le, c'est d'abord se départir de soi, se mutiler.

Une autre équivoque imposant la relativité du discours consiste en la grammaire déployée : "Aller", c'est passer d'un "point A", vers un "point B"... qui mènera "au bout". Au bout de la "chose", ou "cause".

Même si ça fait un peu mal, désignant que ce déplacement devra mener à une certaine mutilation, par la demande d'un rejet d'une part de nous-même.

De quoi ? De pas grand-chose, puisque ce mal n'est que de "peu" - ce mot ayant donné puéril, puer, enfant...C'est d'ailleurs souvent ce qu'on dit à un enfant, quand il devra souffrir. On nous demandera d'ailleurs de faire un pari sur le "futur". ]

 

 


NP : « S'oublier pour bâtir en commun ».

[Le mot "commun" n'apparait pas moins de 6 fois dans les notes que nous avons prises. C'est la grande supercherie de "l'unité", base de toute la structure-image abstraite géométrisée. Cette géométrie, amenant ici le mot "vertical" : "communauté", suggérant la valeur de ce qui n'est qu'une demande de mise en faiblesse.

Le procès d'intention est alors entamé : "Bâtir", c'est grossir, c'est mettre alors l'individu et son "égo" dans la position de celui qui refuse cette "augmentation" si flatteuse de ceux qui "s'élèvent" géométriquement vers cette image réconfortante d'appartenir à une "unité", même si on s'en trouve mutilé.

Le "contrat social" de notre république égalitaire est le modèle de ce système : se protéger des loups (quand tout n'est qu'opinion, tout est relatif, et le mal est partout, il faut alors que l'homme se protège de l'homme, en acceptant un pouvoir, en dépit d'une perte de sa liberté - même si ça fait un peu mal, mais ce "peu" ne dit rien du "point" réel visé, et laisse toutes les possibilités d'arbitraire).

 

Parenthèse : Dans son Courrier de 2006, on trouve la même structure, où les individus sont comparés à des atomes devant se  greffer à un "cube" (une unité), dont le centre est "M", maitre de "Ora". Mais son "étude" sur l'hôpital contrôlé par "Marie de Hennezel", le "point fort" d'une "unité" de soins, devant faire plier les récalcitrants à "l'humilité", est du même tonneau.

 

"Pour" impliquant ceci : "qui est contre", s'oppose au groupe, qui tranche quand l'opinion est la maitresse des lois... Du moins le croit-il, puisque tout dans le discours et les images imposées l'amènent justement à ne rien comprendre et ainsi se soumettre - pour le "salut commun" - à la force. Dès lors qu'il pense par images, par "points" et "lignes", figures arbitraires et n'amenant que le chaos des opinions, l'individu ne peut plus qu'admettre la pertinence du plus fort en gueule.

Autrement dit ce "groupe" peut alors mettre la pression sur l'individu "isolé", et ainsi : culpabilisé.  

Oubli de soi posé comme une obligation impersonnelle, neutre, scientifique, exprimée par l'emploi du sujet : " S' ", volonté supérieure à moi-même, créant au sein de mon esprit, l'image d'une pression de l'invisible, permanente, amenée par un mode verbal à l'infinitif.

Or ce qui doit être fait "pour bâtir", ne nous rien justement de sa limite : jusqu'à quel... point, devrons-nous nous "oublier pour bâtir en commun" ? Puisque cela doit "faire mal".]

 

 

NP : « Ne plus réfléchir pour soi ».

[Réfléchir, c'est spéculer, pour un avenir. D'ailleurs "réfléchir", c'est se faire miroir, ce qui renvoie au terme "speculum".

Ne plus réfléchir pour soi, c'est spéculer sur les autres. Leur attribuer donc une valeur, selon leur place relativement au "bout des choses". L'expression "être dans l'esprit" signifie à peu près la même chose.]

  


 NP : « Ce que je crois est plus important que ce que je suis ».

[Le spéculateur n'est-il pas dans la croyance, faisant un "pari" sur l'avenir et la victoire de l'opinion dans les débats.  Croire c'est l'opinion.

"Ce que je crois", nous amenant à admettre une "opinion", pour un "ce" dont nous ignorons tout... pouvant tout signifier.

L'expression "plus important" amenant à quantifier cette "probabilité", faiseuse d'opinions. L'opinion du groupe pouvant écraser l'être, ce qui a une essence.

"Ce que "je suis" est le poids faible opposé à l'opinion potentiellement infinie.]

 

 

 

 NP : « Se faire mal ».

 

 

NP : « Croire en un certain état d'esprit pour le Phare-Ouest.

[Ce "certain" exprime l'idée qu'il en existe un "incertain" esprit, auquel il ne faudrait pas "croire". La création de groupe est ici posée, mais elle l'était déjà de fait par la mise en place d'un système de langage nous forçant à prendre des positions allant dans tous les sens.

Or ici, on dit bien : "croire", en "un" "certain" état d'esprit, "pour"... le "Phare-ouest".

C'est donc bien le Phare-ouest qui est dissocié.

En cas de conflit, on attend une pacification, un "commun". Autrement dit : s'oublier et se faire mal. 

On voit comme les débats provoqués n'ont d'autre but que d'amener une résolution par une parole qui synthétise les différents avis des groupes, qui n'ont plus rien à voir avec une spiritualité (au nom d'un "esprit" !) issue d'une source commune, d'une unité justement, qui était celle de notre consensus initial. Avant qu'Arnaud Mussy ne mette les pieds chez nous en tous cas.

Que peut être la synthèse d'un chaos ? Rien. Un cancer ne produit rien, sinon qu'une dissolution, pour recréer autre chose de totalement différent, n'ayant plus rien à voir avec le projet originel.

Cette dissolution se fera par la pression : celle de l'unité et de la peur du rejet du groupe, si on la refuse.

Et si on parle justement d'un "certain état d'esprit", et non d'un "état d'esprit certain", c'est que sa signification est bien chiffrée. C'est toute la nuance qui existe entre le vide et le plein. Ici c'est le chiffre, le "un certain", qui est le mot premier, le mot vide, qui contraint l'esprit à se plier à sa forme mathématique, permettant toutes les interprétations à venir.]

 


NP : « Le coeur à coeur est une perte de temps ».

[La raison de l'opinion, c'est celle de la vitesse, qui a un avis sur tout, et surtout sur les "valeurs" communes, auxquelles on n'a jamais réfléchi, mais qu'on préfère parce qu'elles rendent "important". C'est la vérité par la vitesse des "bons sentiments" (le coeur) et de leur surenchère pour terroriser le quidam isolé par le "coeur du groupe".

Aussi chaque individu est-il dévoré par ce "coeur" écrasant, mais permettant d'aller vite dans la voie du salut.

Le "coeur à coeur", qui prend son temps, partage, pèse, est un échange réel des sentiments, sans leur surenchère. Dès lors, c'est une "perte de temps".

Le parasite va toujours vite vers la "vérité" par le coeur.

Le "coeur à coeur" désigne l'inanité de la conversation, de la communication, du partage, car en bon relativiste et nominaliste, Arnaud Mussy considère que la transmission des idées métaphysiques n'existe pas, qu'elle est même impossible, si tant est que le métaphysique existe à ses yeux.

On est bien là encore dans un contexte de chiffrage, puisque le "coeur à coeur" est accusé de provoquer : "une perte"... Celle du temps.

Incidemment, c'est ce qui explique pourquoi Arnaud Mussy a horreur des têtes à tête personnels. Il n'a en effet de "force" (en gueule) que devant les assemblées. Pour le reste, il est inexistant.]

 

 

 

NP : « On peut se tromper d'objet. Faire des choses à l'extérieur. C'est un prétexte. Il ne faut pas oublier que notre objectif commun est la fraternité ».

[D'où la suite, l'accusation du Café Métaphysique, lieu de débat par excellence... entre personnes croyant en l'émergence, aussi humble que possible, d'une vérité comme fruit tiré d'un échange.

Voilà, après la notion de "perte de temps", qu'arrive donc le procès d'intention, de celui qui ne veut pas rentrer dans le temps du "salut", de la "majorité", de la très majoritaire (nominalement bien entendu), "fraternité".

S'il n'est pas dans cette pseudo-majorité totalement inventée et artificielle, c'est qu'il est minoritaire (tout aussi nominalement). Il "fait des choses à l'extérieur", ce qui constitue l'image d'un rejet, d'un retrait. Il est proportionnellement dégradé à l'égard du groupe dont le nombre (puisque "fraternité") est supposé être infini. Il est hors le chiffre de ceux qui tranchent, qui ont "l'objectif commun" : la "fraternité".

Telle est la méthode du bouc émissaire : celui qui "pêche" contre le chiffre, doit être rejeté. Ici le reproche n'est rien d'autre qu'un acte d'accusation et même la punition elle-même, mise dans la tête, par une image qui devra faire son chemin. Le but étant de déprimer celui qui est rejeté. Soit pour qu'il change, soit pour qu'il finisse par partir pour de bon. Et laisser ainsi plus de pouvoir au chef du "commun".

Celui-ci se trompe "d'objet", dont la définition est toute géométrique (selon son orientation, son adresse géographique), peut désigner ce qu'on voudra.

Ensuite on salit son âme : "C'est un prétexte". Entendre : nos intentions sont douteuses.

Notons que l'inversion accusatoire est notoire, puisqu'ici, c'est tout l'enseignement d'André Bouguénec, qui est devenu un prétexte à faire passer un système matérialiste de prise de pouvoir sur les esprits.

Les "acteurs" - qui apparaitront tout de suite après - sont en fait les prétendus spectateurs, "neutres", qui interviennent toujours dans le cadre d'une cabale, d'une fabrication de bouc émissaire. En effet l'acteur-spectateur est "agi" pour cela, alors même qu'il croit faire justice, applaudir ou huer en donnant son "opinion" personnelle. Tout comme les révoltés dans les émissions télé, qui "huent" ceux qui parlent, croyant faire justice, alors qu'on brandit devant eux une pancarte sur laquelle est écrite : "huer".

Qui travaille et crée des réunions dont le coeur à coeur est un des principes, est donc en fait "calculateur", il ment, son âme est sale, il est de "mauvaise foi", hypocrite.]

 

 

NP : « Qu'est-ce que devra être le Phare-Ouest demain ? »

[Là on continue dans le rêve -  l'utopie : "pour demain", amenant donc à rejeter le passé, nos choix passés, c'est-à-dire nous. La question à présupposé ne laisse pas de place pour le passé. La façon dont le Phare-ouest s'enracine dans un texte et une parole. Celle-ci est évacuée vers le passé.

Cette question permet de faire passer un autre présupposé : que le Phare-ouest "doive" être quelque chose d'autre que ce qu'il est, donc qu'il nie sa continuité et se reconditionne.

Qui a dit que le Phare-ouest devait être quelque chose pour demain ? Personne.

En revanche, cette question va amener toutes les idées possibles et imaginables, puisque coupées du passé. Chacun va pouvoir y aller de sa petite réflexion immédiate : "ce jour", "autour de cette table", ce qui "conditionnera la suite"]

 

 

NP : « La transparence, au-delà des différences, de la sensibilité ».

[La transparence, c'est le fait d'être décelable, "d'exprimer" ce que l'on est, afin de donner des informations celui qui va ainsi pouvoir nous classer.

Selon nos "intentions" cachées.

Cette "transparence", unitaire, est celle du groupe (LA) et est au-delà DES "différences" individuelles.

L'individu étant l'ennemi ("ne plus réfléchir pour soi", c'est "spéculer" pour les autres, faire un pari sur la "bonté" de ce groupe, appelé un "avenir" - voir expression précédente).

Par inversion proportionnelle, le "non transparent" est géométriquement et dûment classé ("au-delà" des...) isolé, sali, considéré comme "égoïste", ne voulant pas "se faire mal".

Il faut ajouter que cette accusation concerne aussi le "sensible", qui ne participe pas. 

La conclusion est facile à produire : l'insensible est celui qui participe du chiffre, de la quantité. Mais n'est-ce pas une nécessité puisque le chiffre l'est tout autant. Quand c'est lui qui décide, évidemment, la sensibilité est évacuée.

Faire un pari c'est spéculer, c'est devoir trancher. Pour cela on nous aide, on nous dit que l'isolé est l'ennemi, et que le groupe est, par le langage de la quantité, LA réponse.

Voilà pourquoi il faut aller au-delà des différences, "même si ça fait mal".

Et si on a mal ou qu'on le prétend, qu'on se plaint de l'agression, et autres joyeusetés dont ce groupe était coutumier, c'est qu'on est encore dans l'égoïsme. D'ailleurs ce sera dit plus bas.]

  

 

 PO : « Le Phare-Ouest est bâti sur les sept ouvrages d'André Bouguénec, la fraternité / tolérance. Il faut faire des choses selon les objectifs du Phare, selon ses connaissances, en faire profiter les autres. Faire progresser les autres. Etre témoin, divulguer. Comment intégrer les nouveaux venus ? Les personnes qui écoutent ?

[Cette remarque se présente comme une réponse à un propos que nous n'avons pas eu le temps de prendre. Mais elle révèle bien le système casuiste des exploiteurs de textes, qu'étaient Arnaud Mussy et ses élèves. Tirant parti sans doute d'une citation sélectionnée de façon opportune, un phare-ouestien répond que c'est tout le texte d'André qu'il faut prendre, mais aussi tirer parti du réel, de l'expérience humaine.

André Bouguénec allait d'ailleurs plus loin puisqu'il disait que son enseignement ne pouvait être tiré d'une portion de texte (comme par exemple la citation sur la "décision de la Mère"), mais de tout ce qu'il a dit et écrit.

On verra plus bas comment en effet cette réponse s'explique, notamment par le "cas" de la date "2001".]

 

 

 NP : Quel est l'objectif qui transcende les autres objectifs ? Le plus pressé ? »

[On retrouve la même logique : C'est L'objectif - général, majoritaire - qui "transcende" (est géométriquement supérieur) LES objectifs - particuliers, minoritaires - moins pressé parce que "perdant leur temps" par le "coeur à coeur". ]

 

 

 NP : « L'échéance est 2001. Je ressens un objectif personnel et commun. »

[Ici on a un chiffre, qui se présente comme tranchant. Ce chiffre n'est-il pas relatif à "ce jour", qui "déterminera la suite" ?

Une échéance, c'est la limite d'une livraison, d'un contrat.

Par contre : Gaffe ! notre interlocutrice, n'ayant sans doute pas suffisamment bien appris son script, usât de quelques termes honnis : "Je", "Personnel", et pire : "ressentir"... Alors que la loi, tranchant par le recours au chiffre, doit toujours paraître, justement, "IMpersonnelle", (pour pouvoir dire : c'est pas moi, c'est "'on" qui dit "la loi", "pour", etc.), être au-delà des ressentis (qui sont du mouvement intérieur) ! Quoi qu'elle se rattrape malgré son manque d'entraînement, en amenant le "comme un" des individus fractionnés dans le tout.

En tout cas nous ne savons pas à quelle amende - du fait de cet éloignement de la "chose", elle a pu être soumise après notre départ. Mais nous savons qu'elle fut souvent mise à l'amende par la suite, et même en le demandant elle-même. "Même si ça fait un peu mal".]

 


PO : « Peu importe l'échéance ».

[Justement ici un membre du Phare-ouest va instinctivement recadrer les choses en interdisant la nécessité d'une décision finale fournie par un simple chiffre.]

 


NP (agressif) : « Il faut se donner les moyens ! »

[Si on critique la loi, le groupe "fraternel" se donne alors le droit d'être agressif. C'est que critiquer la loi c'est critiquer celui qui la défend, qui se sacrifie pour elle : l'amour. Ce qui justifie cette "colère".

Il faut bien voir que le but est précisément d'amener la loi en conclusion d'un processus d'engagements successifs, qui à la fin, quand le chiffre est donné, doit être accepté dans le silence, par crainte du rejet dans l'opinion.

La colère démontre ainsi, par l'émotion théâtrale engendrée, que l'on commence à prendre des risques.

Il faut changer de ton pour reprendre la main, calmer les récalcitrants. Ceci passe encore par le procès d'intention.

Procès d'intention, agressivité... fournissent une idée de ce que signifie "se faire mal".]

 

 

NP : « Pas facile à vivre. Avoir des attitudes d'effort pour « dire » des choses.

[L'insidieux "POUR" institue un rapport d'échange et de relativité entre l'agression et la parole. C'est alors toute la définition de la parole qui est ici impliquée : elle devient une force. En ce sens elle est un relativisme et engendre un système proportionnel.

Qui est faible n'a pas la parole, ce qui se comprend puisqu'il perd, s'écrase devant l'opinion majoritaire, inventée par le "commun" ou autre "fraternité".

Notons qu'à aucun moment on ne nous donne des exemples, tout ici est exprimé en termes généraux et abstraits.]

 

 
 « Aller au-delà de ce qu'on ressent pour le but commun. Pas fait avec plaisir. »

[Ici la géométrie renseigne sur la création des camps. Il faut traverser une limite, et passer dans le camp de la force, de ceux qui gagnent les discours dans l'opinion. En bref : la parole du chef.

"Pas fait avec plaisir". Comme on les comprend. Mais la mutilation de soi est le contre-coup, comme nous l'avons montré plus haut, de cette protection qui permet de s'en sortir dans la vie, d'être protégé par cette méthode qui consiste à mener les hommes en se servant de leur propre langage. 

Ce que nous apprend notre chef, si nous nous mutilons de notre liberté, pour accepter cette humiliation, cette égalité, qu'il soit le maitre, celui qui conclue, qui comme Jésus "prend ses disciples pour des moins que rien" (voir plus bas).

Le "ressenti" est encore écrasé par la supériorité géométrique de cet "au-delà" "commun". Pourquoi ? Parce que le maitre des chiffres, ne ressent rien, puisqu'il a su aller "au-delà des différences, de la sensibilité". Ce n'est donc pas lui qui "ressent".

Il a juste tranché "2001" comme principe d'unité, censé nous faire adhérer à son projet, après qu'il nous ait demandé de nous exprimer "librement".]

 

 

 NP : « Avec cet objectif commun, on est sûr de l'intention ».

[Donc celui qui ne suit pas cet objectif, a de mauvaises intentions. Ce qui revient à relativiser l'intention avec la foi en l'objectif. L'unité implique d'abdiquer sa critique, d'admettre l'arbitraire.] 

 

 

 

NP : « Il faut suivre la logique de Dieu, ce qui permet d'anticiper sur les erreurs de forme, car on se dit : je ne m'agrippe pas sur les erreurs de forme. »

[La conséquence est en effet logique. Celle de "Dieu" est à "Suivre", ce qui permet là encore toutes les interprétations possibles, tant sur le plan horizontal que vertical. Ce "croisement" mobile ("suivre"), amenant l'obligatoire sens matériel de la solution, avec un chiffre comme ultime critère valide, quand on ne sait pas où se situer. 

Les erreurs, limitées à des erreurs de "forme", et non de "fond", confirment le contexte général d'un système d'opinions, puisque dans cette mesure, toute connaissance réelle devient une perte de temps. Toute possibilité de recherche de vérité étant considérée comme étant inutile, le discours lui-même devient un simple outil utile dans le cadre d'un rapport de force, permettant de manipuler les autres avant qu'ils ne vous manipulent.

Il ne peut plus dès qu'y avoir des erreurs de "forme". Elles sont alors plus faciles, évidemment, à "anticiper".

Celui qui s'y agrippe est évidemment celui qui perd son temps, et qu'on rend psychologiquement faible, en réduisant (géométriquement) ses positions à des idées fixes, des obsessions.]

 


 N-P : « Jésus prend ses disciples pour des moins que rien – Car il savait où il allait »

["Jésus" - prête-nom utile - est un savant de la géométrie : il "sait" (compétent pour trancher quand plus personne ne sait ce qu'il dit et pense) "où il va" (pour conduire ceux qui vont le "suivre"). Cette capacité à trancher par le chiffre, implique le mépris de la chair, de la réelle souffrance de ceux qui vont s'humilier - même si ça fait "un peu" mal, pour "aller au bout des choses" (voir les extraits plus haut).]

 

 

 NP : « Objectif commun », « objectif », « projet commun », etc. etc.

[ad nauseam...]

 

 

 NP (agressif) : « Dire si l'on n'est pas d'accord, et ne pas noter ! »

[Cet impératif s'adressait à nous, "notant" ce que vous lisez actuellement. Notre parole devenant relative à notre accord ou désaccord, et rien d'autre. Notre "expression" conditionnant l'avenir.]

 

 


 NP : « Quelqu'un qui dit : 2012 au lieu de 2001 n'est pas d'accord avec moi, donc il n'est pas “dans l'Esprit“. Ça veut dire “je ne suis pas acteur“. C'est un problème, un manque de foi ».

[Suit une attaque sur ceux qui "disent" et qui ne sont pas "d'accord", mais ne nous concernait plus car nous ne parlions pas de 2012, ni d'aucune date précise.

Ici, comme nous le montrions plus haut, on a la démonstration de la méthode (très jésuitique) de sélection d'un élément de l'enseignement, par ignorance du reste.

Il n'y a en effet rien de pensé dans le choix de cette "échéance", dont le "nom" - ce qui est "dit" - n'est tiré du texte d'André Bouguénec, que par, manifestement, une décision arbitraire, préférentielle.

Elle n'est pas non plus issue d'une observation des réalités, puisque  la contrdire, c'est, d'une part, "dire" une autre date (ce qui nous enferme nous-même dans un "texte"), mais c'est aussi être "hors" de "l'Esprit" (le contraire des faits, de la matière), et cela veut encore "dire" ne pas "être acteur", et manquer de "foi". 

Nous ne sommes pas jugés pour ce que nous pensons, mais pour ce que nous sommes : "Je ne suis pas acteur". Mais qu'est-ce qu'être "acteur" ?

C'est lire un texte, un scénario, dont la finalité est le renversement de la situation. Puisque le but est de résoudre un "problème", c'est-à-dire une crise.

Toute crise demandant une décision et des changements.

Etre "dans" n'indique pas avec précision le "lieu" de cette "intériorité", mais c'est évidemment le centre, puisque l'Esprit ne saurait se trouver hors du centre, amenant la mise en rapport hiérarchique et proportionnée des "expressions", éloignées ou rapprochées de ce dit-centre : un point géométrique, duquel, forcément, on s'écarte où on se rapproche... pour son salut, la rémission de ses péchés (par le sacrifice : se faire mal).

C'est le "dit" qui donne une place dans cette société révée, se fabriquant par l'opinion proportionnellement la plus forte. Au nom de "l'Esprit", mais relatif à une date... matérielle. C'est-à-dire ajustant les "actes" d'un groupe, et non plus des individus, esclaves de ce "dit".

Ce qui amène le mot "dictature".

Ce rejet vers l'extérieur, justifié par une extraction issue d"un texte, disons-le pour anticiper, amènera le verdict final : "Ceux qui ne croient pas en 2001 seront balayés par eux-mêmes. La "croyance" choisie amenant donc la séparation.]

 

 

 NP : « S'inscrire dans l'urgence. Aller vite. Vite se transformer. Prendre une décision efficace. »

[Inscrire est un synonyme de "inclure", ou encore "comprendre" au sens de s'incorporer géométriquementr dans un ensemble. C'est alors le contraire de s'exclure.

C'est toujours la même peur du rejet qui devient l'argument permettant de mettre la pression pour rentrer dans le "groupe".

Il s'agit de "s'inscrire" : dans le texte choisi et sa langue législative mécanisante, signer le contrat, rentrer dans cette "alliance". Tout le problème est de savoir de quoi on nous parle dans ce contrat quand on dit "un peu". 

Cette inscription montre comment la personne doit devenir un signe, n'être plus qu'un élément de langage. Bien plus facile à manipuler qu'un être réel, ayant sentiments et vie. Elle devient un "nom",qu'on peut classer dans les catégories de force ou de faiblesse.

Reste que la parole, utilisant les mots de cette connaissance  (comme on l'a vu : "Jésus", "Esprit", "Dieu", etc.), peut parler et manipuler ceux qui entendent ce langage faussé, comme s'il était réel, sincère. Cette méthode permettant de les amener à accepter sans mot dire, l'opinion générale sur ces sujets, et signer le contrat, rallier la "majorité". 

"Vite se transformer" c'est vite changer vers plus force, grossir, aller justement vers le centre du pouvoir, pour devenir un "élu" de ce type "'d'expression".

Cette chimère est d'ailleurs exactement celle de l'égalitarisme, où l'on accepte de se réduire, pour grossir, être sauvé et rentré dans la forme du pouvoir, en n'étant plus rien, mais en ayant quand même certains "moyens" pour ne pas se faire bouffer par les autres. On les manipule alors avec leurs propres mots, ce qui est le moyen le plus rapide de les mener là où l'on veut : changer le "centre" de décision, renverser celui qui décidait autrefois avec ces mêmes termes, pour lui substituer un pouvoir - tranchant -, sans âme (même si ça fait mal), et humiliant ("Jésus prenait ses disciples pour des moins que rien), après avoir balayé André Bouguénec... mais en utilisant son nom, puis progressivement en faisant disparaitre son nom, et enfin en ne conservant plus que le langage des chiffres, qui rend alors la loi, le verdict du juge, encore plus rapide à proférer.

Et c'est ce qui s'est passé : ceux qui ne sont pas rentrés dans Néo-Phare, ont tous finis par se détourner peu ou prou d'André Bouguénec, à part quelques exceptions.]

 

 

 NP : « Ceux qui ne croient pas en 2001 seront balayés par eux-mêmes »

[Ici on a enfin l'annonce de quelque chose de concret : pour le "futur" dont on nous parle tant.

Le perspectivisme est flagrant. L'égo est réduit par rapport à la loi des mouvements mécaniques, des dates, puis ramené à de la poussière.

Le juge tranche ici avec un chiffre. La disproportion de la matière écrasant notre âme, nous coupant forcément le souffle et ne nous permettant pas de nous défendre, le cerveau ne pouvant saisir de quoi on lui parle.

La poussière n'est-elle pas également l'image de la mort ? "Tu es poussière...".

« Ce qui conditionnera la suite », « l'avenir ». La peur doit ici permettre d'amener un changement (changer d'esprit), ou de faire partir.

Ainsi ne reste plus que les "fidèles", ceux qui obéissent totalement à "2001". L'avenir est alors une purification.

La seule autre expression faisant intervenir ce temps grammatical étant seulement amenée sous forme de question par notre "groupe" : "NP : « Qu'est-ce que devra être le Phare-Ouest demain ? ».]

 

 

PO : Ici nous intervenons, critiquant la "vérité" de la loi par le nombre, donnant de la force à la parole, et servant à impressionner.

 

 

NP : « Peu importe le nombre, quand on a la sincérité ».

[L'agression du nombre est relativisée avec la "sincérité" de l'agresseur, un autre terme... très relatif.

Ce qui mène au procès d'intention dans le sens contraire : ceux qui critiquent la loi du nombre, ne sont pas, selon ce critère de mise en proportion très souple, dans la "sincérité". Ils ont de mauvaises "intentions", et la "sincérité", c'est le coeur

Qui dira sur quel critère infime, le curseur entre "sincérité et "non sincérité" va trancher, permettre de juger ?

Seul celui qui sait de quoi il parle, celui qui crée les mesures quantitatives de ces termes.]

 

 
NP : « On est affecté des critiques des autres, parce qu'on n'a pas confiance en soi. Il faut avoir la simplicité pour dire ce qui ne va pas, la spontanéité »

[Ici, la mesure de toutes choses, celle qui tranche sur la "parole", notre opinion, va donner la mesure de notre souffrance face à l'agression, le rejet.

Qui se sent rejeté ne l'est que relativement à ses problèmes personnels, mais pas à cause d'une agression bien réelle.

Celui qui n'a pas confiance en lui est en fait : "orgueilleux", puisqu'il manque de "simplicité", une vertu du "coeur".

La poussière est un "simple".

Ici on voit comment se construit la technique du bouc émissaire, rejeté par sa "propre" malignité, amenant par effet géométrique spontané, à la "bonté" du "peuple", qui va en tirer le pouvoir de décréter la "mise en poussière" des "traitres", et comme il est "bon", qu'il est du côté du "coeur", c'est que c'est pour notre bien.

Sa colère n'en sera que plus "juste".

"J'ai plus de coeur que vous, donc vous avez tort."

Dans le procès d'Arnaud Mussy, Jérémy est décrit comme bouc émissaire, toujours rejeté. Ceci permet au groupe de se sentir "bon", et cette "bonté" est tout de suite valorisée par la parole. En effet celui qui est en tort (rejeté), voit également sa parole rejetée, guidée et commandée en vertu même de sa tare : du fait de son "manque" (un chiffre), il est sommé de "dire" ceci ou cela.

On veut de lui un aveu.

A la fin, la victime finit par croire qu'il n'y a pas de fumée sans feux, et va s'auto-accuser : ce qui ne va pas, c'est lui.

D'autant que le groupe connait les faiblesses psychologiques de ceux qui ne filent pas droit.

En cernant l'affect vis-à-vis de la méchanceté du clan ("DES autres") du côté de la "mauvaise foi", on coupe le mouvement de son âme lucide et on salit la parole du révolté. Le procès doit soumettre à un isolement.

"Dans toute la révolution l'expédient est toujours le même : Tartufe omet la provocation et voue aux gémonies la réaction, tout en déplorant ses conséquences". La tête coupée ou le secret du pouvoir, Arnaud-Aaron Upinsky (livre de chevet d'Arnaud Mussy, selon un apostat de Néo-Phare).]

 

 

« Si on se dit : “c'est l'autre qui est méchant“, c'est notre égo ».

[Le procès d'intention continue en ce qui concerne la "parole" de l'accusé. La valeur de son être est relative à ce qu'il se "dit". Et non ce qu'il est réellement, ce qu'il vit réellement.

Le sophisme du renversement des proportions réelles étant ici clair. 

Si notre égo peut nous amener à se dire que "l'autre est méchant", il est bien évident que toutes les situations de méchancetés ne sont pas le fait de notre égo.

Il y a ici, par le jeu des inversions proportionnelles, où le minoritaire devient majoritaire (et forcément l'inverse), une "condition" de la "suite" : la vérité d'un être est celle de ses mots, "prouvant" (probare et probabilité ayant même racine) son "égo".

L'homme est pécheur par ses mots, non son être.

Et ses mots lui sont imposés, définis.

Conclusion : pour être sauvé, pour être réintégré dans le cercle des "purs", nous devons accepter l'agression comme ... "gentille". Ainsi on baisse la garde, et on accepte le cancer des mots purs, envahir un réel délictueux, un projet de déchéance et de dissolution. on abaisse ses barrières contre le mal.

"Se" dire" "ceci ou cela, serait le signe de notre trop plein d'égo, donc à supprimer - mutiler. Même si ça fait un peu mal.]

 

 

 NP : « Le privilège des groupes, c'est le partage. On progresse vite. »

[Voici la conclusion de nos prises de notes, indiquant la relativisation de la "progression", à un "partage", qu'on pourra interpréter comme on voudra, mais que la seule logique mathématique renseigne comme "mutilation", privation de soi-même : part-age.

C'est un privilège : droit privé, donc un texte de loi (lège), lié au nombre ("groupes") pour une force (un "progrès" inéluctable), mettant en oeuvre des procès appelés "réunions".]