Académie métaphysique

 

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« Le "Jugement Dernier", ne peut, ne pourra se faire, QUE sur les paroles dites en tous les temps par les hommes et les responsables des diffusions qui ont conditionné le monde, au TEST du Testament du Christ qui l'a ré-digé au commencement pour qu'en Fin il s'ouvrit et con-Fonde toute la Dispersion, cette "Diaspora" "tra-issante" ou trahissante à travers l'Ordre Divin de Rassemblement. Qui, quelle religion, quelle académie, quelle initiation, s'est voulue assez large de coeur et d'esprit pour rassembler toutes les brebis égarées de la Maison d'Israël, c'est-à-dire, non pas le pays des juifs, mais la Maison de Dieu qu'est le Verbe par TOUT : IS-RA-EL : "l'Intelligence-Royale-de Dieu", contre laquelle l'homme doit "lutter", "l'emporter" (de la racine hébraïque sârôh), ce qu'est en vérité l'antique Iswara-El, cette "Agartha" invisible, enfouie dans les profondeurs de la "Terre", c'est-à-dire de l'Homme, dans ses ténèbres. »

André Bouguénec, Entretien avec l'homme, article Qui est Judas ?

 

 

 

Regard d'Eliphas Levi sur les tyrans révolutionnaires - Eliphas Levi

FABLE VIII
LE CHIEN ET LE LOUP.
Au loup le chien donnait la chasse ;
Le prendre était peu malaisé
De faim, de fatigue épuisé,
Le loup tombait de guerre lasse.
- Vil esclave, dit-il au chien,
Par toi faut-il que je périsse ?
Lâche persécuteur et traître à la justice,
Tu m'envias toujours ma liberté, mon bien
Tu dévores mon droit!
- Ton droit, dit le molosse,
Etait celui du plus féroce ;
Le mien, c'est celui du plus fort,
Et celui du plus faible aussi, que je délivre.
Pour remplir un devoir tu n'as jamais su vivre,
Tu n'as droit a rien... qu'à la mort!
Liberté, liberté chérie,
Il est beau de mourir pour toi,
Mais il est bien plus beau d'obéir à la loi
Et de vivre pour la patrie !

SYMBOLE VIII
LE CHIEN ET LE LOUP.
Nous avons déjà représenté la tyrannie par le loup. Ici nous le prenons pour le symbole de l'anarchie. Qu'est-ce en effet qu'un tyran ? C'est un anarchiste couronné. L'anarchiste est celui qui prend pour la liberté l'exemption ou l'infraction du devoir. C'est celui qui méconnait l'autorité d'une manière absolue et universelle, même l'autorité de la vérité et de l'honneur. C'est l'homme insociable, c'est le sauvage, c'est l'enfant révolté contre son père, c'est l'individu qui s'isole en se concentrant dans son égoïsme et dans son orgueil. Cet homme ne saura Jamais commander, il ne saura qu'opprimer, parce qu'il n'a Jamais su obéir ; il porte avec impatience le joug du travail, il est jaloux de l'intelligence, il nie la science, il n'écoute Jamais les instructions que comme des outrages à son ignorance, et toute lumière le brûle au lieu de l'éclairer; il voudrait courber toutes les têtes sous le niveau de sa propre stupidité. S'il est empereur, il peut s'appeler Caligula, s'il est tueur de roi, il s'appellera Marat ou Fieschi.
Ce sont de pareils hommes qui nous font comprendre la valeur sociale du gendarme. C'est contre de pareils loups que les bergers du troupeau des hommes doivent lancer leurs chiens.

Tiré de 'Fables et symboles' avec leur explication, Eliphas Lévi