Arnaud Mussy écrit en conclusion de son article sur la Science du Verbe (Satornet), cette définition (!) :
"N'oublions jamais que la Science du Verbe est bien plus qu'une permutation savante et amusante de lettres avec des chiffres. Elle est avant tout un échange, une métaphysique, un savoir ETRE que l'homme doit apprendre à cultiver sur les modes SENTI-MENTAL... et "conjuguer" à tous les temps." Arnaud Mussy, Satornet
Le métaphysique, c'est l'invisible, ce qui est au-delà des phénomènes.
La véritable science du Verbe ne peut pas être une métaphysique, puisqu'elle est visible, peut paraitre dans l'écriture, présentant des signes et des méthodes observables, partageables dans le langage. Elle n'est alors que le support d'une science métaphysique, traitant des objets métaphysiques, mais ne peut être elle-même "métaphysique".
Ce contre-sens présent dans la citation, disparait dès qu'on comprend le second sens de l'équivoque, traitant d'une science du verbe quantifiée, dès lors qu'elle est "plus" qu'autre chose, cette chose étant elle-même géométrisée: "une permutation savante".
Dire que la science du Verbe est une métaphysique, c'est dire qu'elle relève de l'invisible, mais d'un invisible psychique, en tant que secret. Ce qui renvoie au secret de la manipulation invisible elle, du langage, par Arnaud Mussy.
Cette manipulation est fondée sur ce qu'il appelle ici le "savoir ETRE", ou l'Etre doit être "temporalisé" dans une grammaire, c'est-à-dire matérialisé par un langage portant un "savoir", fermé, fixe : un calcul invisible (comme ce très discret "plus"). C'est donc un nominalisme, qui rejette la métaphysique réelle : elle conserve les noms de la métaphysique, mais pour en imposer un sens seulement mathématique, qui lui devient le moule d'une application uniquement terrestre.
Ce nominalisme joue sur le "senti-mental" de l'homme, c'est-à-dire le "senti" d'une force, passant par le mental : les idées de force, du fait que ces calculs portent sur des idées motrices pour l'homme : "paix", "amour", fraternité"...
Uniquement mental, donc irréfutable par le recours aux faits, quelles que soient les conséquences des conclusions / décisions de ces calculs, toujours "sentis" par le représentant loogique de cette "métaphysique"
Cette définition (fin, arrêt), n'est-elle pas justement placée en conclusion ?
Conclusion du texte, quelques lignes plus loin : une "affirmation" qui "s'impose" à ceux qui ont "assez" (un chiffre) de cerveau pour comprendre un "calcul" : "Cher lecteur, nous l'affirmons à tous ceux qui ont assez d'entendement pour comprendre ; ces calculs, ces Clefs qui ouvrent les coulisses du ciel ne peuvent se déverser dans de vieilles outres, c'est la raison pour laquelle s'impose un Verbe Nouveau..."
Ce "calcul" devra renverser la "vieille" métaphysique. Tel est "senti" de notre "écrivain" parlant au nom de "l'invisible" : une "raison".