En classant récemment (2026) des documents se rapportant à l'histoire du Phare-Ouest, nous avons retrouvé sur des papiers libres, des notes rapidement prises durant l'appel téléphonique reçu d'une ancienne adepte de Néo-Phare, parisienne, après le suicide de Jérémy Trossais (2002).
Celle-ci avait à ce moment quitté le groupe Néo-Phare, et souhaitait "parler" de cela avec nous.
Pour situer le contexte de cet appel :
Nous ne connaissions pas notre interlocutrice avant ce jour. Nous savions seulement qu'elle avait seulement entendu parler de nous par le truchement d'une autre personne vivant à Paris, qui elle, nous avait d'abord connue par le rapport d'Arnaud Mussy. Rapport défavorable évidemment ("Xeon, c'est l'homme à abattre au Phare-Ouest" - sic).
Il nous semble d'ailleurs que c'est d'abord notre ami qui nous a joint, avant de nous passer l'ancienne adepte, mais sans en être certain.
Notre interlocutrice principale, appelant ce jour, était accompagnée, d'autres adeptes maintenant guéris, qui tenaient elles aussi à nous parler de leur expérience dans la secte. Ceci évidemment eu égard à notre opposition connue, vis-à-vis d'Arnaud Mussy, pensant ainsi avoir un soutien ou quelque information de notre part.
Toutes ces personnes vivant à Paris suivaient les conférences qu'Arnaud Mussy y donnait, et se connaissaient plus ou moins.
Cette personne, je crois si mes souvenirs sont bons, était la fameuse "Joséphine", parlant avec lucidité, des "mensonges" d'Arnaud Mussy, de ses réactions physiques étranges, parfois à peine humaines ("yeux tournant à toute vitesse"), ou encore particulièrement, qu'il "n'aimait pas qu'on le questionne" (en ce qui concerne ce que nous n'avons pas noté, mais dont nous nous souvenons).
Plus tard nous avions aussi reçu un appel du père de Jérémy Trossais, mais nous ne savons plus si il avait eu notre numéro par le biais d'une de ces personnes. C'est pourquoi dans le doute, nous en faisons mention, à toute fin de connaissance utile.
Seulement le ton qu'il employât ce jour, alors même qu'il était informé de notre opposition à Arnaud Mussy, nous semblait surprenant et dénotait quelque chose du personnage. Nous en déduisimes les raisons de la faiblesse et des doutes qu'avait sur lui-même, Jérémy. Ce ton nous choquât d'autant plus que Jérémy s'était, avant de rentrer dans la secte, rapproché de nous pour avoir notre avis sur le bien-fondé de cet engagement. Evidemment nous avions alors tenté de l'en dissuadé, en pure perte.
Bref, cet appel, qui nous rappelât un trait de notre propre histoire "familiale", nous faisait fuir le personnage. Je ne l'aidais donc pas et ne lui faisait pas savoir que j'étais la seule personne au Phare-Ouest, sur qui il aurait pu prendre appui.
Il faut encore ajouter qu'après le départ d'Arnaud Mussy et de ses sbires, actifs à appliquer le mot d'ordre de leur maitre à faire de nous "l'homme à abattre au Phare-ouest", nous n'étions pas nous-mêmes prêts à repartir en bataille. D'où sans doute aussi notre manque d'allant à nous faire entendre auprès de ce monsieur.
Voici enfin, photocopiées, ce que nous avons retrouvé, vingt-quatre ans plus tard, de notre prise de notes durant cet appel du premier groupe que nous évoquions plus haut et que j'appelais alors "les parisiens".
Les termes entre guillemets sont les rapports qu'ils firent de la communication de "l'humaniste" Arnaud Mussy, et de son projet en ce qui concernait l'oeuvre d'André : en faire table rase. Ce qui nous confirme aujourd'hui une information qui nous manquait jusqu'alors et dont nous n'avions même pas souvenir.
La révolution et son vocabulaire était donc bien menée souterrainement. Depuis le départ comme nous le montrons en tous nos écrits et analyses effectuées depuis 2006, c'est-à-dire bien après cet appel. Ces notes venant appuyer maintenant toute notre enquête et étude.
Les numéros de téléphone n'existant plus, nous les avons laissés tels quels.

Ce jour-là, nous avions confirmation de nos positions, et ces rapports sur ces vécus, étaient tout bonnement logiques et ne nous étonnèrent que peu.
Mais nous avions fait notre travail en prévenant, en amont.