Académie métaphysique

 

Paroles

 

Accueil > Classement thématique > Science(s) > Sciences quantitatives > Géométrie > Limite

Tous les thèmes

 

 

« Le "Jugement Dernier", ne peut, ne pourra se faire, QUE sur les paroles dites en tous les temps par les hommes et les responsables des diffusions qui ont conditionné le monde, au TEST du Testament du Christ qui l'a ré-digé au commencement pour qu'en Fin il s'ouvrit et con-Fonde toute la Dispersion, cette "Diaspora" "tra-issante" ou trahissante à travers l'Ordre Divin de Rassemblement. Qui, quelle religion, quelle académie, quelle initiation, s'est voulue assez large de coeur et d'esprit pour rassembler toutes les brebis égarées de la Maison d'Israël, c'est-à-dire, non pas le pays des juifs, mais la Maison de Dieu qu'est le Verbe par TOUT : IS-RA-EL : "l'Intelligence-Royale-de Dieu", contre laquelle l'homme doit "lutter", "l'emporter" (de la racine hébraïque sârôh), ce qu'est en vérité l'antique Iswara-El, cette "Agartha" invisible, enfouie dans les profondeurs de la "Terre", c'est-à-dire de l'Homme, dans ses ténèbres. »

André Bouguénec, Entretien avec l'homme, article Qui est Judas ?

 

 

 

Dépassement des limites corporelles : sensibilité et télépathie - Carrel (Alexis)

L'INDIVIDU est, ainsi que nous le savons, un centre d'activités spécifiques. Il nous apparaît comme distinct du monde extérieur, et aussi des autres hommes. En même temps, il est uni à ce milieu et à ses semblables. Il ne pourrait pas exister sans eux. Il possède le double caractère d'être indépendant et dépendant de l'univers cosmique. Mais nous ignorons comment il est lié aux autres êtres, où se trouvent exactement ses frontières spatiales et temporelles. Nous avons des raisons de croire (que la personnalité s'étend hors du continuum physique. Il semble que ses limites se trouvent au-delà de la surface cutanée, que la netteté des contours anatomiques soit en partie une illusion, que chacun de nous soit beaucoup plus vaste et plus diffus que son corps.

Nous savons que nos frontières visibles sont constituées d'une part, par la peau, et, d'autre part, par les muqueuses digestives et respiratoires. Notre intégrité anatomique et fonctionnelle et notre survie dépendent de leur inviolabilité. Leur destruction et l'envahissement des tissus par les microbes amènent la mort, et la désintégration de l'individu. Mais nous savons aussi qu'elles se laissent traverser par les rayons cosmiques, par les substances chimiques qui résultent de la digestion intestinale des matières alimentaires et par l'oxygène de l'atmosphère, par les vibrations lumineuses, caloriques et sonores. Grâce à elles le monde intérieur de notre corps se continue avec le monde extérieur. Mais cette limite anatomique est seulement celle d'un aspect de l'individu. Elle n'entoure pas notre personnalité mentale. L'amour et la haine sont des réalités. Par eux nous sommes liés à d'autres êtres humains d'une façon positive, quelle que soit la distance qui nous en sépare. Une femme souffre plus de la perte de son enfant que de l'amputation d'un de ses propres membres. La rupture d'une union affective amène parfois la mort. Si nous pouvions percevoir les liens immatériels qui nous attachent les uns aux autres, et à ce que nous possédons, les hommes nous apparaîtraient avec des caractères nouveaux et étranges. Les uns dépasseraient à peine la surface de leur peau. Les autres s'étendraient jusqu'à un coffre de banque, aux organes sexuels d'un autre individu, à des aliments, à certaines boissons, parfois à un chien, à une maison, à des objets d'art. D'autres nous sembleraient immenses. Ils se prolongeraient en de nombreux tentacules, qui iraient s'attacher aux membres  de leur famille, à un groupe d'amis, à une vieille maison, au ciel et aux montagnes du pays où ils sont nés. Les conducteurs de peuples, les grands philanthropes, les saints seraient des géants étendant leurs bras multiples sur un pays, un continent, le monde entier. Entre nous et notre milieu social il y a une relation étroite. Chaque individu occupe dans son groupe une certaine place. Il y est uni par un lien réel. Cette place peut lui paraître plus importante que sa propre vie. S'il en est privé par la ruine, la maladie, les persécutions de ses ennemis, il lui arrive de préférer le suicide à ce changement. Il est évident que l'individu dépasse de toutes parts sa frontière corporelle.

Mais l'homme peut se prolonger dans l'espace de façon plus positive encore. Au cours des phénomènes télépathiques, il projette instantanément au loin une partie de lui-même, une sorte d'émanation, qui va rejoindre un parent ou un ami. Il s'étend ainsi à de longues distances, franchit l'océan, des continents entiers, en un espace de temps trop petit pour être apprécié. Il est capable de rencontrer au milieu d'une foule celui auquel il doit s'adresser. Il lui fait certaines communications. Il lui arrive aussi de découvrir, dans l'immensité et le tumulte d'une ville moderne, la maison, la chambre de celui qu'il cherche, bien qu'il n'ait aucune connaissance ni d'elle, ni de lui. L'individu qui possède cette forme d'activité se comporte comme un être extensible, une sorte d'amibe, capable d'envoyer un pseudopode à une distance prodigieuse. On constate parfois entre un sujet hypnotisé et l'hypnotiseur un lien invisible qui les met en rapport l'un avec l'autre. Ce lien paraît être une émanation du sujet.