Académie métaphysique

 

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« Le "Jugement Dernier", ne peut, ne pourra se faire, QUE sur les paroles dites en tous les temps par les hommes et les responsables des diffusions qui ont conditionné le monde, au TEST du Testament du Christ qui l'a ré-digé au commencement pour qu'en Fin il s'ouvrit et con-Fonde toute la Dispersion, cette "Diaspora" "tra-issante" ou trahissante à travers l'Ordre Divin de Rassemblement. Qui, quelle religion, quelle académie, quelle initiation, s'est voulue assez large de coeur et d'esprit pour rassembler toutes les brebis égarées de la Maison d'Israël, c'est-à-dire, non pas le pays des juifs, mais la Maison de Dieu qu'est le Verbe par TOUT : IS-RA-EL : "l'Intelligence-Royale-de Dieu", contre laquelle l'homme doit "lutter", "l'emporter" (de la racine hébraïque sârôh), ce qu'est en vérité l'antique Iswara-El, cette "Agartha" invisible, enfouie dans les profondeurs de la "Terre", c'est-à-dire de l'Homme, dans ses ténèbres. »

André Bouguénec, Entretien avec l'homme, article Qui est Judas ?

 

 

 

Le mythe de Psyché - Encyclopédie théologique de l'Abbé Migne

PSYCHE, jeune beauté dont la légende offre une des compositions les plus gracieuses et en même temps les plus morales que nous ait laissées l'antiquité païenne.

Psyché était une jeune fille dont la rare beauté inspira une vive passion à l'Amour lui-même. Cupidon fit tous ses efforts pour l'épouser ; mais, par l'ordre d'un oracle que ses parents avaient consulté avant de la marier, Psyché fut exposée sur le bord d'un précipice où elle devait être la proie d'un monstre inconnu. La malheureuse s'attendait à périr lorsque Zéphir, par l'ordre de Cupidon, la transporta dans un palais somptueux où elle entendait des voix qui la charmaient assez pour enchaîner ses pas ; elle y était servie par des nymphes invisibles. Chaque nuit son amant venait la visiter au sein des ténèbres, et se retirait à la pointe du jour pour éviter d'en être aperçu, lui recommandant de ne point chercher à le voir. Mais Psyché, qui avait appris de l'oracle qu'elle aurait un époux immortel, plus malin qu'une vipère, portant partout la flamme et le feu, redoutable non-seulement à tous les dieux, mais aux enfers même, résolut d'éclaircir ses doutes et de satisfaire sa curiosité. Une nuit que cet amant mystérieux dormait à ses côtés, elle se leva adroitement, alluma la lampe, et vit à sa lueur, au lieu d'un monstre, Cupidon lui-même ; mais une goutte d'huile étant tombée sur la cuisse du dieu, il se réveilla, en reprochant à Psyché sa défiance, et s'envola pour ne plus revenir ; le palais s'évanouit en même temps. Psyché, au désespoir, voulut se tuer ; mais elle en fut empêchée par son amant invisible. Elle mit tout en œuvre pour le retrouver; elle importuna toutes les divinités de ses sollicitations; elle se hasarda même à recourir à Vénus, qu'elle savait irritée contre elle, de ce qu'elle avait eu la témérité de séduire son fils par ses charmes. C'est alors que l'amante infortunée fut soumise aux épreuves les plus rigoureuses.

L'habitude, l'une des femmes de Vénus, à laquelle Psyché avait eu recours, la traîna par les cheveux aux pieds de sa maîtresse. La déesse, non contente de s'être épuisée en paroles pour la maltraiter, la mit entre les mains de la Tristesse et de la Sollicitude, deux autres de ses femmes, qui firent de leur mieux pour satisfaire l'esprit vindicatif de leur maîtresse, et n'épargnèrent rien pour tourmenter leur captive. La déesse, pour assouvir sa rage, ajouta à tous ces mauvais traitements des travaux au-dessus des forces du sexe. Elle enjoignit à Psyché, de lui apporter un vase plein d'une eau noirâtre qui coulait d'une fontaine gardée par des dragons furieux ; d'aller dans des lieux inaccessibles chercher sur des moutons qui y passaient un flocon de laine dorée ; de séparer, dans un temps fort court, chaque espèce de grains d'un monceau où il s'en trouvait de toutes les sortes. Aidée d'un secours invisible, Psyché surmonta toutes ces difficultés et sortit triomphante de ces épreuves ; mais la plus pénible restait encore ; elle y aurait infailliblement succombé sans Cupidon. Vénus lui ordonna de descendre aux enfers, et d'engager de sa part Proserpine à mettre dans une boite une portion de sa beauté. Cet ordre jeta Psyché dans le plus grand embarras qu'elle eût jusqu'alors éprouvé. Elle ignorait et la route qu'elle devait prendre pour descendre au palais de Proserpine, et le moyen d'en obtenir la grâce qu'elle avait à lui demander. Pendant qu'elle agitait dans son imagination les divers expédients qu'elle pourrait mettre en œuvre, sans pouvoir se déterminer à aucun, une voix mystérieuse lui apprit tout à coup ce qu'elle avait à faire, avec la condition néanmoins de ne point ouvrir la boîte. Elle exécuta ponctuellement ce qui lui avait été inspiré ; mais la curiosité, et sans doute aussi l'envie de prendre pour elle un peu du trésor renfermé dans la boîte, la tentèrent : elle succomba, ouvrit la boîte, et saisie aussitôt d'une vapeur soporifique, elle tomba à terre tout endormie, sans pouvoir se relever. Cupidon, toujours surveillant, accourut, et de la pointe d'une de ses flèches la réveilla, fit rentrer dans la boîte la funeste vapeur, et la lui remit avec ordre de la porter à Vénus.

Cupidon, sans perdre de temps, s'envola à la cour de Jupiter, et le pria d'assembler les dieux. Le résultat de cette assemblée fut favorable à Psyché : il fut convenu que Vénus consentirait au mariage de son fils, et que Mercure enlèverait au ciel la princesse. Elle fut accueillie des dieux, et après avoir bu le nectar et l'ambroisie, elle fut gratifiée de l'immortalité. On célébra les noces ; Vénus même y dansa. Psyché eut de ce mariage une fille qui est la Volupté.

Il est difficile de croire que cette légende n'ait point une portée morale, quoique plusieurs, parmi les anciens et les modernes, aient abusé du sujet pour se donner le plaisir de faire des peintures lascives ; il est probable que les premiers auteurs de ce mythe célèbre ont voulu nous donner des leçons d'une haute portée ; mais ce sujet a reçu des interprétations fort diverses. Les uns y ont vu cette vérité morale, que le bonheur ne dure qu'autant que persévère l'illusion, et qu'il se dissipe dès que la vérité nous apparaît toute nue. D'autres y ont trouvé une conception psychologique ; Psyché en effet signifie l'âme, et cette fable serait l'emblème de la beauté de l'âme, de son union avec le corps, des épreuves qu'elle subit sur la terre, et de l'immortalité à laquelle elle est destinée. D'autres enfin ont voulu y voir la doctrine théosophique de l'union de l'âme avec Dieu, son impuissance à agir sans le secours divin, les peines et les combats auxquels on doit se soumettre pour parvenir à la possession de Dieu, enfin le bonheur éternel qui en est la conséquence.