Du latin agonia (« combat, concours ») emprunté au grec ancien ἀγωνία, agônía de même sens.
Littér. Extrême souffrance morale entraînant un très grand abattement spirituel, et parfois certaines répercussions physiques, mais non nécessairement la mort immédiate. Synon. angoisse, détresse, tourment.
Agonie du Christ. Saint Luc, XXII, 43, se sert de cette expression pour rendre l'angoisse du Christ, lorsqu'il priait à l'écart au jardin des Oliviers, avant d'être arrêté par les Juifs (...). Ce terme α ̓ γ ω ν ι ́ α ne se trouve point dans d'autres passages de la Sainte Écriture. Il désignait, chez les écrivains profanes, les luttes des exercices gymnastiques, ou encore l'émotion et l'angoisse des lutteurs avant le combat, ou en général les agitations violentes de l'âme. Dans saint Luc, il exprime l'angoisse éprouvée par Jésus dans l'appréhension de sa passion ... Théol. cath.t. 1, 11909, pp. 615, 619.
[Chez un être vivant] État transitoire correspondant aux derniers instants de la vie et qui peut prendre l'apparence d'une lutte contre la mort lorsqu'il s'accompagne d'une agitation convulsive ou de réactions psychologiques telles que peur, refus, etc.
aigoine « angoisse » (Alexandre le Grand, ms. de l'Arsenal 5 ds T.-L. : Del fil Felip lo rei de Macedoine Qui... E tot lo mont mist en si grant aigoine); b) 1597 réfection sav. agonie « id. » (G. Bouchet, Serees II, 115 ds Gdf. Compl. : [...] Estant en ceste agonie, il entend rire sa femme); sens vieilli apr. le xvies. (cf. Hug. et Dub.-Lag. 1960); 2. spéc. 1559 « angoisse du moribond et son dernier combat contre la mort » (Amyot, Sylla 175 ds Gdf. Compl. : Il passa la nuict en grande agonie) mais on trouve encore en 1580 ds Montaigne la précision agonie de la mort (Hug.). Au sens 1 empr. au gr. α ̓ γ ω ν ι ́ α « lutte dans les jeux, puis en gén., d'où agitation, angoisse » (cf. Bailly); au sens 2 empr. au lat. chrét. agonia (du même mot gr.) « angoisse » et p. ext. « angoisse de la mort » (Vulgate, Luc 22, 43 ds Blaise 1954 : et factus in agonia prolixius orabat).
***
Mais curieusement, le mot "enger" ( = 49 = la vie) dit ce dictionnaire, "était tiré du latin "enecare" : mettre à mort, détruire, de e: prépositon et necare: tuer". Le vieux mot: enge a signifié race, mais Si je vous rappelle que le mot allemand engel signifie ange, que enge c'est "serré, étroit, impasse, rétrécir", même racine qui a donné angoisse en français ; vous saisissez bien la nouvelle engeance angélico-humaine, cette nouvelle race qui va s'accomplir en toute liberté, est à même d'être embarrassée pour retrouver son origine.
Est-ce que Jésus lui-même a été épargné ? Jusqu'à son arrestation les épreuves ne lui manquèrent, suppliant son Père, face à la condamnation des hommes d'écarter ce calice de mort : Luc XXII-42 " Père, Si tu voulais écarter loin de moi cette coupe !" Marc XIV- 33 " Il fut saisi de terreur et plein d'angoisse et il dit : mon âme est accablée de tristesse jusqu'à la mort... Ecarte loin de moi cette coupe. Mais que ta volonté soit faite."
Couple et alchimie, Tome 1
Job 5-17 : "Heureux l'homme que Dieu châtie ! Ne méprise pas la correction du Tout-Puissant. Il fait la plaie et la soigne; il blesse, et sa main guérit. Six fois il te délivrera de l'angoisse, et sept fois le mal ne t'atteindra pas. Il te sauvera de la mort pendant la famine... Tu seras sans crainte quand viendra la dévastation".